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Embargo de l’Union européenne sur les médicaments vers la Côte d’Ivoire - Christine Adjobi (ministre de la Santé) rassure : “Il n’y aura pas de pénurie”
Publié le mardi 8 mars 2011   |  Notre Voie


Santé
© Autre presse par DR
Photo: des médicaments en officine


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Il n’y aura pas de pénurie de médicaments en Côte d’Ivoire. C’est l’assurance donnée hier au cours d’une conférence de presse à son cabinet sis au Plateau, par Mme Christine Adjobi, ministre de la santé et de la lutte contre le sida. «Il n’y aura pas de pénurie de médicaments dans notre pays. Dans le souci d’assurer son devoir régalien, le gouvernement Aké N’gbo s’attèle à éviter à la Côte d’Ivoire une pénurie grave de médicaments afin de préserver la santé de ses populations», a rassuré le 6ème ministre de la santé du président Laurent Gbagbo en 10 ans de pouvoir, en réaction à l’embargo de l’Union européenne (UE) sur les produits courants et pharmaceutiques en provenance de l’UE vers les ports ivoiriens. Pour Mme Adjobi, qui a qualifié cet embargo de «crime contre l’humanité», «la souveraineté d’un Etat passe aussi par la capacité de ses gouvernants à prendre en charge de manière autonome et durable son peuple (…) Je remercie l’UE qui donne l’occasion à l’Etat de Côte d’Ivoire de prendre ses responsabilités». En attendant, selon l’oratrice, l’embargo de l’UE - pour imposer Ouattara au pouvoir - sur la Côte d’Ivoire a fait 24 morts de janvier à février à cause de la rupture des kits pour hémodialyse. Les médicaments de première nécessité comme les ARV, les antipaludiques, les antibiotiques sont disponibles pour les deux à quatre mois à venir. Dans le secteur privé, les pharmacies étaient selon le point de la situation demandé par le ministre à deux mois de stock. «En une vingtaine de jours de mise en œuvre de cet embargo ignoble sans précédent de l’UE, les grossistes privés sont en moyenne à 17% de taux de rupture de stock alors que celle-ci se stabilisait en situation normale entre 2 et 3%. (…) La pharmacie de la santé publique qui est la centrale publique d’achat de médicaments, elle présente 70% de taux de rupture de stock», a révélé Christine Adjobi. La situation est d’autant plus grave que, selon le ministre, 90% au moins des approvisionnements en médicaments de la Côte d’Ivoire se «font à partir de l’UE». Une quasi dépendance. Et 80% de ces médicaments sont acheminés par voie maritime et seulement 20% par voie aérienne. En décidant donc de prendre cet embargo, l’UE savait qu’elle prenait la Côte d’Ivoire à la gorge. C`est-à-dire qu’elle a programmé «méthodiquement la mort des populations ivoiriennes. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un holocauste». Car, «l’indisponibilité des médicaments essentiels et des dispositifs médicaux, aura pour conséquence à très court terme, l’arrêt de certaines interventions chirurgicales, la mauvaise prise en charge médicale de certaines pathologies, les difficultés à assurer les soins infirmiers, tout ceci contribuant à augmenter sans nul doute, la morbidité et la mortalité déjà élevées dans nos populations». Pour ce qui est du navire de médicaments détourné à Dakar, au Sénégal, le ministre a rassuré que les médicaments seront mis sur d’autres navires ne battant pas pavillon UE et seront dans les prochains jours au port d’Abidjan. En tenant compte de ces stocks flottants, la Côte d’Ivoire en plus des stocks en ce moment disponibles, peut tenir selon les perspectives les plus « optimistes (…) pour un mois en moyenne ». Le ministre Adjobi a dénoncé aussi le « silence coupable de l’OMS et de l’UNICEF » face à cette mesure inhumaine de l’UE.

Coulibaly Zié Oumar


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