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Crise post-electorale/ Laurent Dona Fologo aux ivoiriens : «C’est un combat décisif»
Publié le lundi 24 janvier 2011   |  Le Temps




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Le Grand Nord n’est pas le bien exclusif d’un individu et ses populations doivent se sentir concernées par le combat de la dignité de la Côte d’Ivoire. C’est ce qui ressort de la rencontre entre les élus, les ministres et les Présidents d’Institutions de la partie septentrionale du pays.

La crise post-électorale perdure, charriant son lot de violences et de morts. Le citoyen moyen n’a pas une claire lisibilité des contours du lynchage fait à la Côte d’Ivoire. Le Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd), groupement politique auquel s’adosse Laurent Gbagbo a décidé d’entreprendre une tournée d’explications dans les dix (10) communes d’Abidjan. C’est dans ce cadre qu’élus, ministres, Présidents d’Institutions étaient face aux populations originaires de cette partie du pays le week-end dernier, au Conseil économique et social, au Plateau. «Nous sommes venus vous expliquer les raisons de ces troubles (ndlr, post-électoraux), et au besoin, recueillir vos avis » a, ainsi planté le décor le ministre de la Communication, Ouattara Gnonzié.

Dans un exercice pédagogique, le Président de l’Institution hôte, Augustin Dona Fologo, a livré à son auditoire le film de la crise post-électorale. Avant de conclure : «Nous ne comprenons pas le débat qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Cela signifie que depuis longtemps, avant l’élection, les tenants de la Françafrique, les milieux financiers, les milieux économiques qui veulent mettre la main sur la Côte d’Ivoire savaient qui allait être le Président de la République. Avec les réseaux qu’ils ont, en moins d’une heure le monde entier est informé qu’il y a un nouveau Président en Côte d’Ivoire. C’est un film, un vrai western». Face à cette situation, il a appelé les Ivoiriens à ne pas céder au fatalisme, non sans brocarder le Rhdp : «Ceux qui sont au Golf se sont vendus à la France. 50 ans après les indépendances. Il faut s’organiser pour faire face à cette violence. Nous ne pouvons pas accepter que nos enfants meurent gratuitement. Je reçois tout à l’heure des journalistes nigérians qui veulent comprendre l’activisme de leur président. Il faut que le monde entier comprenne ce qui se passe.

C’est un combat décisif. Ce n’est pas le combat de Gbagbo. J’ai dit au Président Gbagbo que s’il avait vécu au temps de Lumumba, il était déjà mort. Aujourd’hui, c’est un peu plus difficile de tuer les Africains de cette manière-là. C’est pourquoi, ils poussent les Africains à être au-devant des choses». Le disciple d’Houphouët, les mots sont de lui, demande un minimum d’égard pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire. «Si on n’est pas indépendant, qu’on nous dise la vérité, on va recommencer la lutte», a-t-il questionné. D’un air sérieux, il a invité ses parents à revendiquer leur appartenance au Nord de la Côte d’Ivoire. «Nous ne voulons pas qu’on dise que le Grand Nord est la propriété de qui que ce soit. Le Grand Nord est une partie intégrante de la Côte d’Ivoire», a-t-il martelé.

Tché Bi Tché
zanbi05641405@yahoo.fr


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