x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Politique Publié le mercredi 23 février 2011 | Nord-Sud

Agressions, menaces, intimidations…Dur, dur le travail de journaliste

Après plus de deux mois de crise post-électorale, la profession de journaliste est devenue un métier très dangereux en Eburnie. Plusieurs confrères ont été pris à partie durant la crise née du refus de Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir.


«C’est toi qui encourage les rebelles ? Donc, tu es un rebelle. Tu fais partie des déstabilisateurs. A partir de ce jour, tes jours sont comptés ». Ces menaces de mort ont été reçues, ces jours-ci, par notre confrère du quotidien l’Expression Kra Bernard. Son crime, avoir été vu à la Télévision Côte d’Ivoire (Tci) qui émet depuis le Golf hôtel où se trouve le président légitime Alassane Ouattara. Des coups de fil de ce genre, il en a reçu trois depuis son apparition sur cette chaîne de télévision dans le cadre d’un entretien avec le Premier ministre Guillaume Soro. Ce qui l’oblige à rester cloîtrer au bureau au lieu de se rendre sur le terrain. De nombreux journalistes de la presse privée indépendante se trouvent dans la même situation. D’où le désaveu de B.I. « Une dépêche qui arrive à 18 h est capable de faire la manchette d’un quotidien », confie-t-il. En effet, selon notre confrère, aller sur le terrain pour recueillir des informations est devenu un acte tellement périlleux, que les rédacteurs sont obligés de se contenter de dépêches. Ceux qui refusent de se soumettre à cette nouvelle logique gardent de mauvais souvenirs de leur aventure. Sanogo Aboubacar et Kangbé Yayoro Charles, deux journalistes de Tv Notre Patrie basée à Bouaké, ont été arrêtés au Groupement aérien de transport de liaison (Gatl), pour, dit-on, atteinte à la sûreté de l’Etat alors qu’ils étaient en plein exercice de leur métier. Notre collaborateur R.T. a été obligé de rentrer d’un reportage à Abobo sans son appareil photo. Des Fds le lui ont retiré pour le lui rendre deux jours plus tard. Nicolas Négoce et Jacob Compaoré de la chaîne panafricaine Vox Africa ont eu moins de chance le 16 février dernier. La manche de leur camera a été cassée aux Deux-Plateaux, 7e tranche au niveau de la station Petroci par des vigiles, alors qu’ils voulaient filmer des femmes qui se ruaient sur des bouteilles de gaz. La carte professionnelle de Krou Patrick rédacteur au quotidien l’Intelligent d’Abidjan, a été la cause de tous ses malheurs. Le visage bouffi, le confrère raconte : « Quand celui qui avait mes pièces en main et qui me taxait d’être pro-RHDP s’est aperçu que j’étais journaliste, il s’est écrié : ‘’il est journaliste’’. ‘’Tu es foutu avec nous, on va te faire la peau! C’est vous qui parlez mal de Gbagbo actuellement non ? Est-ce que tu connais les escadrons de la mort ? C’est nous. On va te tuer aujourd’hui !’’ ». Des exemples de ce genre sont légion aussi bien pour la presse nationale qu’internationale depuis le déclenchement de la crise post-électorale. C’est dans un tel environnement que les hommes de médias s’arrangent pour satisfaire un droit fondamental du peuple qui est celui de l’accès à l’information vraie et juste, contrairement à ce que fait Lmp Tv, qui s’est spécialisée dans la désinformation sordide.


Sanou A.
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ