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Politique

L`appel du Commando invisible : "Frères d’armes, le pays nous appelle !"
Publié le jeudi 3 mars 2011   |  Ivoire-Presse


Cinquantenaire
© Ivoire-Presse par DR
Samedi 7 août 2010. Bouaké. Soldats des Forces nouvelles, de l`ONUCI, du Centre de commandement intégré (CCI) et forces vives défilent en présence des autorités administratives, politiques et militaires, à la faveur du 50è anniversaire de l`indépendance de la Côte d`Ivoire


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Latéral.info - Frères d’armes, notre pays, la Côte d’Ivoire vit, depuis au moins dix ans, une grave crise sociopolitique qui l’enfonce davantage dans la misère et le chaos. Pour elle – la Côte d’ivoire-, nous tombons chaque jour au front, nos familles soufrent ... Deux clans d’hommes politiques imbus de leur dignité et avides de pouvoir tiennent le peuple et tout le pays en otage et, comme des Seigneurs de guerre qui règnent sur leur lopin de terre, accentuent la fracture politique, ethnique et religieuse.

Les nombreux accords signés depuis l’enlisement de la crise, de Lomé à Ouaga, n’ont pas connu le succès escompté du fait de la haine viscérale qui oppose les acteurs de la politique en Côte d’Ivoire. La preuve : les récentes élections présidentielles qui étaient censées mettre un terme définitif à la crise ont, au contraire, exacerbé les tensions et radicalisé les positions. Les Ivoiriens sont dans la rue au lieu d’être au travail. Ils sont dans la crainte au lieu de vivre la paix intérieure. Leurs corps jonchent les rues de nos villes. Des innocents, toujours plus nombreux, paient le prix de leur lutte pour le pouvoir.
Nous, Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’ivoire, sommes au bord de l’humiliation par l’intervention de forces étrangères pour redonner de la dignité aux institutions de notre pays. La côte d’ivoire s’enlise dans la crise et s’engouffre dans ce que nous avons toujours redouté : sa ″rwandisation″.
Allons-nous regarder une poignée de politiciens sans foi ni loi détruire ce pays qu’ils n’ont pas construit ? Allons-nous assister impuissants au pillage de nos ressources nationales et aux assassinats massifs ou ciblés de nos amis, de nos enfants, de nos femmes et de nos frères ? Allons-nous continuer à regarder, impuissants, les souffrances des familles endeuillées de nos frères d’armes ? Jusqu’où allons-nous pousser le ridicule de notre apparente incapacité à prendre nos responsabilités devant le drame qui se déroule sous nos yeux ?
Frère d’armes, vaillant soldat et serviteur dévoué de la Patrie, la Côte d’Ivoire, en fonction, en exil, ou forcé d’être à l’ écart, ton pays t’appelle à son secours. Souviens-toi que rien, absolument rien, n’est au- dessus de la Patrie. Le Pays d’abord ! Les hommes après. L’Armée n’est pas au service d’un homme ; elle est au service de la Nation.
La Côte d’Ivoire éternelle, ″terre d’espérance, pays de l’hospitalité, modèle d’espérance promise à l’humanité″ n’appartient ni à Laurent Gbagbo ni à Alassane Ouattara. Le pays ne saurait vivre au rythme des humeurs de deux mortels qui sont poussière et qui, un jour, retourneront à la poussière. Nous aussi, nous sommes des Ivoiriens. Nous aussi nous voulons voir grandir nos enfants. Le sang a trop coulé sur cette terre d’Houphouët-Boigny. Cela suffit ! Trop, c’est trop !
Il y a un temps pour toutes choses ici bas. Le temps est venu de mettre de l’ordre dans la maison Ivoire. Le temps est venu de libérer nos compatriotes. Le temps est venu pour une nouvelle génération d’Ivoiriens sérieux et conscients de prendre en mains le destin de notre pays. La Côte d’Ivoire a besoin d’une nouvelle classe de dirigeants pour la remettre sur le chemin du travail et du progrès dans l’union et la paix.
L’Armée ivoirienne a l’historique devoir de prendre ses responsabilités et libérer le pays de la dictature, de la forfaiture, des nombreux crimes de tous ordres et de remettre le pays sur les rails de la démocratie. Pour cela, il nous faut :
1. Prendre le pouvoir d’Etat pour mettre en place une transition de deux (2) à trois (3) ans.
2. Mettre en place le Mouvement des Forces de Défense et de Sécurité pour la Libération de la Côte-d’Ivoire [MFDSL-CI].
3. Associer à la gestion de la transition toutes les forces vives de la nation, notamment les organisations de la société civile qui ont jusque-là été tenues à l’écart du processus de réconciliation nationale.
4. Contraindre toute la classe politique actuelle, directement impliquée dans la crise, à se retirer de la scène politique.
5. Travailler à la moralisation de la vie politique et à l’instauration d’un dialogue national en vue d’une réconciliation véritable.
6. Œuvrer au désarmement effectif des forces belligérantes et à la réunification totale du territoire national.
7. Organiser des élections justes, transparentes et équitables.
Frère d’armes, ta Patrie te réclame. Si tu aimes ton pays, si la vie humaine a encore une valeur à tes yeux, si tu es encore un homme d’honneur, alors fais ta part de sacrifice. Assume ta part de combat. C’est le moment d’agir. Après, ce sera trop tard. L’Histoire ne te le pardonnera jamais.

La Patrie d’abord !

Capitaine Aka
Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire

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