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Politique

A la Une : à quand la sortie de crise en Côte d’Ivoire et en Tunisie ?
Publié le mercredi 26 janvier 2011   |  RFI


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© Reuters par DR
le président de l`Union africaine M.Bingu wa Mutharika rencontre le président Gbagbo Laurent


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Deux mois de blocage politique en Côte d’Ivoire et toujours aucune solution en vue… Le Sommet des Chefs d’Etats de l’Union africaine dimanche et lundi prochain en Ethiopie va-t-il changer la donne ? Quelles décisions peuvent être prises ? L’Intelligent à Abidjan tente d’apporter des éléments de réponse : malgré l’échec de ses multiples médiations, « l’Union Africaine (…) ne semble pas désespérer pour autant, affirme le quotidien ivoirien. Ce mardi , le président de l’UA, en la personne de Binga Wa Mutharika s’est lui-même rendu à Abidjan pour prendre le pouls de la situation et mieux s’imprégner de ce qui s’y passe réellement. Mais la question que bon nombre d’observateurs de la scène politique ivoirienne se posent, relève L’Intelligent, est de savoir si le président de l’UA vient pour entamer une autre médiation (…) ou trancher dans le vif en invitant Laurent Gbagbo à +respecter la volonté du peuple et à `céder le pouvoir` à Alassane Ouattara. »

Du coup, s’interroge également L’Intelligent, « partagée entre le règlement `pacifique` et la `force légitime`, que décidera cette fois-ci le prochain sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba ? »

Faire plier la Chine et la Russie ?

Alors, va-t-on vers une intervention militaire, comme l’envisage la CEDEAO ? C’est le quotidien Le Pays au Burkina qui se pose la question : « selon une source diplomatique, tout dépendra des conclusions du prochain sommet de l’Union africaine, relève le journal. «Si l’UA s’aligne clairement sur la position de la CEDEAO, ni la Russie, ni la Chine n’oseront bloquer une résolution à l’ONU, explique cette source. Les tractations et les lourdeurs bureaucratiques se feront donc sentir dans les jours prochains. Il est souhaitable qu’au pire, il y ait abstention de la part de la Russie et de la Chine. A moins d’un miracle, estime Le Pays, il ne faut donc pas s’attendre à l’adoption de décisions énergiques dans des délais convenables. »

Toujours est-il que pour le quotidien burkinabé, « il serait souhaitable que la crise ivoirienne prenne rapidement fin par le départ de Gbagbo et ce, de manière à ne pas faire jurisprudence. L’ONU doit faire avancer les choses. Pour ce faire, ses membres, notamment les plus influents, doivent absolument trouver un terrain d’entente. (…) Les dictatures n’ont pas d’excuse. Aussi, la position de certains pays comme la Chine, la Russie et autres alliés africains de Laurent Gbagbo ne peut en aucun cas se justifier. »

Une analyse partagée par le site d’information Fasozine pour qui « le déplacement du président en exercice de l’Union africaine à Abidjan avait pour objectif d’évaluer par lui-même la situation sur le terrain, avant, peut-être, d’engager l’organisation à s’aligner sur la position +Cedeaoiste+ (c’est à dire l’option militaire). Le continent parlerait alors d’une seule voix, ce qui pourrait infléchir les positions de la Chine et de la Russie, qui n’oseraient donc pas `bloquer une résolution` allant dans ce sens. En attendant, constate Fasozine, c’est toujours l’expectative, au moment où la kyrielle de consultations électorales qui doivent se tenir sur le continent cette année suscite des espoirs extrêmement mesurés et de très grandes inquiétudes. »

L’inconnu en Tunisie…

La Tunisie à présent avec cette interrogation : « où va-t-on ? » C’est le titre de l’éditorial du quotidien Le Temps . « Où va-t-on ? C’est la question que se posent des millions de Tunisiens, affirme-t-il. L’urgence d’une réponse s’impose à l’heure où la rue vit des moments de grande agitation et la situation dans le pays se distingue par un désordre qui frise l’anarchie. (…) On constate avec amertume une amplification de la contestation, affirme Le Temps, alors que le pays n’a pas encore pansé ses plaies. »

Et le quotidien tunisien de prendre parti : « il faut laisser le temps au temps et donner une chance à ce gouvernement provisoire pour qu’il accomplisse son travail dans la sérénité. Après tout, il ne s’agit que d’une période transitoire de courte durée. L’heure des comptes sera pour plus tard. Autrement ce sera le désordre et le chaos et l’enfoncement dans une crise aux conséquences imprévisibles et périlleuses. »...



Par Frédéric Couteau
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