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Les effets de la crise ivoiriennes déjà perceptibles
Publié le lundi 24 janvier 2011   |  L'Inter




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La capitale malienne, Bamako, a été le centre de toutes les attentions le week-end dernier du samedi 22 janvier 2011. Les huit pays membres de l'UEMOA, y compris la Côte d'Ivoire se sont penchés pendant cinq heures (de 13 h à 18 h), dans un huis clos, sur la crise ivoirienne post-électorale et ses incidences sur les économies de la sous-région. Avant le huit clos, la cérémonie d'ouverture du Sommet, qui a accusé un grand retard (prévu initialement pour 10H), s'est déroulée à partir de 12 heures dans la salle Géli Baba Sissoko, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Elle a enregistré deux allocutions. Celle du président du Conseil des ministres de l'UEMOA, José Mario Vaz, également ministre des Finances de la Guinée-Bissau et celle du président en exercice de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union, Amadou Toumani Touré, président du Mali. Le président José Mario Vaz a présenté un tableau plutôt sombre de l'impact de la crise ivoirienne sur l'Union. «La crise politique en Côte d'Ivoire, consécutive au résultat du second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010, a d'importantes répercussions sur le fonctionnement de l'Union ainsi que sur la situation économique, monétaire et financière», a affirmé le ministre Vaz. Il a souligné que cette crise devrait également affecter ''la situation sociale et humanitaire dans l'Union et dans les pays voisins''. Pour l'année 2010, le président Vaz a mentionné que l'impact de la crise sera limité. «Le taux de croissance économique de l'Union devrait rester conforme aux prévisions effectuées avant la crise en se situant autour de 4,0% contre 2,8% en 2009», a-t-il indiqué. Une performance qui, a-t-il dit, proviendrait principalement de la bonne tenue de la production agricole et du secteur minier, du dynamisme des BTP (Bâtiments, travaux, publics) et de la bonne orientation des cours mondiaux des matières premières exportées par les pays de l'Union. «Par contre, en 2011, les effets de la crise pourraient ressortir significatifs», a déploré le ministre qui a dénoncé la montée en puissance de l'insécurité. Toute chose qui, a-t-il fait remarquer, a pour conséquence une perturbation des circuits économiques et financiers et un ralentissement des échanges de biens et services aussi bien à l'intérieur de la Côte d'Ivoire qu'avec les autres Etats membres de l'Union.

Le Trésor ivoirien en difficulté

Au niveau du marché monétaire et du système bancaire, le président du Conseil des ministres de l'UEMOA a relevé des perturbations sur le marché de la dette publique où le Trésor ivoirien n'arrive plus à faire face à ses engagements. La BCEAO a, de l'avis du président Vaz, en accord avec le ministre ivoirien chargé des Finances et le Conseil des ministres de l'Union, mis en place un ''mécanisme pour renouveler les titres publics échus de l'Etat de Côte d'Ivoire''. Au niveau du marché financier régional, des entreprises et l'Etat de Côte d'Ivoire ont des engagements importants, dont ''une bonne partie arrive à échéance en 2011. Le non respect de ces engagements pourrait affecter la confiance des investisseurs dans le marché'', a prévenu le président du Conseil des ministres de l'UEMOA. Malgré le tableau décrit par le président du Conseil des ministres de l'Union, le président en exercice de la Conférence des Chefs d'Etat et de
gouvernement de l'UEMOA, le président Amadou Toumani Touré a affiché un optimisme sur des perspectives de croissance de l'Union. «Les prévisions tablent sur un taux de croissance de 4,5% de l'économie de notre Union en 2011. Toutefois, l'évolution des prix, notamment des denrées alimentaires, devrait continuer à retenir notre attention et faire l'objet d'une surveillance particulière, compte tenu des variations souvent rapides de ces prix et de leur impact négatif sur nos populations», a indiqué le président malien qui a déclaré ouvert la 15ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA. 12H23, fin de la cérémonie d'ouverture et séance photo des Chefs d'Etat, de leurs représentants et des présidents des Institutions de l'Union. Puis, place maintenant au huis-clos qui a démarré à 13H. Sans marquer de pause pour le déjeuner, les Chefs d'Etat de l'Union et leurs représentants ont travaillé d'arrache-pied des heures durant. L'attente devenait longue lorsque le président Blaise Compaoré, du Burkina Faso, est sorti de la salle à 16H44. Les tentatives pour lui arracher quelques mots sont restées vaines. L'ancien médiateur de la crise ivoirienne est monté dans son véhicule pour prendre la direction de l'aéroport international Bamako Senou. Les commentaires ont commencé à aller bon train, quant à des positions divergentes des Chefs d'Etat et de gouvernement sur des décisions relativement à la Côte d'Ivoire. Des rumeurs qui ont été confortées par le départ également du président Sénégalais, Abdoulaye Wade, à 17H45. Ce dernier n'a non plus pas donné de son sur le huis clos et a pris également la direction de l'aéroport. Cette fois-ci, il était clair pour l'ensemble des médias venus couvrir l'événement que la Conférence n'avait pas réussi à obtenir de position consensuelle sur le dossier ivoirien. «On est parti pour le report du Sommet», a balancé un journaliste malien. Il n'aura pas terminé ses propos qu'à 17H56, la presse est invitée à rentrer dans la salle du huis-clos où a été délivrée la déclaration finale qui a sanctionné le Sommet, mettant ainsi un terme aux nombreuses rumeurs qui avaient couru un peu plus tôt. Le Sommet prendra fin à 18H avec le mot de clôture prononcé par le président sortant de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement, Amadou Toumani Touré. A la sortie de la salle, le gouverneur de la BCEAO, Philippe-Henri Dacoury-Tabley a également fait une déclaration pour expliquer sa démission. Le premier ministre du gouvernement Ouattara, Guillaume Soro, animera, quant à lui, une conférence de presse à partir de 19H34 à son hôtel pour donner sa position. Un cocktail a mis définitivement fin à cette rencontre.

Irène BATH (Envoyée spéciale à Bamako)


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