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Politique Publié le mercredi 2 février 2011 | L’expression

Arrêtés depuis 5 jours - Deux journalistes torturés par les soldats de Gbagbo

© L’expression Par DR
Presse : Le Comité pour la protection des journalistes (Cipj) engage deux avocats pour les reporters de TV Notre Patrie arrêtés à Abidjan
Abidjan. La section ivoirienne du Commitee to protect journalist (Cipj) a entrepris des démarches pour la libération des deux journalistes de "TV Notre Patrie" de Bouaké, arrêtés et incarcérés à Abidjan. Photo: Me Coulibaly Brahima et Me Soro Idrissa, les avocats présentés à la presse le mardi 1er février 2011.
Depuis vendredi 28 janvier, deux journalistes ivoiriens de la chaîne de télévision TV Notre Patrie sont toujours dans les liens de la détention. Malgré la mobilisation de la grande famille de la presse, des Forces nouvelles et des organisations de renom comme Reporter sans frontières, Gnahoré Charly et Abou Sanogo continuent de croupir dans les cachots de la Brigade de recherche au Plateau. Devant l’indifférence de la hiérarchie militaire et des organisations de défense des droits de l’homme, le Comité ivoirien de protection des journalistes (Cijp) s’est attaché les services de deux avocats qui ont pu échanger hier, avec les deux confrères. Selon Me Coulibaly Brahima, l’un des avocats avec qui nous avons eu un échange téléphonique, Gnahoré Charly et Abou Sanogo se portent bien. Mais avant leur arrivée à la Brigade de recherche, Me Coulibaly a relevé que les deux journalistes ont subi des traitements inhumains de la part des soldats qui les ont arrêtés à la Base aérienne d’Abidjan. «Nos deux clients sont bien traités à la Brigade de recherche. Mais avant d’arriver à ce lieu, ils ont été torturés par les militaires qui les ont arrêtés au Gatl. Gnahoré Charly a l’œil gauche tuméfié. Il dit avoir reçu un coup de crosse en plein visage. Les deux journalistes ont également des traces de brûlures de mégots de cigarette sur le dos. Ils portent aussi des traces de coups d’objets non identifiés sur tout le corps », a indiqué Me Coulibaly Brahima. Interrogé sur le motif de leur arrestation, l’homme de droit a relevé que l’officier qui est en charge du dossier a indiqué qu’avant l’ouverture d’une procédure judiciaire, les deux confrères ont été arrêtés pour « atteinte à la sureté de l’Etat ». « Le colonel-major Gnaoulé qui est en charge du dossier nous a dit que la seule chose qu’il pouvait faire pour nous, c’était de nous permettre de voir nos clients et de nous entretenir avec eux. C’est ce que nous avons effectivement fait. L’officier nous a par la suite indiqué qu’en dehors de cette entrevue, si nous voulions autre chose, nous devrons nous adressé directement au Chef d’état major des armées », a ajouté Me Coulibaly. Notons que Gnahoré Charly et Abou Sanogo, tous deux journalistes à TV Notre Patrie basée à Bouaké ont été arrêtés vendredi à la base aérienne d’Abidjan à leur descente d’un avion de l’Onuci. Les deux confrères qui partaient faire un reportage au Golf hôtel comme l’ont déjà fait plusieurs médias ivoiriens et étrangers ont été arrêtés dans l’exercice de leur fonction et traités de rebelles par les soldats de Gbagbo. Jusque là toutes les démarches entreprises pour obtenir leur libération sont restées vaines.
Kra Bernard
Légende : Arrêtés depuis 5 jours, Gnahoré Charly et Abou Sanogo ont subi des traitements inhumains dans la main des militaires qui les ont arrêtés.


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