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Économie

Pour assécher financièrement Gbagbo : La filière anacarde gèle ses exportations
Publié le lundi 14 fevrier 2011   |  L'expression


Anacarde
© L'expression par DR
Samedi 12 fébvrier 2011. Katiola


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Les acteurs de la filière cajou réunis à Katiola ont décidé de couper les vivres à Laurent Gbagbo en gelant leurs exportations au Port autonome d’Abidjan. Toutefois, les achats se poursuivent et les prix bord champ ont été fixés à 300Fcfa par Kg.

Exportateurs, industriels, acheteurs et producteurs de la filière anacarde ont décidé de jouer leur partition dans l’assèchement financier du régime usurpateur de Laurent Gbagbo. Pour contraindre le candidat malheureux de Lmp à se plier à la volonté de son peuple à l’issue de la présidentielle du 28 novembre 2010, les acteurs de la commercialisation de la noix de cajou, à l’issue de leurs travaux visant à baliser la campagne 2011, ont opté pour une interdiction des exportations de leurs produits, via les infrastructures portuaires contrôlées actuellement par l’ancien régime. C’était le week-end dernier, à la salle de conférence de la mairie de Katiola. «L’unique point à l’ordre du jour a porté sur le lancement de la campagne 2010-2011 du cajou. L’ensemble des acteurs de la filière réaffirme son attachement aux autorités légitimes de la République de Côte d’Ivoire et à son président, Alassane Ouattara. Les collèges exigent en conséquence l’interdiction des exportations du cajou à l’instar du café et du cacao. Afin que cette importance production ne contribue pas au financement d’un régime illégitime», a noté la déclaration finale de la rencontre. Pour le président du comité de suivi coton anacarde, (Csca), ce gel des exportations occasionnera un manque à gagner d’environ 4 milliards de Fcfa, pour les caisses du gouvernement Aké N’Gbo. « Les mesures économiques pour faire partir Gbagbo portent leurs fruits. Ils font semblant de tenir. Le port d’Abidjan va fermer bientôt. Les gens sont pressés d’ouvrir la campagne pour se faire du sou. Il y a le feu en bas. Ils veulent respirer un peu, car, ils n’ont plus de cash pour payer les militaires. Ils ont peur d’une révolte. L’Etat a 10 Fcfa sur chaque kilogramme. Pour 400 000 tonnes, c’est environ de 4 milliards de Fcfa qu’il perçoit. On a été contraint d’anticiper pour ne pas que l’imposture prospère», a indiqué Soro Alphonse. Certes les exportations sont gelées, mais les achats se poursuivent, ont-ils précisé. Ainsi, le prix minimum bord champ a été fixé à 300 Fcfa. «L’ensemble des acteurs de la filière anacarde décide que le prix bord champ de la campagne 2010-2011 est fixé à 300 Fcfa et que celui-ci devra évoluer selon les exigences du marché et devra prendre en compte les préoccupations et avis de toutes les parties», a indiqué le communiqué de la rencontre. Pour l’application effective de ce prix, les producteurs et les autres collèges de la filière ont décidé de la mise sur pied d’un organe de veille tripartite. Ce comité chargé de la mise en place d’un mécanisme de suivi régulier, selon la déclaration finale de la rencontre comprendra, outre le comité de suivi coton anacarde (Csca), le corps préfectoral et les Forces nouvelles. Pour sa part, Bamba Souleymane, le préfet de la région de Katiola, a prodigué des conseils aux acteurs pour la réussite de cette campagne. «L’année passée, à peine fixé, certains ont rejeté le prix du kilogramme. Il faut éviter cela cette année. Aussi au niveau de l’interprofession, chaque fois, on se retrouvait devant les tribunaux. La place des producteurs est plutôt dans le verger. La filière est déjà sinistrée. Elle a besoin de l’entente», a conseillé le préfet de région. Et d’ajouter : «Allez vers les Opa. On est dans un monde dit mondialisé. Seul, un producteur ne peut s’en sortir. Votre salut passe par la coopérative, en attendant la transformation». Revenant sur les raisons du gel des exportations, le conseiller spécial du Premier ministre Guillaume Soro indique que le blocus du Golf hôtel est intolérable et doit prendre fin. «Depuis des mois, le président élu par les Ivoiriens et son gouvernement, l’ancien président Henri Konan Bédié, vivent sous blocus. Ce n’est pas normal», a décrié Soro Alphonse. Le président de la coordination des producteurs de cajou de Côte d’Ivoire, Koné Nalourou, s’est également insurgé contre le blocus imposé au pouvoir légitime par le président déchu. «Sur les candidats, le président Ouattara a été le seul à se prononcer sur la question de la filière. Nous comptons sur lui pour que les prix de nos produits soient valorisés», a dit Koné Nalourou.

Marcel Konan
Correspondant régional


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