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Politique

Résistance à la démocratie : Gbagbo sait qu’il a perdu
Publié le samedi 12 fevrier 2011   |  Le Mandat




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03 décembre 2010-10 février 2011. Plus de deux mois que dure la crise post- électorale en Côte d’Ivoire. Et malgré les ballets diplomatiques de tous ordres, la situation s’enlise et fait des victimes.

Conséquence, les Ivoiriens, enthousiastes après la brillante élection du Docteur Alassane Ouattara, sont aujourd’hui en proie au doute face à la dictature du clan LMP. Et pourtant, Gbagbo sait très bien que les carottes sont cuites pour lui. De quoi demeurer optimiste quant à sa chute effective.

Laurent Gbagbo a décidé non seulement de confisquer le pouvoir, mais il applique une stratégie de la terre brûlée, pour rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable. Il veut que la Côte d’Ivoire soit un champ de ruine. Objectif, punir les Ivoiriens qui n’ont pas voté pour lui. La télé nationale, RTI, devenue ‘’LMP-TV’’ ou ‘’télé attrape ton cœur’’, a dépassé les limites de Radio ‘’Mille collines’’. La démence et les irritations qu’elle provoque entrainent, depuis deux mois, des crises cardiaques et d’hyper-tension chez nombre de partisans RHDP. Ceux-là font partie des martyrs anonymes. Gbagbo a donc pensé l’impensable et l’a exécuté, au vu et au su de tous. Les conséquences de cet acte condamné par le monde entier, le Président Alassane Ouattara en est bien conscient et il est même très pressé d’y mettre fin. Seulement voilà, il doit ménager la chèvre et le chou. En clair, il s’agit d’épargner le maximum de vies humaines en cas d’intervention militaire. ‘’Je souhaite que Gbagbo soit exfiltré’’, avait-il déclaré récemment, à propos de la force légitime de l’ECOMOG.

Pour autant, faut-il abandonner ?

Le temps s’écoule et la crise dure. Conséquence, l’on se demande si le Président Alassane s’installera effectivement pour exercer le pouvoir que lui a confié, démocratiquement, le peuple souverain de Côte d’Ivoire, le 28 novembre dernier. Légitime réaction humaine surtout, quand on sait que ce peuple-là a attendu cinq années avant de jouir de ce droit inaliénable qui fonde sa souveraineté. Une longue attente jalonnée d’un cortège d’oppressions, de frustrations et de douleurs de tous ordres. Les Ivoiriens voulaient sortir enfin du tunnel, en chantant. Et pour eux, le meilleur cheval pour les y aider, c’est le Docteur Alassane Ouattara. C’est pourquoi, ils sont sortis nombreux, bravant toutes les menaces de mort et autres intimidations, pour dire ‘’OUI’’ au candidat du RHDP. Mais, au moment où ils s’apprêtaient à magnifier cette victoire qui sonne la résurrection de la Côte d’Ivoire balafrée à cause de la gestion calamiteuse du FPI, la dictature s’est brusquement réveillée en Laurent Gbagbo, et depuis, ce ne sont que des ballets diplomatiques qui butent toujours sur la volonté de Gbagbo de s’accrocher au pouvoir. L’espoir suscité par une intervention militaire s’est quelque peu dissipé avec le Panel de l’UA dont les Experts viennent d’achever leurs travaux à Abidjan. En attendant l’arrivée du Panel des Chefs d’Etat, il va falloir prendre son mal en patience, continuer à espérer et à croire en la capacité du Président Alassane Ouattara à faire triompher le choix du peuple. C’est un homme de paix, de devoir et de parole, qui est au travail. Quoiqu’il en soit, Gbagbo lui-même sait, depuis le début de la crise post électorale, que la course est bel et bien terminée pour lui. Le contraire relèverait d’un miracle au regard des résultats du scrutin du 28 novembre et surtout de la reconnaissance quasi unanime des acteurs du processus de sortie de crise, des observateurs et de la communauté internationale. A moins d’une magie, le dictateur n’a plus d’alternative, d’autant que les effets des sanctions diplomatiques et économiques lui pèsent dessus énormément. Des raisons profondes d’espérer donc ! Trop de sacrifices ont déjà été consentis pour baisser pavillon à deux pas d’un dénouement heureux pour le RHDP. L’espoir, cette grande énergie qui fait vivre, doit toujours illuminer chaque partisan du RHDP. Quant à l’usage de la force légitime, il faut retenir cette déclaration de l’Ambassadeur de Côte d’ivoire en France, SEM Ally Coulibaly, pour se convaincre que l’intervention de l’ECOMOG est toujours d’actualité : ‘’ Si toutes ces médiations échouent, c’est le recours à la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien…Ça se passera assez rapidement maintenant’’. Et puis, les exemples de la bravoure des peuples tunisien et égyptien ne sont-ils pas là pour nous enseigner qu’un peuple révolté atteint toujours ses objectifs ?

MASS DOMI
massoueudomi@yahoo.fr


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