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Politique

Aucun journal dans les kiosques, conséquence de l`impasse politique
Publié le vendredi 11 mars 2011   |  Reporters sans Frontières


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Reporters sans frontières juge gravissime la situation des journalistes et des médias en Côte d`Ivoire alors qu`aucun journal n`est distribué, ce 11 mars 2011, sur le marché. La crise politique dans laquelle se trouve le pays fait, depuis quelques jours, des victimes quotidiennes et tout indique que le pays est en train de basculer progressivement dans la guerre civile. La presse compte parmi les victimes de cette impasse. Menacés, inquiétés, exposés aux règlements de comptes et risquant parfois leur vie lors de reportages dans certains quartiers, les journalistes subissent une situation impossible.

L`organisation a appris que des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) ont fait irruption à Edipresse, la filiale locale du groupe Prestallis (ex-NNPP), vers 5 heures du matin, ce 11 mars 2011, pour empêcher la distribution des journaux pro-Ouattara. Le Conseil national de la presse, organe de régulation de la presse écrite, n`avait pourtant pris aucune mesure d`interdiction. En signe de protestation et pour des raisons de sécurité, Edipresse, l`unique distributeur de journaux, et les revendeurs ont décidé de ne mettre aucun journal sur le marché.

Le bureau d`Abidjan du site Internet Abidjan.net a décidé de suspendre son activité après avoir reçu des menaces, a également appris Reporters sans frontières.

L`organisation rappelle que deux journalistes ivoiriens sont actuellement emprisonnés et qu`un collaborateur des médias a perdu la vie après avoir été sauvagement agressé. Abou Sanogo et Gnahoré Charly, de Télé Notre Patrie (TVNP), sont détenus à la Maison d`arrêt et de correction d`Abidjan (Maca) après avoir été arrêtés le 28 janvier dernier. Marcel Legré, employé de l’imprimerie du groupe La Refondation, société éditrice du quotidien Notre Voie, proche du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo), a été assassiné à coups de machette et de gourdin, le 28 février, dans la commune de Koumassi, un quartier sud d’Abidjan.

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