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Côte d`Ivoire : les combats s`étendent à Abidjan
Publié le lundi 14 mars 2011   |  LeMonde.fr


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Des tirs nourris à l'arme lourde et à la kalachnikov ont retenti, lundi 14 mars à Abidjan, dans le quartier d'Adjamé, théâtre pour la première fois de violences armées depuis le début de la crise post-électorale. Selon plusieurs témoignages, des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans l'après-midi et provenaient du secteur de Williamsville, dans le centre d'Adjamé, qui abrite deux importants camps militaires, dont le camp de gendarmerie d'Agban, le plus grand du pays.

Des insurgés favorables à Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale, contrôlent en grande partie le quartier voisin d'Abobo, situé plus au nord. Les insurgés, qui affrontent les forces armées loyales au chef d'Etat sortant, Laurent Gbagbo, ont au cours des derniers jours progressé vers le sud d'Abobo, Adjamé mais aussi la lisière du quartier de Cocody, l'un des centres du pouvoir.

Des tirs à l'arme lourde ont aussi été entendus, plus tôt dans la journée, dans le sud du quartier de Yopougon, bastion de Laurent Gbagbo. Dans ce quartier ouest de la ville, les tirs ont été signalés notamment dans le secteur de Yopougon-Kouté, village traditionnel connu pour être celui du général Philippe Mangou, chef d'état-major des Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à M. Gbagbo. Vers 5 heures (locales et GMT), "on a été réveillés par des tirs à l'arme lourde, suivis de tirs de kalach", a raconté une habitante de la zone. "On est couchés, on ne peut même pas sortir", a-t-elle ajouté, sans pouvoir préciser l'origine des tirs. Un autre habitant a évoqué "des tirs d'obus, de kalach", qui se sont poursuivis en début de matinée, et un autre a affirmé que les tirs venaient de l'entrée sud du quartier, au sud du village de Yopougon-Kouté. C'est la première fois que des tirs d'arme lourde sont rapportés dans ce fief de M. Gbagbo depuis le début de la crise post-électorale opposant le président sortant à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté intrnationale.

LES HABITANTS D'ABOBO FUIENT

Des dizaines de personnes ont fui dimanche le quartier d'Abobo, à Abidjan, au lendemain de fusillades entre les forces ivoiriennes fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et des partisans de son rival, Alassane Ouattara. Les Nations unies évaluent à 200 000 le nombre d'habitants qui ont quitté Abobo depuis quinze jours. Si les forces de M. Gbagbo ont lancé samedi un assaut pour chasser d'Abobo les partisans d'Alassane Ouattara, des habitants déclaraient dimanche que les partisans de l'opposition contrôlaient toujours plusieurs secteurs du quartier. Quatre cents personnes ont été tuées dans les violences qui ont suivi le second tour de la présidentielle, le 28 novembre.

Dimanche, Pascal Affi N'Guessan, un proche de Laurent Gbagbo, a rejeté une proposition avancée vendredi à Addis-Abeba par un groupe de chefs d'Etat mandatés par l'Union africaine et consistant à former un gouvernement d'union nationale dirigé par Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo avait décliné l'invitation à se rendre dans la capitale éthiopienne pour défendre son dossier. Prenant acte de l'échec de la médiation tentée par les chefs d'Etat, l'UA a finalement exigé qu'Alassane Ouattara soit installé dans ses fonctions de chef de l'Etat ivoirien. M. Ouattara est revenu dimanche d'Addis-Abeba après un crochet au Nigeria, a indiqué son porte-parole, Patrick Achi.

Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, refuse de céder son fauteuil présidentiel au motif que sa victoire au second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre a été validée par un Conseil constitutionnel qui lui était acquis. Les Nations unies ont en revanche certifié la victoire de son rival, reconnue également par l'UA et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, ainsi que par les grandes puissances occidentales comme les Etats-Unis et la France, l'ancienne puissance coloniale.


LEMONDE.FR avec Reuters
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