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Dossier / Année scolaire 2010-2011 - Pari difficile pour Jacqueline Oble
Publié le mercredi 16 mars 2011   |  L'Inter


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Mme Jacqueline Lohouès Oble, ministre de l`Education nationale dans le gouvernement Aké N’gbo se débat pour sauver l`école ivoirienne d`une année blanche. En effet, depuis l`éclatement de la crise post-électorale, les établissements d`enseignement scolaire fonctionnent au rythme des troubles que connaît le pays . Les couvre-feu, marches et autres mots d`ordre invitant à la désobéissance civile n`ont pas permis aux élèves de suivre normalement les cours. Conséquence: tous les élèves ne sont pas au même niveau de formation. Certains établissements scolaires sont avancés dans les programmes pendant que d`autres sont à la traîne. Selon le Fonds des Nations Unies pour l`enfance (UNICEF) , ‘’environ 800.000 enfants sont hors de l`école (...) en raison d`une campagne de désobéissance de la part du parti d`Alassane Ouattara". Cette situation inquiète l`organisation internationale. "Ce n`est pas acceptable", a fait savoir hier jeudi Grant Leaity, chef des urgences à l`Unicef pour l`Afrique de l`ouest et du centre, selon des propos rapportés par l`AFP, lors d`une conférence de presse tenue à Paris. Au ministère de l`Education nationale, l`on affiche de l’optimiste quant à une reprise normale des cours. Lors d`une émission télévisée diffusée le mercredi 09 mars dernier sur les écrans de la chaîne publique nationale, Mme Jacqueline Lohouès Oble qui a reconnu les dysfonctionnements de l`école ivoirienne, a proposé sa recette. Premièrement, créer des écoles relais afin de permettre aux élèves déplacés de reprendre les cours; deuxièmement, réaffecter provisoirement les quelque 3800 enseignants déplacés dans des établissements moins perturbés; enfin, organiser des sessions spéciales pour les examens de fin d`année. Cette trouvaille démontre les efforts du gouvernement Aké N`gbo dans sa volonté de sauver l`école. Toutefois, cette perspective ne manque pas de soulever des interrogations sur la qualité de la formation que recevront les apprenants ainsi que les conditions dans lesquelles ils suivent les cours. En effet, au niveau des écoles publiques, les salles de classe déjà surchargées auront du mal à s`adapter à un afflux de nouveaux élèves. Quant au niveau du privé, l`on se demande si les parents d`élèves auront les ressources nécessaires pour réinscrire leurs enfants dans les établissements d`enseignement privé. En outre, il ne faut pas oublier que l`Etat doit des arriérés de frais d`écolage aux établissements privés estimés à des dizaines de milliards de francs CFA. Le malaise est profond et mérite donc une réflexion sérieuse pour ne pas désavantager les personnes ayant fui les zones de combat. Depuis trois mois, les écoles en zones sous contrôle des ex-rebelles sont fermées. Que faire de ces milliers d`enfants qui ne peuvent pas poursuivre les cours dans les localités plus sécurisées. Même si l`idée d`une année scolaire à double vitesse se précise de plus en plus, n`empêche que de nombreux élèves ne seront pas scolarisés cette année. Cette disparité sera préjudiciable à la performance du système éducatif ivoirien déjà éprouvé par neuf(09) ans de crise.


Bertrand GUEU


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