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Intervention - Damana Pickas : « Le Burkina et le Nigeria ont envoyé des soldats à Bouaké » - • « Gbagbo va gagner ce bras de fer avec la France »
Publié le lundi 31 janvier 2011   |  L'Inter


Commission
© AFP par DR
Damana Adia Pickass (G), représentant de Laurent Gbagbo, arrache la feuille de résultats partiels de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire des mains du porte-parole de la Commission électorale, le 30 novembre 2010 à Abidjan


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Le commissaire central de la Commission électorale indépendante (CEI), Damana Adia Pickas, a accusé le Burkina Faso et le Nigeria d’avoir convoyé des soldats et des mercenaires sur le territoire ivoirien, pour enlever Laurent Gbagbo du pouvoir, samedi 29 janvier 2011 lors d’un meeting à Dabou. « On continue de résister et le président Laurent Gbagbo va gagner ce bras de fer avec la France puisque qu’elle a décidé d’enlever Laurent Gbagbo par la force. L’ECOMOG ne viendra pas ici, par contre il y a le Burkina Faso et le Nigeria qui ont envoyé des mercenaires et des soldats, qu’ils veulent faire passer sous la bannière de l’ECOMOG », a accusé M. Damana, soulignant que ce sont les pays qui ont le plus de ressortissants en Côte d’Ivoire qui manœuvrent pour une intervention militaire dans le pays. Mais, l’ancien secrétaire national du Front populaire ivoirien (FPI) a estimé que même si cette opération était mise en œuvre, l’armée ivoirienne en sortirait vainqueur parce qu’à l’en croire, le pays est prêt à affronter ces mercenaires. « Demandez aux FDS, ce n’est pas maintenant qu’ils ont commencé à faire la guerre avec les soldats burkinabé parce que ce sont eux qui sont descendus en septembre 2002. Ils ont attaqué avec quelques déserteurs ivoiriens. Il y a longtemps qu’on frappe les soldats burkinabé dans la guerre. Ce n’est pas un souci pour nous », a-t-il ironisé, ajoutant que l’armée nationale est prête à défendre les institutions de la République. « Ils croyaient que Gbagbo était seul mais on a de grands amis. On a de grands bateaux et des avions qui arrivent. De la même manière qu’ils déchargent les choses à Bouaké, nous aussi on décharge à l’aéroport et au port. Et c’est parce qu’ils savent qu’ils ne nous maitrisent plus sur le plan militaire qu’ils ont renoncé à l’option militaire. Qu’ils sachent que d’Abidjan, on peut atteindre certains pays », a laissé entendre M. Damana. Qui est revenu sur le scandale de la CEI. Il a appelé les autochtones Adjoukrou de Dabou à la réconciliation pour éviter que le pays bascule. Dénonçant les manigances de certains leaders du RHDP, il a aussi révélé que des conflits artificiels sont créés dans tout le pays pour amener les Ivoiriens à « s’entretuer ». Pour lui, la CEDEAO « fait pitié », regrettant que des chefs d’Etat de la sous-région soient installés dans leurs pays pour préserver les intérêts des pays occidentaux. Parlant de la BCEAO, il a assuré qu’elle continue de fonctionner et a promis que les salaires des fonctionnaires seront bel et bien payés. « Prenez vos responsabilités devant l’histoire, n’ayez pas peur. Le pays a besoin de sa jeunesse, de nouveau souffle, de nouveau sang. Dabou aussi en a besoin. Faites de Dabou une cité moderne et le président Gbagbo est là. La Côte d’Ivoire est debout avec Laurent Gbagbo », a-t-il déclaré. Henri Tohou, Evariste Yaké, Yves-Paulin Aguédé du Conseil de sécurité des Atchan Goto ont participé à cette rencontre qui s’est tenu sous haute tension.

Hervé KPODION


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