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Politique Publié le mercredi 9 février 2011 | Nord-Sud

Bilan des affrontements à Abobo / Six Fds tuées, une vingtaine de blessés, des armes lourdes emportées

© Nord-Sud Par DR
Crise post-électorale : encore des morts à Abidjan
Mardi 11 janvier 2011. Abidjan. Affrontements meurtriers entre des éléments des Forces de défense et de sécurité et la population au quartier PK 18 de la commune d`Abobo.
Le bilan des violences survenues lundi à Abobo est lourd. Selon des sources militaires, les affrontements entre manifestants et forces de défense et sécurité(Fds) fidèles à l'ancien président Laurent Gbagbo se sont soldés par la mort de six Fds. Pendant la progression des militaires vers la mairie d'Abobo, au niveau de la station Mobil, le sous-lieutenant Kaménan du 1er bataillon d'infanterie d'Akouédo, a été atteint mortellement par une roquette. Son corps déchiqueté gisait sur le sol. Un officier de police et un sous-officier de la compagnie des fusiliers(Fumaco), commandée par Konan Boniface ont également été tués. Deux sous-officiers du commissariat du 21ème arrondissement et un militaire du Bataillon d'artillerie sol-air(Basa) ont aussi trouvé la mort lors de l'affrontement au niveau du poste de police. Il y a eu aussi une vingtaine de blessés dans les rangs de l'armée de Gbagbo.

Côté civil, un chauffeur de taxi, Tra-Bi Irié, pris entre les échanges de tirs a reçu des balles d'une mitraillette lourde (12/7). Les rafales l'ont éventré. Il a été évacué à l'hôpital militaire d'Abidjan(Hma) où il a succombé. Deux femmes non identifiées et un Mauritanien qui transportait des cartons de bonbons et de biscuits ont été tués par des balles tirées à bout portant par les Fds.
Au plan matériel, deux chars de la gendarmerie ont été endommagés. Ce qui a obligé les blindés à reculer. Un car rempli de miliciens en tenue civile a été arrosé par le mystérieux commando ayant riposté à l'attaque de ''Bagdad-city''. Les Fds ont perdu trois mitraillettes 12/7 et une lance-roquette emportées par le camp adverse. Hier matin, Mangou Philippe et ses chefs de corps ont dû organiser une réunion de crise au camp d'Akouédo après un compte-rendu des rescapés.
Selon d'autres sources, les manifestants criaient leur ras le bol contre l'interminable couvre-feu, instauré depuis des semaines. Des éléments du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) ont tiré sur eux puis abattu un manifestant prénommé Béma. Ce qui a provoqué la colère des résidents du quartier Marley et d'Abobo Sagbé Antenne. Le détachement du Cecos à l'origine de la tuerie a pris la fuite. C'est ainsi, explique l'un de nos interlocuteurs, ayant requis l'anonymat que les manifestants se sont déportés au commissariat de police du 21ème arrondissement pour gronder leur colère. En riposte, la police tire des coups de feu de sommation. Un renfort du détachement du génie basé au rond-point de la casse et un autre détachement du 3ème bataillon installé au rond-point de Samaké arrivent sur les lieux. La foule ne cessait de grossir et la tension gagnait en intensité. Un autre renfort venu du 1er bataillon commandé par le capitaine K. E., s'ajoute pour coordonner l'opération. Des éléments des Crs1 et 2 étaient aussi présents. Malgré le dispositif sécuritaire et l'armement déployés, la foule ne plie pas. Bien au contraire, ce sont les policiers du 21ème qui vont prendre la fuite. Des barricades sont érigées au rond-point de la mairie par des individus en bigarré. Un groupe basé à la casse, le deuxième au niveau de la station Mobil, et le troisième posté au niveau de la mairie d'Abobo. Les éléments du 1er bataillon sont accueillis par des tirs nourris du commando. Quelle chaude journée!

Bahi K.
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