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Politique

En Côte d’Ivoire, Guillaume Soro tente de rallier les militaires à Ouattara
Publié le mercredi 23 fevrier 2011   |  La Croix.com


Crise
© Abidjan.net par Prisca
Samedi 12 février 2011. Abidjan. Hôtel du Golf. Photo: de g. à dr. le capitaine Alla Kouakou Léon, le colonel-major Mian Gaston, le premier ministre Guillaume K. Soro et le général Michel Gueu


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Abobo dit NON à Laurent Gbagbo
- Partis Politiques - 22/2/2011
Depuis le Sénégal, l’ex chef rebelle, premier ministre du président élu Alassane Ouattara, explique pourquoi il compte sur la pression populaire et le ralliement d’officiers pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir.

Le camp d’Alassane Ouattara, reconnu vainqueur des élections en Côte d’Ivoire par l’Onu, tente toujours d’obtenir le départ du président sortant Laurent Gbagbo qui refuse de céder la place.

Alors que des incidents opposent chaque jour leurs partisans, Guillaume Soro, l’ancien chef rebelle devenu premier ministre d’Alassane Ouattara après avoir été celui de Laurent Gbagbo, a appelé depuis Dakar les Ivoiriens à « faire la révolution » comme en Égypte et en Tunisie, et à chasser du pouvoir Laurent Gbagbo, responsable selon lui du « chaos » dans le pays.

« Le peuple de Côte d’Ivoire doit faire sa révolution. Il ne doit pas attendre son salut de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ni de l’Union africaine pour chasser Gbagbo du pouvoir », déclare Guillaume Soro.
Soro ne croit pas à une résolution pacifique de la crise

Croit-il à une résolution possible de la crise ivoirienne sans effusion de sang, grâce à la nouvelle médiation de cinq chefs d’État africains, dont quatre sont venus, lundi 21 février, à Abidjan ? « Non, parce que Laurent Gbagbo n’acceptera jamais d’entendre qu’il a perdu les élections et qu’il doit céder le pouvoir. Nous sommes prêts, armés et déterminés à nous défendre en ce qui nous concerne. Car la solution n’est pas dans le partage du pouvoir, mais bien dans l’instauration de règles démocratiques acceptées par tous. »

En tant que ministre de la défense d’Alassane Ouattara, fonction qu’il cumule avec celle de premier ministre, Guillaume Soro a levé le voile sur les raisons pour lesquelles les forces armées des Forces nouvelles qu’il contrôle ne sont pas encore intervenues (1). « Nous avions commencé à marcher sur Abidjan, le 16 décembre. Mais j’ai reçu l’injonction de rappeler mes troupes », révèle-t-il.

Apparemment, le ralliement du chef d’état-major des forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci), le général Philippe Mangou, tant attendu par les pro-Ouattara, ne s’est toujours pas produit. « Mon téléphone est inondé de coups de fil de généraux et d’officiers supérieurs qui sont en train de nous rejoindre », affirme-t-il cependant.
Les coupables d'exactions n'auront « aucun répit »

Il ajoute que « 63 % des militaires au sein des Fanci ont voté Alassane Ouattara au second tour ». Dans leur grande majorité, ces militaires sont des Baoulés proches du PDCI, le parti d’Henri Konan Bédié, qui a refusé de s’allier à Laurent Gbagbo.

Grâce à l’arme du téléphone portable, Guillaume Soro espère faire basculer les militaires, notamment ceux qui désapprouvent les tueries perpétrées par des structures lourdement armées commandées par des proches de Gbagbo, comme la Garde républicaine, les Cecos ou la Marine nationale.

« Filmez et photographiez les exactions et envoyez-les sur les sites qui vous seront communiqués », lance-t-il à l’adresse de ses partisans. Les coupables n’auront « plus aucun répit, à l’instar des criminels de guerre nazis qui ont été poursuivis partout dans le monde ! », déclare le premier ministre d’Alassane Ouattara.

Christine HOLZBAUER, à Dakar
... suite de l'article sur La Croix.com

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