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Gestion de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire / L’Ouganda et la Guinée équatoriale désavouent l’Onu et la France
Publié le mercredi 26 janvier 2011   |  Notre Voie


Ouganda
© AFP par DR
Dimanche 25 juillet 2010. Kampala (Ouganda). Photo: Le président ougandais Yoweri Museveni a appelé l`Union africaine à "chasser d`Afrique" les "terroristes" islamistes, à l`ouverture d`un sommet de l`organisation continentale qui doit décider l`envoi de troupes supplémentaires en Somalie.


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A quelques jours du sommet de l’Union africaine qui devrait débattre du problème ivoirien, de plus en plus de voix s’élèvent pour condamner la façon cavalière dont les Nations unies et la communauté internationale gèrent la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Ainsi, après le président sud-africain Jacob Zuma, c’est au tour des présidents ougandais Yoweri Museveni et équato-guinéen Teodoro Obiang N’Guema, de prendre position.

Le lundi dernier, 24 janvier, la présidence ougandaise a déclaré à la presse que le président Yoweri Museveni jugeait trop «simpliste» l’approche des Nations unies consistant à reconnaître Alassane Ouattara comme vainqueur de la présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Tout en appelant l’Union africaine à mettre en place une commission d’enquête indépendante qui aura pour mission de déterminer les raisons pour lesquelles le processus électoral ivoirien a généré autant divergences. «Il y a nécessité d’une approche sérieuse impliquant une enquête sur le processus électoral y compris l’inscription des électeurs et qui a voté», a déclaré M. Tamale Mirundi, porte-parole de la présidence ougandaise. «Il devrait y avoir une enquête et non déclarer qui a gagné. Non, non et non !», a insisté M. Museveni cité par son porte-parole.

«En cela, la position de l’Ouganda sur la situation en Côte d’Ivoire, se démarque de celle de l’ONU et de la communauté internationale», a poursuivi M. Tamale. «Si les élections sont contestées, vous ne devez pas déclarer un candidat vainqueur. Vous devez plutôt mener des investigations pour voir ce qui n’a pas marché», a estimé le porte-parole.

M. Tamale a tenu ces propos peu après une visite que M. Museveni a rendu à son homologue sud-africain, Jacob Zuma, le vendredi dernier. Selon M. Tamalé, M. Museveni et son hôte Zuma se sont mis d’accord pour promouvoir une position indépendante du continent africain à propos de la crise ivoirienne. «Les deux dirigeants condamnent ce qu’ils considèrent comme une approche simpliste de la communauté internationale pour régler le problème ivoirien», a indiqué sous le couvert de l’anonymat, un officiel proche des discussions en Afrique du Sud.
Le porte-parole de la présidence ougandaise a déclaré que Museveni et Zuma préféreraient une option alternative, du fait que «chaque pays est doté d’une Constitution et d’un cadre permettant de résoudre les problèmes internes».

«Il ne revient donc pas à l’Onu ou à la communauté internationale de reconnaître celui-ci ou celui-là comme vainqueur, il faut une enquête», a insisté M. Tamale.

Dans le même ordre d’idée, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, va proposer la création d’une «Commission spéciale sur le règlement» de la crise ivoirienne privilégiant «une solution pacifique» au prochain sommet de l’Union africaine, selon Juan Noël Nsue Ondo, directeur général et conseiller en matière de politique à la présidence équato-guinéenne. Le président Obiang N’Guema, selon ce même conseiller, a 100% de chance d’être désigné président de l’Union africaine au prochain sommet. «Comme président de Guinée équatoriale et futur président de l’UA, (il) privilégie la solution pacifique et négociée à tous les conflits en Afrique. Le règlement pacifique et négocié est la voie qu’il entend d’ailleurs privilégier pour la paix et la stabilité sur le continent», a ajouté Juan NoëlNsue Ondo cité par l’agence France Presse (AFP).

Ces deux prises de position ajoutées aux nombreuses autres déjà connues, notamment celles du Bénin, de la Libye, du Ghana, de la Gambie, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, et même de la Russie et de la Chine montrent bien que l’intransigeance des Nations unies et de l’Union européenne n’est pas partagée par le monde entier.

Augustin Kouyo
augustin@yahoo.fr


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