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Politique

Guillaume Soro face à la presse, après le 15ème sommet des chefs d`Etats de l`Uemoa : “L’intervention de l’Ecomog en Sierra Leone a mis fin aux bras coupés”
Publié le lundi 24 janvier 2011   |  Le Nouveau Réveil




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La salle de conférence de l'hôtel de l'Amitié sis au premier étage a refusé du monde samedi 22 janvier dernier. Entouré d'une forte délégation composée du Ministre de l'Education Nationale, Mme Kandia Camara, de Dr Albert Mabry Toikeuse, porte-parole du RHDP, de Charles Diby, Ministre des Finances, et le Général Gueu Michel, le Premier Ministre Guillaume Soro a une fois de plus surpris plus d'un face aux questions des confrères relatives à la crise ivoirienne. Surtout l'intervention militaire qui est plus qu'imminente.

" Laurent Gbagbo sait qu'il a perdu les élections… "

Comme d'habitude, Soro, un habitué du Mali, a salué la bravoure, l'hospitalité malienne avec qui, la Côte d'Ivoire partage les mêmes valeurs parce que le peuple s'est mobilisé. "Je sais que vous êtes attentif à ce qui se passe chez nous ". Après avoir planté ce décor, le Premier ministre Soro a déploré le fait que durant trois ans, son gouvernement s'est attelé à résoudre trois problèmes fondamentaux : - le problème de l'identité (donc de l'ivoirité) ; la question de la démocratie qui devait être sanctionnée par une élection démocratique et transparente et la problématique de l'Armée qui a vu les éléments des Forces nouvelles intégrées et reconnues. " Je suis satisfait d'avoir emmené tous les Ivoiriens aux élections. Ils ont répondu avec 84% (au premier tour) et (81% au second tour). Notre peuple avait envie d'élection, une soif de démocratie, donc de changement ". Et Soro de déplorer la mauvaise foi de certains acteurs politiques. Les mauvais perdants qui veulent confisquer le pouvoir. " En tout cas, le 28 novembre dernier, le peuple ivoirien a élu avec 81%, ADO ".

A la question de savoir pourquoi a-t-il accepté d'être le Premier Ministre d'ADO ? Soro martèle en ces termes : " Cela n'était pas prévu. C'est un poste qui devait revenir à un cadre du PDCI. J'ai accepté ce poste car je ne veux pas me cacher devant une prétendue neutralité pour assassiner la démocratie dans mon pays, voire participer au vol de la victoire des ivoiriens parce que je risque de m'engager dans une voie sans issue avec Laurent Gbagbo. Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours tenu un langage de vérité à Laurent Gbagbo qui concorde avec ma foi religieuse, mon éthique tout court. C'est convaincu qu'ADO et moi sommes sur la bonne voie que j'ai acceptée le poste de Premier Ministre grâce à une victoire sans aucune ombre. (Applaudissements nourris) ". Aussi le Premier ministre Soro se réjouit que " le monde entier (ONU, UA, CEDEAO, UEMOA….), ait choisi la voie de la vérité. Je dis non à une présidence à vie. Et ce n'est pas un petit Conseil constitutionnel qui pourra faire ombrage à cela. L'enjeu dépasse la Côte d'Ivoire. J'ai donc choisi la voie de la démocratie au lieu de celle de l'arbitraire. Si en 1990, c'était le vent du multipartisme, maintenant, c'est celui de la démocratie. Tous les démocrates épris de paix et de justice sont interpellés. Le soutien des frères du Mali à soutenir cette cause est trop significatif. Soutenir la démocratie, c'est combattre la pauvreté ".

Et lorsqu'un confrère demande à Soro en acceptant d'être le Premier ministre d'ADO n'a-t-il pas échoué ?

" J'ai réussi mon combat… "

Il répond sans sourciller : " Non ! Nous nous sommes battus depuis trois années à régler le problème de l'identité, de la démocratie et l'Armée. En réalité, ce n'est pas l'élection qui est en cause car tous les observateurs (CEDEAO, ONU, UA, Centre Jimmy Carter…) ont reconnu la transparence du scrutin qui est devenu un vrai modèle. Pour moi, j'ai réussi mon combat. Donc mission bien accomplie. La crise actuelle est un déni de démocratie comme partout sur le continent lorsque les gens vont aux élections et qu'ils perdent, se mettent à créer le désordre. Laurent Gbagbo sait qu'il a perdu les élections puisque le 1er décembre dernier, je suis allé le lui dire malgré tous les risques que j'encourais sans oublier que j'avais toutes les tendances.

(Applaudissements). Vous savez, il y a trois forces politiques en Côte d'Ivoire : PDCI, RDR et FPI. Il se trouve que deux sont ensemble. En vérité, si Laurent Gbagbo avait accepté de reconnaître la victoire d'ADO, il sortait grandi et devenait le père de la démocratie. Hélas, il a raté le coach ! ".

Pour Soro, Laurent Gbagbo par son entêtement crée une situation d'insécurité pour laquelle plus de 300 ivoiriens ont déjà trouvé la mort avec plus de 20 000 réfugiés dans les pays voisins. "

Qu'est-ce qu'il laisse comme héritage à ses enfants ? Arrêtons les manœuvres ! Laurent a tort de confisquer le pouvoir pourtant il pouvait imiter Kérékou ( au Bénin) ou Abdou Diouf ( au Sénégal).

C'est un Président reclus dans son palais. Je ne suis pas un plaisantin qu'ils arrêtent leurs mensonges ! ADO est le seul vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre ", explique le Premier ministre.

Les mesures prises par les Chefs d'Etat

Le Premier ministre est plus que satisfait. " Elles sont légitimes. Le Président ADO proposera très bientôt un nom au poste de gouverneur de la BCEAO afin de s'assurer de la maîtrise des finances de notre pays ".

Protéger aussi les Ivoiriens de l'extérieur

Evoquant le cas des Ivoiriens qui sont persécutés par Laurent Gbagbo et ses partisans, le Premier ministre Soro a précisé que des mesures d'ensemble de concert avec les autres Etats sont en cours afin de mettre fin à ces situations.

Parlant des mots d'ordre de désobéissance civiques que son gouvernement ne cesse de donner, le Premier ministre Soro " regrette que les enlèvements et assassinats sommaires de paisibles citoyens n'entament sur nos citoyens. Ce qui est sûr et certain, le peuple résistera ".

L'intervention militaire se justifie…

Pour Soro, c'est la dernière solution. " Il s'agit pour la CEDEAO d'instaurer la démocratie par la force légitime. Elle n'a pas besoin du feu vert de qui que ce soit. Il suffit pour elle d'appliquer ses textes suivant " l'article 56 qui demande de recourir à la force légitime au cas où la stabilité de la sous région est menacée avec violation des droits de l'homme". Pour l'orateur, " depuis dix années, les Ivoiriens souffrent de cette déni de démocratie. Donc l'option militaire se justifie. Certes tout vaut mieux qu'une guerre. Mais si la CEDEAO n'intervient pas, les Ivoiriens ne sont plus d'accord avec l'arbitraire. L'intervention militaire fera l'économie de vies humaines. Voyez-vous en Sierra Leone, l’intervention militaire a mis fin aux bras coupés. Il est temps qu'on mette fin à l'arbitraire dans notre pays où les gens n'ont pas le droit d'avoir une autre nationalité sans que vous soyez étiquetés, voir menacés. Ainsi les communautés ouest-africaines sont prises en otages. Ceci n'est pas acceptable. Il faut mettre fin à la haine, à la méchanceté car la Côte d'Ivoire est une terre de riche diversité et d'hospitalité. La démocratie donne le libre choix à chaque citoyen de s'installer chez nous, terre de rassemblement. Nous œuvrons aux raffermissements des relations avec les autres pays voisins ".

Bokari DICKO,
correspondance particulière à Bamako


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