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Résolution de la crise ivoirienne - L’Afrique digne vers le recomptage des voix
Publié le vendredi 28 janvier 2011   |  Le Temps




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Malgré l’agitation absurde du Nigeria, du Burkina, du Sénégal et de la Sierra Leone, l’Afrique digne s’empare du dossier ivoirien pour lui trouver une solution négociée.

Quatre pays qui jouent le bon Nègre rampant aux pieds du colon, plus de 50 ans après les indépendances. Dans la gestion de la crise ivoirienne, le Nigeria, le Burkina, le Sénégal et la Sierra Leonne ont décidé de faire plaisir à Sarkozy en marchant à contre-courant de l’opinion africaine qui aspire désormais à plus de liberté, de justice et de dignité dans ses nouveaux rapports avec l’Occident. On s’étonne donc de voir l’Etat nigérian s’agiter avec les pires maladresses diplomatiques, réclamant ouvertement une force armée pour imposer aux Ivoiriens, «un Président made by France ». Sûr de son soutien parisien, Blaise Compaoré le boucher de Monrovia et de Freetown, se permet lui de réciter les consignes de son maître, au sortir d’une audience qui lui a été accordée à l’Elysée. «Je vais prendre mes responsabilités», s’est- il contenté de lâcher à la presse française qui l’attendait joyeusement. Sûrement que certains ont ri sous cap. Parce que voir le Burkina prendre ses responsabilités dans une affaire qui rélève de la souveraineté de la Côte d’Ivoire c’est tout semble marcher sur la tête en Afrique de l’Ouest. Où même les pouvoirs autocrates s’érigent en donneurs de leçons. C’est cette même chanson que Paris voudrait entendre avec ses esclaves que le Sierra-léonais Korona se permet de dire que «c’est fini pour Gbagbo». Korona, Wade, Blaise et Goudluck ont encore la peur de l’Occident pour le malheur de leur peuple. On saurait pourquoi au Sénégal, malgré le climat propice dans lequel Wade gère le Sénégal, il est incapable de réduire la pauvreté qui gagne du terrain. Il n’est là que pour les intérêts de l’empire. Tout autre discours n’est que pure démagogie. Idem pour Blaise qui continue de maintenir le Burkina dans un état de paupérisation avancée. Abandonnant la population aux miettes de sa diaspora basée en Côte d’Ivoire. Que peuvent- ils ? Evidemment rien. Ils s’enfoncent dans une condition de dépendance vis- à- vis de Paris. Heureusement que juste à côté, il y a le courageux Ghana qui a montré que dans une telle situation, il faut prendre de la hauteur, en écoutant tous les partis. Accra s’est donc désolidarisé des bras séculiers de Paris qui veulent par la force, installer Ouattara, comme si Abidjan est un territoire conquis. Il y a certes le Ghana, mais il y a l’autre côté du continent qu’on pourrait appeler l’Afrique digne. L’Afrique australe épouse de plus en plus la proposition du chef de l’Etat qui est de procéder au recomptage des voix. Pour que la vérité éclate dans cette affaire aussi simple que la communauté internationale veut alourdir comme elle l’a fait pour la crise du 19 septembre 2002. Emporter par sa volonté de faire mainmise sur les richesses de la Côte d’Ivoire par l’entremise de Ouattara, Sarkozy refuse d’entendre raison. Il récuse carrément d’écouter les réclamations du camp présidentiel. Mais l’Afrique digne a décidé de lui faire la leçon. La semaine dernière, le Président sud-africain Jacob Zuma a mis le pied dans le plat. Coupant ainsi l’herbe sous les pieds de Sarkozy. «Nous devons, dit- il, trouver un moyen de vérifier les faits et en fonction des résultats pour pouvoir avancer». Cela veut dire simplement, «recomptons les voix et après on verra». Après lui l’Ougandais Youwerri Musseveni enfonce le clou. C’est dire que la messe est dite pour le clan Sarkozy. «Ouganda n’est pas d’accord avec l’Onu et la communauté internationale sur la Côte d’Ivoire. Si les élections sont contestées, plutôt que de déclarer un candidat vainqueur, il est nécessaire de mener une enquête pour savoir ce qui s’est mal passé». Dans ce même élan de solidarité envers le peuple ivoirien, le Président du Malawi également Président en exercice de l’Ua, qui au début de la crise, avait succombé à la manipulation française, découvre la vérité après sa visite en Côte d’Ivoire. « Je parts donc avec les points de vue et les propositions qui m’ont été faites par mon frère et ami le Président Laurent Gbagbo. Et je les transmettrai à l’ensemble de la grande famille de l’Union africaine afin que nous puissions nous asseoir pour déterminer la meilleure voie de sortie de crise en Côte d’Ivoire». L’Afrique digne s’empare du dossier ivoirien. De quoi paniquer Paris. Prochain sommet de l’Ua, Sarkozy s’y invite brillamment avec une délégation de 80 personnes pour un travail de sape. En attendant, il actionne en sous main la Cedeao avec son option militaire. On annonce une délégation de diplomates de Burkinabè et Nigérians à Washington pour convaincre Obama sur la nécessité de l’option militaire. Peine perdue, parce que dans cet élan de solidarité envers la Côte d’Ivoire, le sage Dos Santos a clos le débat «Nous considérons cependant qu’il y a un Président constitutionnel qui est l’actuel Président de la République Laurent Gbagbo, qui doit être maintenu jusqu’à la réalisation de nouvelles élections comme l’établit la loi électorale de ce pays». Que ceux qui ont des oreilles entendent.

Guéhi Brence



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