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Côte d`Ivoire: vers une accalmie?
Publié le samedi 19 mars 2011   |  AFP


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© Reuters par DR
Fumée s`élevant au-dessus de Williamsville, à Abidjian, après des combats entre les forces de sécurité ivoiriennes de Laurent Gbagbo et les partisans d`Alassane Outtara, le 15 mars 2011


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L'escalade des violences faisait craindre une guerre civile. C'est le moment que le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, s'est dit prêt à un «dialogue» avec son rival Alassane Ouattara. Il s'est ainsi exprimé vendredi, appelant les combattants du camp adverse à «déposer les armes».

Depuis mi-février, les affrontements se multiplient à Abidjan entre insurgés pro-Ouattara et Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à M. Gbagbo, menaçant le régime en place jusqu'aux abords du Plateau, le quartier du palais présidentiel.

Crime contre l'humanité?
Les civils sont les premières victimes, et l'ONU a accusé les forces du camp Gbagbo d'avoir tué jeudi de 25 à 30 d'entre eux, évoquant un possible «crime contre l'humanité».

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a elle dénoncé «la violence aveugle de Gbagbo contre des civils» et exigé dans un communiqué «la fin immédiate des ces brutalités».

Réagissant pour la première fois officiellement au sommet de l'Union africaine du 10 mars à Addis Abeba, qui avait confirmé l'élection de M. Ouattara comme président ivoirien lors du scrutin de novembre 2010, M. Gbagbo a dit «prendre acte des cadres de discussion proposés» par l'UA. Il «attend le Haut représentant mandaté par l'institution pour envisager le schéma de dialogue interivoirien, seul gage de sortie pacifique de la crise, seul moyen pour préserver la sécurité des citoyens», indique le communiqué lu par le porte-parole du gouvernement, Ahoua Don Mello, sur la télévision d'Etat.

L'UA, dont la position avait été catégoriquement rejetée par le camp Gbagbo, avait décidé de réunir d'ici au 24 mars des négociations entre les parties ivoiriennes pour appliquer ses propositions, notamment un gouvernement d'union nationale incluant des partisans de M. Gbagbo.

Les 23 et 24 mars la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) tiendra un sommet sur la crise, a annoncé l'organisation.

Une fin de non-recevoir

M. Gbagbo, qui doit s'adresser «bientôt» à la Nation, a par ailleurs appelé «les rebelles», terme dont il désigne les combattants du camp Ouattara, à «déposer les armes, à cesser les violences».

L'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), alliée à M. Ouattara et qui tient le nord du pays depuis 2002, lui a opposé une fin de non-recevoir. «Comment peut-on demander à des forces républicaines de déposer les armes? C'est plutôt lui qui doit dire à ses miliciens de déposer les armes», a lancé le porte-parole Félicien Sékongo.

Jeudi, 25 à 30 personnes, selon l'ONU, ont été tuées dans le quartier d'Abobo (nord), fief électoral de M. Ouattara et base des insurgés, par «les forces armées du camp» Gbagbo. Ce massacre pourrait constituer un «crime contre l'humanité», a indiqué un porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme. La France a dénoncé un «massacre délibéré de civils» et le Burkina a redouté une «violence généralisée».

Théorie du complot
Mais le gouvernement Gbagbo a dénoncé un «complot». «Il y a une synergie entre l'ONU, la France, les rebelles contre la Côte d'Ivoire», a déclaré à l'AFP Ahoua Don Mello.

Le quartier d'Abobo avait été de nouveau la cible dans la nuit de jeudi à vendredi de tirs d'armes lourdes, ont rapporté à l'AFP des habitants.

Laurent Gbagbo a marqué un point à l'extérieur: la cour de justice de la Cédéao a ordonné vendredi aux 15 Etats membres de s'abstenir de l'usage de la force en Côte d'Ivoire, dans une décision provisoire en attendant un jugement sur le fond.

La décision n'a cependant pas d'implication immédiate, la Cédéao semblant avoir écarté un éventuel usage de la force pour déloger M. Gbagbo.

Ce dernier a accusé le président nigérian Goodluck Jonathan, l'un des tenants de la ligne dure face à M. Gbagbo, d'apporter une «assistance militaire» au camp Ouattara en «convoyant près de 500 mercenaires sur Bouaké» (centre), fief des FN.

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