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Crise ivoirienne/Oscar Lognon (champion de jeu de dames) - «Il n’y a qu’un Président ivoirien, Gbagbo»
Publié le mardi 18 janvier 2011   |  Le Temps




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Des partisans du Président Laurent Gbagbo ont défilé, samedi, dans les rues de Nantes à l’appel de l’association Regards croisés. Ils ont scandé des slogans de soutien à Laurent Gbagbo et aux Institutions du pays. En déplacement professionnel, le Luminais Oscar Lognon n’a pu se joindre à ce mouvement que soutient le Franco-Ivoirien. Le champion de jeu de Dames, arrivé en France en 1999, a choisi son camp.

Que pensez-vous de ce qui se passe dans le pays où vous avez grandi ?
C’est triste. J’ai même honte. Il y a une énorme désinformation autour de ce qui se passe en Côte d’Ivoire. On parle de machination, de dictature… C’est n’importe quoi. Pour moi, il n’y a qu’un Président : c’est Laurent Gbagbo. Cela a été validé par le Conseil constitutionnel. S’il n’avait pas gagné les élections, il serait parti. Il les a gagnées, il reste. C’est le camp Ouattara qui a triché, notamment dans le Nord. C’est lui qui est le père de la rébellion qui a endeuillé les enfants de la Côte d’Ivoire et qui a été à la base de la partition en deux du pays. Aujourd’hui, c’est lui qui a les projecteurs des médias, que l’on défend dans le monde entier. Or, c’est lui qui a commis des violences lors d’une marche pacifique en tirant sur des gendarmes, il y a quelques jours. Je suis écœuré.

En France, vous savez que votre opinion va à contrecourant…
C’est ça qui est le plus triste. J’en veux aux médias qui donnent la parole principalement aux pro-Ouattara, qui ne sont pas objectifs dans leurs reportages en disant que le méchant, c’est Gbagbo. Or, j’invite tous ceux qui le veulent à faire des recherches sur Internet et à mieux comprendre les choses, qui sont plus compliquées que l’on croit, pour bien se rendre compte de la situation. J’en veux aussi aux politiques qui s’ingèrent dans la politique de notre pays en donnant le vainqueur des élections. On veut nous imposer un Président. En ferait-on de même, dans le cas inverse ? Et puis, tout est amplifié. On en fait beaucoup plus de bruit qu’en Côte d’Ivoire. En fait, ce qui déplaît aux hommes politiques français, c’est que Gbagbo est un nationaliste, qui ne traite pas beaucoup avec l’Occident. Depuis son arrivée en 2000, c’est ainsi. Ajoutez à cela, des intérêts énormes comme le gaz et le pétrole qui abondent dans ce pays et vous comprenez aussi pourquoi la communauté internationale soutient Ouattara.

Qu’est-ce qui vous pousse à défendre Laurent Gbagbo ?
N’habitant plus là-bas, je pense être objectif. D’entrée de jeu, Laurent Gbagbo est celui qui connaît le mieux tous les Ivoiriens. Il est le produit de la diversité ivoirienne. Sur le plan international, il a redonné de la puissance au pays. C’est le Président qui a permis la liberté d’expression dans le pays. N’oublions pas que les hommes politiques étaient jetés en prison lorsqu’Alassane Ouattara était Premier ministre, de 1990 à 1993. Laurent Gbagbo a déjà donné des signaux forts en ce qui concerne la lutte contre la corruption et le tribalisme. Il a également parlementé avec les rebelles pour que le pays soit plus calme, alors que ceux-ci avaient tenté un putsch en 2002. Sur le plan social, les Ivoiriens ont vu des avancées avec la revalorisation des personnes handicapées qui a abouti à l’intégration de 300 handicapés dans la fonction publique. C’est un démocrate.

Vous l’avez déjà rencontré, je crois ?
Oui. J’ai été reçu en 2007 après mon titre de champion de France de jeu de Dames. Je trouvais que ce sacre manquait de reconnaissance et je voulais promouvoir ma discipline, c’est pourquoi, j’ai proposé qu’on se rencontre. Je sais qu’il aime bien ce jeu. Il m’a dit OK. J’étais fier. Il m’a reçu lors des championnats du Monde au Sénégal, la même année.

Comment voyez-vous la suite ?
En homme de paix, Laurent Gbagbo a proposé une rencontre avec Alassane Ouattara, une main tendue qu’il a refusée. L’important, est aujourd’hui, de trouver une solution à ce conflit, sans bafouer les lois.

De Sèvre et Maine
(Hebdo français)




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