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Politique

Forces de défense et de sécurité dites républicaines : “L’heure n’est plus aux allégeances creuses”
Publié le mardi 15 mars 2011   |  Le Patriote


Crise
© Reuters par DR
Ivorian gendarmes ride on January 11, 2011 in Abidjan`s Abobo PK 18 neighborhood, a bastion of the country`s internationally recognized President Alassane Ouattara, where gunfire between incumbent strongman Laurent Gbagbo`s Defense and Security Forces (FDS) and armed men left at least to civilians dead. People living in the northern Abidjan neighborhood said that security forces had entered the district early on January 11 and gone into people`s homes saying they were searching for weapons.


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Albert Einstein, un grand savant juif allemand du vingtième siècle, disait : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire ». La frange saine des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) ne manque pas d’occasion pour exprimer son soutien au pouvoir légal et légitime du président Alassane Ouattara. Mais qu’attend-elle pour agir sainement ? Ne voit-elle pas les Ivoiriens courir dans tous les sens en quête de sécurité ? N’entend-elle pas leur cri de détresse alors qu’ils se battent les mains nues contre des FDS zélées aux ordres de Gbagbo Laurent, chef suprême d’une armée hétéroclite de mercenaires, de miliciens, et de bandits ? Comment peut-elle être indifférente aux cris de vengeance d’outre-tombe de nos mères, épouses, sœurs et filles lâchement massacrées ce premier jeudi de mars 2011 à Abobo ? N’a-t-elle pas encore compris que Gbagbo Laurent et sa clique ne veulent nous laisser en héritage qu’un pays de ruine ? L’heure n’est plus aux allégeances creuses. Il est grand temps pour cette frange saine des FDS d’aider le peuple à mettre fin à la forfaiture des refondateurs et de rentrer dans l’histoire de notre pays comme des sauveurs et des faiseurs de paix. Leur comportement qui consiste à reconnaître la légalité et la légitimité du pouvoir du président Alassane Ouattara et de son gouvernement, n’est pas suffisant pour sauver la Côte d’Ivoire qui se meurt. C’est d’ailleurs une posture qui s’apparente à la lâcheté. Il est donc grand temps que lesdites FDS se souviennent des valeurs cardinales de notre société. L’orchestre Bembeya-Jazz National, dans sa composition en l’honneur de Samory Touré, l’empereur du Wassoulou, nous apprend quelques unes de ces valeurs :
- Si tu ne peux pas aimer ton peuple, donne le fil d’amour aux femmes qui en feront une ceinture.
- Si tu ne peux pas protéger le faible et braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur.
Ainsi ont été formulés quelques uns des critères qui déterminent un grand homme. Ces critères demeurent valables en tout lieu et en tout temps. C’est donc en soutenant le peuple dans sa lutte contre l’imposture et la dictature que les FDS républicaines mériteront la place d’honneur que la Côte d’Ivoire réserve à ses braves fils. A la différence des hommes qui ont le sens de l’honneur et de la dignité, Gbagbo Laurent définit un grand homme comme celui qui excelle dans la roublardise et la confection des pièges mortels contre ses compatriotes. Ainsi, pour ne pas être le seul commanditaire des crimes crapuleux commis sur toute l’étendue du territoire national, Gbagbo Laurent, le cynique, invite ses généraux aux étoiles de complaisance, en ces termes : « Si je tombe, vous tombez ». Aussi, pour protéger le pouvoir ainsi que leurs biens et grades mal acquis, ces officiers supérieurs mettent leurs troupes au service du Christ de Mama. Mais le constat amer que doivent faire ces FDS zélées c’est que malgré leurs armes sophistiquées, ce sont elles qui tombent sur le champ de bataille de cette guerre fratricide postélectorale. Affectées par une cécité intellectuelle congénitale, ces FDS ne comprennent pas que Gbagbo Laurent n’envisagera sa propre chute que lorsqu’elles tomberont toutes. Ce qu’elles ignorent par ailleurs, c’est que pendant qu’il les invite à emprunter collectivement l’axe du mal, Gbagbo Laurent, le prince des ténèbres, se fraie une issue de secours (du moins c’est ce qu’il croit) en ces termes : « On dit souvent en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique, quand on t’envoie il faut savoir t’envoyer. Et souvent, c’est dans la manière de t’envoyer toi-même que tu peux rencontrer des problèmes sur le terrain». Ce qui veut dire clairement que les FDS ne sont en aucun cas obligées d’exécuter ses ordres, et qu’elles seront de ce fait, non seulement les seuls auteurs des charniers, enlèvements et assassinats perpétrés contre le peuple de Côte d’Ivoire, mais également les responsables de leur propre mort pour avoir fait librement le mauvais choix de livrer la guerre contre le peuple. En vérité, le jour du jugement à la cour pénale internationale se lèvera et le peuple, qui a une mémoire d’éléphant, relatera les faits dans les moindres détails, preuves à l’appui. Il ne pardonnera pas cette soi-disant frange saine des FDS, pour son indifférence et pour avoir refusé de l’assister alors qu’il était en danger. « Qui se tait consent » dit l’adage ; elle sera donc comptable et coupable de tous les crimes perpétrés contre le peuple au même titre que l’Amiral Vagba Faussignau, les Généraux Philippe Mangou, Guiai Bi Poin, Dogbo Blé et autres FDS zélées. L’heure est grave et, à l’instar du ministre Sidiki Konaté, tout le peuple de Côte d’Ivoire demande à présent aux FDS dites républicaines de se déterminer sans délai. Le peuple ne peut pas s’accommoder de leurs simples motions de soutien et il ne peut pas non plus s’embarrasser des indécis aux scrupules inutiles qui ne méritent pas sa confiance car ils n’incarnent pas ses vertus. « Il n’est jamais trop tard pour bien faire » dit également l’adage. Donc ces FDS peuvent encore se ressaisir pendant qu’il est temps, car l’issue des épreuves difficiles et douloureuses que subit le peuple sera inéluctablement une victoire totale et éclatante. A partir de ce jour-là, les militaires, tous grades confondus, qui auront failli à leur devoir républicain, ne pourront plus jamais lever la tête devant leurs frères d’arme. La honte sera la croix qu’ils porteront durant toute leur carrière au sein de l’armée nationale réunifiée. Dans tous les cas, les Ivoiriens ne laisseront pas leur pays sombrer dans l’abîme. Et demain, parce que DIEU le veut, le soleil se lèvera sur la destinée de ce courageux peuple qui, comme un seul homme, empruntera définitivement le chemin du développement harmonieux dans l’union, la discipline, le travail, la paix et la fraternité. Il laissera derrière lui ces jours sombres de son histoire qui révélera à la postérité les œuvres machiavéliques de Gbagbo Laurent, un historien de bas étage, et comment de façon souveraine, les Ivoiriens ont imposé les règles de l’école de la démocratie aux obscurantistes de refondateurs.

Dr Bakarydjan Mandeinka
Section des universitaires RDR


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