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Économie

Face aux difficultés économiques - Les entreprises ferment les unes après les autres
Publié le mercredi 16 mars 2011   |  Le Patriote




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Tout comme l’eau de source qui ne s’arrête pas de couler, la fermeture des entreprises en Côte d’Ivoire se poursuit en cascade. Cette triste réalité est renvoyée chaque jour aux yeux des ivoiriens, qui observent, impuissants, la dégradation de l’économie nationale. Les sanctions prises par l’Union européenne, au lendemain de la confiscation du pouvoir par Laurent Gbagbo soumet l’économie ivoirienne à rude épreuve. Les opérateurs économiques en général et particulièrement ceux du secteur portuaire et maritime, ne sachant plus à quel saint se vouer, n’ont plus que la fermeture de leurs entreprises comme solution. Et ce n’est pas A.S. responsable commercial dans une entreprise de consignation maritime qui soutiendra le contraire. « On ne travaille plus depuis le mois de janvier. Notre activité qui consiste à préparer tous les documents nécessaires aux navires depuis leur entrée au port jusqu’à leur départ, est complètement arrêtée. Nous travaillons au restreint pour assurer le service minimum. Mais je crois que nous allons fermer l’entreprise si la situation ne s’améliore pas » s’est-il inquiété. Sur la plateforme portuaire, ce n’est pas l’ambiance des grands jours d’embarcation, et de magasinage. En effet, l’activité portuaire connaît de fortes perturbations et de fortes baisses. Les navires marchands se détournent des larges du Port Autonome d’Abidjan et celui de San Pedro pour les ports de Téma, de Lomé ou de Dakar. Face à ce manque d’activités, le PAA a procédé depuis le mois de janvier, à la fermeture de ses représentations commerciales à Bamako, Ouagadougou et Niamey, ainsi qu’à celle de sa représentation d’Europe qui couvre aussi le continent asiatique. Ainsi, l’absence de navires aux larges des côtes ivoiriennes entraîne chaque jour, un vide aux différents quais de la plateforme. Directeur d’une entreprise dont l’activité principale est la manutention et le transit, M.I a confirmé avoir fermé son entreprise du fait de l’absence de navires. "Avant la crise, notre société enregistrait un à deux navires par semaine. Depuis le mois de décembre, nous n'avons reçu qu'un seul navire", a-t-il indiqué.
Le directeur du port, Marcel Gossio a fini par le reconnaître, il y a quelques jours, lors de la rentrée commerciale de PAA. « Nous avons enregistré une baisse du trafic entraînant le détournement d’une grande partie de notre trafic marchandise vers les autres concurrents de la sous région, ce qui a plombé le trafic global qui a connu une baisse de 0,1% pour se situer à 24 016 492 tonnes contre un trafic global de 25 millions de tonnes attendus » a-t-il avoué. Pour contourner la sanction de l’Union Européenne et tenter une reprise des activités, la direction générale a effectué au mois de février, une mission d’exploration en Chine. D’autres missions en Asie sont également prévues à cet effet. En attendant, les prestations liées à l’utilisation des entrepôts sont devenues la principale source de revenu du port, selon une source bien introduite. « Et évidemment, cela n’est pas rentable pour les opérateurs économiques qui font déjà les frais de la baisse du trafic des navires » ajoute notre source. Au mois de février, trois sociétés de production de conserves de thon, à savoir Scodi, Pêche et Froid et Castelli en ont fait les frais pour difficulté d’approvisionnement du marché ivoirien. L’embargo sur l’exportation des produits café-cacao a également eu raison des grosses entreprises comme Gargill, Saco, ADM. Aujourd’hui, ces entreprises n’assurent que le service minimum pour ne pas faire les frais des sanctions de l’union européenne. Chez Gargill, les six unités industrielles à travers le pays ont totalement arrêté toute activité. « Nous nous limitons au service minimum et profitons pour rattraper des retards dans le service administratif » a fait savoir un agent de l’entreprise. Même le Droit Unique de Sortie (DUS) a pris du plomb dans l’aile. Cette taxe n’est plus reversée et par conséquent, les caisses de l’Etat sont bien à sec. Dans le secteur des hydrocarbures, la SIR a fermé. Aujourd’hui, par manque d’argent, l’entreprise éprouve d’énormes difficultés pour s’approvisionner en pétrole brut. Au niveau des ménages, la situation va de mal en pis. Entre les augmentations sauvages des prix des produits alimentaires et la pénurie de gaz, les ménagères ne savent plus où donner de la tête. A ce jour, la société ivoirienne, Petroci, a du mal à explorer ses champs pétroliers, d’une part à cause des sanctions de l’Union européenne et d’autre part, à cause du manque de fonds qui ont servi au financement de la campagne de l’ancien président et au maintien de son pouvoir fantoche. Dans le secteur des transports, la situation est tout aussi catastrophique. Plusieurs compagnies ont annulé leurs vols à destination de la Côte d’Ivoire. Depuis quelques moments, Air Ivoire traverse une zone de turbulence. Selon une source bien introduite, il y a quelques temps, les vols à destination de Lomé, Accra, Cotonou et Bamako ont été suspendus à cause des arriérés de dette que la compagnie ivoirienne doit à ces différents aéroports. S’agissant du transport terrestre, le trafic est au ralenti. Les voyages après Bouaké sont inexistants. Quant au transport ferroviaire, il est menacé du fait de l’insécurité sur la ligne Abidjan-Ouagadougou. A preuve, la Société SITARAIL a arrêté ses activités. L’économie de la Côte d’Ivoire est donc au plus mal. Presque toutes les entreprises tirent le diable par la queue et se démêlent comme elles le peuvent, pour ne pas sombrer. L’on enregistre des licenciements, des mises en chômage technique, des fermetures d’entreprises dans tous les secteurs d’activités. Que ce soit dans le secteur primaire, secondaire ou tertiaire, et la crise, dû à l’entêtement de Laurent Gbagbo à rester au pouvoir après sa défaite aux élections, menace sérieusement les entreprises. Par la faute, d’un seul individu, l’économie de tout un pays est en train de s’écrouler. Et ce sera bien la première fois que Laurent Gbagbo tienne parole puisque l’ex président avait bien promis de mettre le pays dans le chaos, s’il devait quitter le pouvoir.
Sogona Sidibé


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