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Les rebelles ivoiriens disent contrôler une autre ville
Publié le lundi 7 mars 2011   |  Reuters


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© Ivoire-Presse par DR
Mercredi 25 août 2010. Bouaké, 3è bataillon. Photo: Cérémonie de remise du Drapeau ivoirien au commandant Chérif Ousmane (à dr.), en présence du préfet Konin Aka, du général de brigade Soumaïla Bakayoko (à g.), chef d`état-major des FAFN, et des autorités militaires et politiques de la ville


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Les rebelles de Côte d'Ivoire ont annoncé dimanche avoir pris aux forces pro-Gbagbo la ville de Toulepleu, dans l'ouest du pays, mais les alliés militaires du président sortant ont démenti l'information et affirmé que les combats se poursuivaient.

Des affrontements ont éclaté dans l'Ouest ivoirien entre les forces fidèles à Laurent Gbagbo et des rebelles soutenant son rival Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le chef de l'Etat librement élu.

La progression des rebelles du Nord vers le Sud a entraîné les combats les plus violents observés dans le pays depuis la guerre civile de 2002-2003, qui visait à renverser Gbagbo.

La semaine dernière, les insurgés ont pris le contrôle de deux villes plus modestes non loin de la frontière libérienne, Zouan-Hounien et Bin-Houin.

"Depuis 14h10 (dimanche), la ville de Toulepleu est sous le contrôle des Forces nouvelles (rebelles anti-Gbagbo). Nous avons pu saisir des armes", a déclaré à Reuters par téléphone Mara Lassine, porte-parole des rebelles dans la zone ouest.

Les responsables militaires du camp Gbagbo ont affirmé que des combats étaient toujours livrés pour le contrôle de la ville, qui n'a pas de grande importance stratégique.

"Le combat continue et il est difficile de connaître le bilan", a déclaré un capitaine de l'armée en demandant à garder l'anonymat. "Il y a beaucoup de personnes déplacées. Mais la ville n'est pas encore prise. Les combats se poursuivent."

PILLAGES

Des habitants de villages libériens frontaliers ont indiqué à Reuters par téléphone que des tirs avaient retenti dans la nuit de samedi à dimanche et que des soldats blessés franchissaient la frontière pour recevoir des soins.

"Nous, ici, à Tapeta, n'avons pas dormi de la nuit en raison du vacarme des armes. Il semble que la guerre progresse vers notre secteur", a déclaré un responsable local de la Croix-Rouge souhaitant conserver l'anonymat.

Depuis le second tour de l'élection présidentielle ivoirienne le 28 novembre, Gbagbo résiste aux pressions internationales visant à lui faire céder le pouvoir à Ouattara.

Des centaines d'Ivoiriens ont trouvé la mort depuis que les Nations unies ont reconnu la victoire de Ouattara. Des dizaines de milliers d'autres ont fui vers le Liberia, où l'on craint un débordement du conflit ivoirien.

Le blocage politique ivoirien, qui a déjà très fortement réduit les exportations du premier producteur mondial de cacao, s'est traduit par une escalade militaire dans l'Ouest et dans certains quartiers d'Abidjan, la capitale économique, ce qui fait craindre une nouvelle guerre civile.

Par ailleurs, des membres du gouvernement formé par Ouattara ont déclaré dimanche que des soldats ivoiriens et de jeunes partisans de Gbagbo avaient pillé des maisons de partisans de l'ancien Premier ministre.

"Il y a une bonne dizaine de maisons qui ont été pillées jusqu'à présent", a déclaré à Reuters un conseiller de Ouattara, Amadou Coulibaly, en ajoutant que les personnes lésées avaient été informées par des voisins ayant témoigné des faits.

Il a précisé que les ministres des Communications, des Sports et de l'Energie étaient au nombre de ceux dont les maisons avaient été pillées. Coulibaly s'exprimait à l'hôtel du Golf d'Abidjan, où l'administration de Ouattara est à la fois sous la protection de troupes de l'Onu et en butte à un siège des forces de Gbagbo.

Marc Delteil et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

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