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Politique

Panel des cinq chefs d`Etat - Gbagbo peut-il retourner les experts de l`UA ?
Publié le jeudi 3 février 2011   |  Nord-Sud




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L'Union africaine a décidé qu'un panel de cinq chefs d'Etat vienne en Côte d'Ivoire en vue de régler la crise post-électorale dans un délai d'un mois. Le panel doit surtout prendre des décisions qui vont s'imposer aux parties en conflit. D'une part, les partisans de Laurent Gbagbo passent à l'offensive, en martelant que « rien ne se fera contre l'ordre constitutionnel ». Ils vont plus loin en récusant le président Blaise Compaoré, membre de l'équipe annoncée à Abidjan. Cette offensive lancée depuis Addis-Abeba par Geneviève Bro Grebé et soutenue à Abidjan par Charles Blé Goudé n'a qu'un seul objectif : influencer d'emblée le panel. Mais l'offensive pourrait ne pas produire le résultat escompté. Car, aux dernières nouvelles les cinq chefs d'Etat pourraient décortiquer le dossier ivoirien par le biais d'experts qu'ils auront désignés. Cette façon de procéder devrait éviter de mobiliser ces chefs d'Etat sur la question exclusive d'un pays alors qu'ils ont leurs affaires d'Etat à gérer. Les acteurs de la doublure pourront-ils travailler sereinement cependant ? A priori l'on est en droit d'espérer qu'ils sortent leur épingle du jeu. Mais, quand on sait que la crise ivoirienne a été une occasion pour manger et boire pour des observateurs, il y a de quoi craindre que des ''panelistes'' suivent leur exemple. Les experts pourront-ils, par exemple, résister à la corruption ?
D'autre part la fronde contre les envoyés de l'UA ne s'arrêtera pas à la simple récusation. Meetings, mobilisation et autres discours guerriers sont à venir. La stratégie de ''diviser pour régner'' est également expérimentée. Pourvu qu'elle permette de gagner du temps. Gnamien Yao, conseiller diplomatique de Laurent Gbagbo, a donné le ton de cet autre bataille. « Jacob Zuma, le fils authentique de l'Afrique », a-t-il dit, comparant le président sud-africain à ceux qui « se sont comportés en arbitre qu'en médiateur » dans la crise ivoirienne. En exprimant ainsi une préférence pour un des émissaires, il est évident que les pro-Gbagbo veulent créer une crise au sein du panel. A défaut, il espère susciter une contre-offensive chez son rival. Ainsi, une réaction du Golf installerait le pays dans une crise autour des envoyés de l'UA. Mais la réplique tardant, c'est une machine attentiste des ''bleus'' qui va miser sur les consultations à venir. Il n'est pas exclu pour cela, que le leader de La majorité présidentielle (Lmp) et ses proches tentent de faire durer ces consultations en contestant la Commission électorale indépendante (Cei) et en s'alignant sur le Conseil constitutionnel. Déjà, ils posent une condition qu'a énoncée le conseiller diplomatique : « que le président de la Cei (Youssouf Bakayoko) rentre de son exil en France ». En somme, les ingrédients d'une résistance se mettent en place, en vue de retarder ou de casser le schéma inverse de partage du pouvoir à la kényane.
Bidi Ignace



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