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Art et Culture

22ème Edition Fespaco / Liste des œuvres cinématographiques
Publié le lundi 17 janvier 2011   |  Le Mandat




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Qui succèdera au réalisateur éthiopien Hailé Germa qui s’était distingué à l’unanimité en 2009 par l’Etalon du Yennenga? L’on le saura au terme de la 22ème édition du Fespaco, le petit Cannes des Africains.

Lancé en 1969 sous le nom de «Semaine du cinéma africain» à Ouagadougou, le Fespaco est devenu la plus grande rencontre cinématographique d’Afrique et vise notamment à favoriser la diffusion de toutes les œuvres du 7ème art continental. A l’instar de son alter ego tunisien, les Journées cinématographiques de Carthage, toutes deux impulsées par feu le grand homme de culture et de cinéma tunisien Tahar Cheriaâ, tous les deux ans, la capitale burkinabé invite, dans un tohu-bohu indescriptible, le meilleur de la production cinématographique du continent africain où il est question, durant plus d’une semaine d’échange, de voir des films africains, de discuter lors des conférences ou autour d’une table au fameux Hôtel international. Mais aussi de faire la fête lors de soirées spéciales placées sous le signe de l’amour du 7ème art, notamment du court
métrage comme ce fut le cas, il y a deux années. En plus d’accueillir des milliers de visiteurs, le festival réunit également les professionnels du secteur et organise des cycles de rencontres et de conférences autour des marchés cinématographiques. Elément nouveau: les organisateurs travaillent depuis quelques années sur des programmes à but non lucratif à destination des populations rurales. Le Fespaco c’est aussi des hommages, des colloques et expositions en tous genres. Notons que, sur une prévision de 300 films attendus, il a été enregistré 475 films au 31 octobre 2010, date officielle de la clôture des inscriptions. 28 pays africains entrent en compétition cette année, pour les différentes distinctions du palmarès du Fespaco dont on peut citer la
section compétition long métrage fiction, la section compétition court métrage fiction, la section compétition documentaire, la section compétition films de la diaspora, la section découvertes, sans parler de la sélection officielle TV et vidéo. La grande innovation est la compétition officielle des films des écoles de cinéma africain.

Il est bon de savoir que 18 longs métrages concourent pour le Prix de l’Etalon d’Or dont trois du Burkina avec Missa Hébié Sanou Kollo Bougnain. Outre le Burkina, aux côtés du Maroc (trois films), l’Afrique du Sud (deux films), l’Egypte (deux films), le Mali (deux films), le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Mozambique, le Bénin et le Tchad sont présents avec un seul film. L’Algérie sera également de la partie et sera représentée par deux longs métrages. Le film musical Esaâha de Dahmane Ouzid fera partie de la compétition officielle. Ce film a été le récipiendaire au mois de décembre dernier du Prix d’interprétation collective masculine ainsi que féminine, une façon d’encourager ces jeunes comédiens dont beaucoup sont des débutants, lesquels se sont illustrés
dans ce film au relent socioculturel.

L’Algérie dame le pion

Dans la catégorie des courts métrages, l’Algérie sera représentée par deux cinéastes. Il s’agit d’Abdenour Zahzah avec le court métrage Garagouz et de Yanis Koussim avec Khouya. Produit par Leith Médias, Garagouz avait obtenu plusieurs Prix jusqu’à présent dont celui du meilleur court métrage au Festival du film arabe d’Oran, en décembre dernier. Il relate l’histoire d’un marionnettiste sillonnant les routes avec son fils qu’il initie au métier pour aller à la rencontre de son jeune public. Une parabole sur le pouvoir du savoir sur l’ignorance et l’obscurantisme. Produit par MD Ciné, le film de Yanis Koussim, lui aussi primé de nombreuses fois dans le monde, retrace le quotidien de trois sœurs martyrisées par leur frère unique sous le regard de leur mère.

Khouya est pour info, le seul film algérien, sélectionné cette année au prestigieux Festival du court métrage

de Clermont-Ferrand. Côté documentaire, on retrouve Mohamed Lakhdar Tati (Joue là à l’ombre) dans un nouveau documentaire au titre toujours aussi intriguant Dans le silence, je sens rouler la terre. Le réalisateur pose sa caméra à Djelfa où un camp du 20ème siècle accueillait les Républicains espagnols qui avaient combattu Franco et se sont vu exilés de force. Comme on le voit, la situation postélectorale pourrait être la raison du faible taux de production des œuvres cinématographiques ivoiriennes.

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