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Crise post-électorale - Les secrets de l`alliance entre Gbagbo et Dos Santos - Comment s`est forgé l`axe Abidjan-Luanda
Publié le mercredi 26 janvier 2011   |  L'Inter


Angola
© Autre presse par DR


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Depuis le début de la crise post-électorale en Côte d`Ivoire, le 3 décembre dernier, s`il se trouve un soutien qui n`a pas encore fait défaut au camp du Président Laurent Gbagbo, c`est bien le soutien de l`Angola et de son Président Eduardo Dos Santos. Tout récemment encore, recevant les vœux du corps diplomatique accrédité dans son pays, le Chef de l`État angolais avait réaffirmé publiquement que le Président Laurent Gbagbo continue d’être Président de la République de Côte d`Ivoire en attendant de nouvelles élections, et avait dénoncé par la même occasion la partialité de la communauté internationale dans le traitement de la crise post-électorale qui s`était installée en Côte d`Ivoire aux lendemains du 2nd tour de la Présidentielle. Mieux, devant les menaces d`intervention militaire de la part de la Communauté Économique Des États de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO), l`Angola a décidé de sortir l`artillerie lourde pour venir en aide au «frère» Gbagbo injustement combattu. Mais qu`est-ce qui fonde cette alliance entre les Présidents Laurent Gbagbo et Eduardo Dos Santos? Qu`est-ce qui lie tant les deux hommes d`État ? Comment s`est forgé l`axe Abidjan-Luanda pour qu`il soit aussi actif aujourd`hui? Il faut tout d`abord rappeler que la Côte d`Ivoire et l`Angola sont deux pays qui ont été constamment présents, l`un dans l`histoire de l`autre et ce, depuis la 2è moitié des années 1970. Quand le «général» Jonas Savimbi crée sa rébellion militaire de l`Union Nationale pour l`Indépendance Totale de l`Angola (UNITA) en 1975, pour lutter contre le régime marxiste du Mouvement Populaire pour la Libération de l`Angola (MPLA, actuellement au pouvoir à Luanda), c`est auprès de feu le Président Félix Houphouët-Boigny que celui-ci trouve appui politique et diplomatique, soutien matériel et logistique, et surtout protection. Cette aide ouverte et directe que le 1er Président de la République de Côte d`Ivoire a apporté à l`UNITA, alors que c`était une rébellion armée, fera apparaître la Côte d`Ivoire comme le 1er partenaire stratégique de Jonas Savimbi en Afrique. Longtemps, Abidjan sera vu comme le «sanctuaire» de l`ex-rébellion armée angolaise, la base de repli de ses hommes après les intenses combats à Luanda, et surtout le centre de formation de ses futurs cadres qui fréquentaient l`université et les grandes écoles ivoiriennes. En 1993, meurt «Le Vieux». Son successeur à la tête de l`État, le Président Henri Konan Bédié, ne sera pas aussi actif que son prédécesseur dans l`aide à apporter à l`UNITA. Quand celui-ci est renversé, fin 1999, par un coup d`État militaire, et que le régime de la Refondation accède au pouvoir en octobre 2000, l`une des premières choses que fera le nouveau Président élu Laurent Gbagbo, c`est de démanteler la base ivoirienne de l’UNITA. Ce démantèlement passera par le retrait des passeports de services et autres passeports diplomatiques que la Côte d`Ivoire de feu Houphouët-Boigny avait gracieusement remis aux dignitaires de l`UNITA pour faciliter leurs déplacements à travers le monde. Mieux, le régime du Président Gbagbo remettra au Président Eduardo Dos Santos tous les documents stratégiques de l’UNITA qui étaient gardés sur le sol ivoirien depuis le temps d’Houphouët-Boigny. C`est de là que va se forger l`axe Abidjan-Luanda. En 2002, Jonas Savimbi est tué en Angola dans une embuscade militaire à lui tendue par les forces régulières angolaises. Après sa mort, une délégation de haut niveau du MPLA et de l`appareil d`État angolais viendra à Abidjan pour «saluer» le Chef de l`État ivoirien, car sans le savoir ou sans le vouloir, Gbagbo venait d`aider à mettre fin à 27 ans de guerre civile dans ce pays. Dès cet instant, l`axe Abidjan-Luanda se renforce considérablement. Les deux hommes d`État, Laurent Gbagbo et Eduardo Dos Santos, se sentent des points communs. L`un, Gbagbo, est arrivé au pouvoir en Côte d`Ivoire dans des «conditions calamiteuses» et se retrouve confronté, 2 ans après son accession au pouvoir, à une rébellion armée, celle des Forces Nouvelles de Guillaume Kigbafory Soro. L`autre, Dos Santos, est au pouvoir depuis 1979 en Angola. 32 ans de règne dont près de 25 ans passés dans un contexte de guerre civile avec l`UNITA. Il connaît les arcanes des pouvoirs en Afrique, même s`il n`est pas connu pour avoir beaucoup de ses pairs comme amis. Idem pour Laurent Gbagbo qui ne peut se targuer d`être ami avec bon nombre de ses pairs Chefs d`État. Les deux hommes ont donc beaucoup à partager. Et ils le feront, puisque mi-2006, le Vice-Premier ministre angolais en charge du Ministère de la Défense vient en Côte d`Ivoire pour une visite de 4 jours au cours desquels il rencontre le Commandement général des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d`Ivoire et les pontes du régime de la Refondation. Avant son départ, il signe un «Accord de Défense» entre l`Angola et la Côte d`Ivoire. La suite, on la connaît. Dans la situation d`intervention armée de la CEDEAO en Côte d`Ivoire, l`Angola a réactivé son «Accord de Défense». Du matériel lourd a été déjà acheminé à Abidjan, les hommes vont suivre...

JMK AHOUSSOU


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