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Politique

Fausse polémique sur l’ingérence : Pourquoi la communauté internationale doit sauver la Côte d’Ivoire
Publié le mardi 25 janvier 2011   |  Le Patriote




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Elle a le dos large. Depuis un certain temps, elle fait l’objet d’attaques en règle de la part du clan présidentiel. Les partisans de la Refondation n’hésitent point à l’accuser d’être à la base de la crise postélectorale que vit la Côte d’Ivoire depuis la présidentielle de novembre 2010. Pourtant, la communauté internationale, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, ne s’est pas invitée d’elle-même dans le conflit ivoirien. C’est bel et bien un certain Laurent Gbagbo qui, dès l’éclatement de la crise en 2002 lui a fait appel. C’est ainsi que l’on a suivi successivement les nombreux accords de paix inter ivoiriens signés dans les capitales tant africaines qu’européennes. De Lomé à Ouagadougou en passant par Marcoussis, Accra, Pretoria, Bamako, Dakar, les tentatives de résolution du conflit sont passées dans de nombreux pays. Sur le plan militaire, les observateurs de la scène politique ivoirienne ont tout aussi suivi les péripéties des différentes missions de paix. Au départ, les militaires africains étaient placés sous la Mission de la CEDEAO en Côte d’Ivoire (MICECI). Puis elle est devenue la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire avant de d’être connue aujourd’hui sous le vocable d’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). En outre, la fin de la crise étant l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes, Guillaume Soro, alors secrétaire général de l’ex-rébellion a, comme il l’a dit dans une interview parue dans la presse privée, exigé et obtenu la création d’un poste de Haut représentant spécial des Nations unies en charge des élections. Ce poste a été crée en avril 2006 par la résolution 1633 des Nations Unies. Se sont succédé à ce poste, le Portugais Antonio Monteiro et le Suédois Gérard Studmann. Il a fallu attendre la signature de l’Accord politique de Ouagadougou (APO) le 4 mars 2007 pour que ce poste soit supprimé et que l’organisation des élections soit confiée à la Commission électorale indépendante (CEI). Tout ce rappel pour montrer à quel point la communauté internationale s’est fortement impliquée dans la résolution de la crise. Le point commun de tous ces accords et de la présence de la communauté internationale, c’est qu’elle a été demandée par Gbagbo. C’est grâce à son engagement que la crise a été résolue. Dieu seul sait comment elle s’est investie dans la recherche de la paix en Côte d’Ivoire depuis près d’une décennie. Durant tout ce temps, les partisans de Gbagbo qui la critiquent maintenant, n’avaient pas trouvé à redire. Il a fallu qu’elle cautionne une intervention militaire pour que les mêmes qui l’adulaient il y a juste quelques semaines, la voue aux gémonies. Et accusée de s’ingérer dans la crise ivoirienne. Pourtant cette communauté internationale a toutes les raisons de ‘’s’ingérer dans les affaires ivoiriennes’’. Elle a englouti dans la résolution de la crise, de colossaux moyens financiers, humains, logistiques et matériels pour qu’enfin, les Ivoiriens s’offrent des élections transparentes et saluées par tout le monde entier. Mais dont les résultats sont contestés par un seul individu et son clan. En tout état de cause, la communauté internationale ne se laissera pas faire. A juste titre d’ailleurs.

Yves M. Abiet


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