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Crise post-électorale : Le commando invisible s`installe à Port-Bouët 2 / Un imam tué dans des affrontements
Publié le jeudi 17 mars 2011   |  L'Inter


Crise
© Autre presse par DR
Photo: le général Ibrahima Coulibaly (IB) chef du "Commando invisible" dans son QG d`Abobo PK18


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Depuis les affrontements aux alentours de la résidence du chef d`état-major des Forces de défense et de sécurité (FDS), Philippe Mangou, l`un des quartiers de la commune de Yopougon, Port-Bouët 2, est le théâtre d`affrontements entre forces rebelles appelé commando invisible et des éléments de l`armée nationale. Tout commence le lundi 14 mars 2011 lorsque la résidence du Gal (général) Mangou est attaquée aux environs de 5h du matin par des individus armés. La commune de Yopougon entre en ébullition et les FDS entreprennent des opérations de ratissage pour débusquer les forces rebelles. Au quartier Port-Bouët 2 au Nord de Yopougon, l`on annonce la présence des insurgés. De bonnes sources, ceux-ci auraient pris pied dans ce vaste quartier favorable à Alassane Ouattara et aurait été bien accueillis par les populations. Un habitant des lieux nous a expliqué que quand les rebelles sont arrivés, ils ont entrepris une campagne de sensibilisation sur l`objet de leur présence. « Ils disent qu`ils sont venus mettre fin aux brimades subies par les populations de la part des militaires pro-Gbagbo. Ils nous ont expliqué que ces brimades doivent cesser et qu`ils sont là pour y mettre fin », nous a indiqué un riverain. « Ils avaient des sacs en bandoulière et des gris-gris et certains étaient invulnérables aux balles », a-t-il souligné. A quelques encablures du quartier, existe un camp de la Brigade anti-émeute (BAE). Les soldats de ce camp entreprennent une opération d`envergure pour déloger le commando des lieux. Un habitant nous a indiqué que les éléments de la BAE ont d`abord libéré des tirs de sommation avant de lancer une offensive sur le quartier. C`était le mardi 15 mars 2011. « C`est la débandade ici, on tire de partout », nous a soufflé au téléphone, le mardi aux environs de 19h, une tenancière de buvette non loin du quartier Port-Bouët 2. « ça tire ici, les gens s`enferment pour échapper aux balles perdues », nous a confié au téléphone un autre résident des lieux. « Quand les soldats de la BAE sont arrivés, ils ont tiré en l`air. Les rebelles ont également répondu par des tirs. Le quartier a été encerclé et des échanges de tirs ont débuté », a témoigné un riverain, qui dit avoir veillé toute la nuit du mardi à hier mercredi à cause des détonations d`armes à feu. Les tirs, qui se poursuivaient toute la nuit du mardi, ont fait une grande victime. Il s`agit de l`imam de la grande mosquée de Port-Bouët 2 de la commune de Yopougon, El Hadj Dan Moussa Diabaté. Sur les circonstance de sa mort, deux versions s`affrontent. Selon la première défendue par le président du Conseil national islamique (CNI), l`imam Idriss Koudous, El Hadj Dan Moussa Diabaté a reçu une balle perdue juste après l`avant-dernière prière musulmane de la soirée du mardi. « Il paraît que l`imam, après la prière de 18H00 (locales et GMT), était debout sur le seuil de la porte de la mosquée et que c`est là-bas qu`il a reçu les balles et il est tombé, il est mort », a confié à l`AFP, El Hadj Idriss Koudous. « Ça tirait partout, je crois que c`est une balle perdue, je ne pense pas qu`on l`ait visé. Je sors du commissariat où je suis venu faire les papiers. On fera l`enterrement après la prière de 13H00 », a-t-il ajouté. Une autre version, défendue par le Conseil supérieur des imams (COSIM) et l`un des fils de la victime, indique que l`imam Dan Moussa Diabaté a été tué au sein de la mosquée juste après la prière. « Je m`apprêtait à officier la prière de 18h30mn lorsqu`on m`a appelé pour m`annoncer la triste nouvelle. Selon nos informations, les tueurs ont escaladé la clôture de la mosquée pour le tuer », a soutenu l`imam Ousmane Diakité, chargé de communication du COSIM. « Ce n’est pas un inconnu dans le quartier. Il a été visé et abattu alors qu’il sortait de la mosquée. Il est décédé devant les fidèles dans la mosquée et non hors de la mosquée. C’est un crime, et faire croire le contraire est une abomination », a renchéri l`un des enfants de la victime. Jusqu`à ce que nous mettions sous presse, des tirs étaient toujours entendus à Port-Bouët 2 et des familles fuyaient le quartier pour se réfugier ailleurs. « Depuis le lundi, Port-Bouët 2 est devenu un quartier chaud. Les gens fuient par milliers le quartier avec leur baluchon», nous a confié hier un autre riverain. Une atmosphère qui fait penser à ce qui s`est passé à Abobo PK18 dont les habitants ont tous fui leurs domiciles pour se réfugier dans les autres communes d`Abidjan ou regagner carrément leurs villages.


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