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Politique

La Cedeao reprend en main le dossier ivoirien - Les difficultés qui l`attendent
Publié le lundi 21 mars 2011   |  L'Inter


Situation
© Reuters
Vendredi 24 décembre 2010. Abuja (Nigeria). Photo: Le President du Burkina Faso SEM Blaise Compaore (droite) et le President du Nigeria SEM Goodluck Jonathan


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La Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cedeao) va reprendre en main la gestion de la crise née du second tour de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire. Selon un communiqué de la Cedeao dont l`Afp s`est fait l`écho le week-end dernier, l`organisation sous-régionale tiendra, sauf changement, un sommet sur la situation ivoirienne les 23 et 24 mars prochains à Abuja au Nigéria. Ce sommet ordinaire va consacrer, apprend-on, une bonne partie de son temps à la crise ivoirienne, et planchera ensuite sur d`autres problèmes auxquels la sous-région est confrontée. Ce sommet examinera entre autres, toujours selon le communiqué de l`organisation, le rapport de la 28è session du Conseil de médiation et de sécurité de la Cedeao, chargé de la prévention et du règlement des conflits, qui s`est réuni récemment en Côte d`Ivoire. On peut donc le dire, l`organisation dirigée actuellement par le président nigérian Jonathan Goodluck, revient de plain pied dans la gestion du dossier ivoirien. On connaissait déjà sa position dans ce conflit post-électoral, à savoir que Alassane Ouattara, déclaré vainqueur des élections, selon les résultats proclamés par le président de la Commission électorale indépendante (Cei), est bel et bien le président élu de Côte d`Ivoire. Par conséquent Laurent Gbagbo, qui lui a été proclamé élu et investi par le Conseil constitutionnel ivoirien, devrait céder la place. La Cedeao avait même évoqué le recours à la force militaire via l`Ecomog contre Laurent Gbagbo, et commis à cet effet les chefs d`états-major des Armées de la sous-région pour refléchir à une stratégie d`intervention militaire. On en était à ce niveau, quand l`Union africaine est montée en puissance pour voir un peu plus clair dans ce dossier avant toute décision, mettant ainsi à l`écart la Cedeao. L`Ua a rendu les conclusions de ses travaux, qui reconnaissent encore Alassane Ouattara comme président. L`organisation africaine a décidé de l`envoi d`un haut représentant en Côte d`Ivoire pour trouver les conditions de l`application de ses décisions. Dans le même temps, l`organisation sous-régionale, qui gère l`espace où a lieu le conflit ivoirien, a été remise en selle. La grande question reste cependant de savoir quelle sera la touche de la Cedeao dans la résolution de ce conflit, après que l`Union africaine a déjà donné son verdict ? Selon des observateurs, les difficultés de mise en oeuvre des décisions de l`Ua existent. Celles-ci ont pu conduire l`Union africaine à avoir recours à la Cedeao. Une façon de jeter la patate chaude aux mains de l`institution sous-régionale, plus proche de la Côte d`Ivoire. La Cedeao va-t-elle, comme elle l`a toujours indiqué, remettre sur la table l`option militaire contre Laurent Gbagbo? Equation difficile à résoudre. Déjà le vendredi 18 mars dernier, se saisissant d`une plainte du camp Gbagbo contre l`Etat nigérian, accusé de convoyer des mercenaires à Bouaké en renfort à la rébellion des Forces nouvelles, la Cour de justice régionale a « ordonné aux Etats membres et aux institutions de la Communauté de se conformer strictement à l`article 23 du règlement de la Chambre », indiquant que « cet article prévoit que, quand un conflit vient devant la Chambre, les Etats membres doivent s`abstenir de toute action susceptible d`aggraver le conflit ». En un mot, la Cour de justice s`opposait là à tout recours à la force militaire en Côte d`Ivoire. L`avocat du camp Gbagbo dans cette affaire, Mohamed Faye, s`était réjoui de cette décision de la Cour de justice de la communauté régionale. « Aucune institution de la CEDEAO ne devrait prendre quelque action que ce soit, susceptible d`aggraver la situation tant que le tribunal ne se sera pas prononcé sur le fond », avait-il noté. Le président en exercice de la CEDEAO avait indiqué le 24 février dernier que toute action militaire pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir devait être placée « sous l`égide de l`ONU », qui garde encore ses distances vis-à-vis de cette option. Donc pas d`action militaire, du moins pour le moment. Gbagbo peut encore souffler. En revanche, de quoi dispose la Cedeao contre le régime de la Refondation, encore solidement fixé à Abidjan ? Une difficile question qui fera certainement objet de débat à ce sommet des mercredi 23 et jeudi 24 mars prochains. Parlant de l`option militaire, si cela devrait être le dernier recours, un observateur averti a souligné toute la complexité de cette opération. La Côte d`Ivoire étant dans un ensemble où elle constitue économiquement le noyau important, sa destruction pourrait avoir des repercussions graves sur ses voisins. Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà commencé à tirer la sonnette d`alarme. Dans un communiqué publié récemment, le Fmi a indiqué que « la reprise économique que connait actuellement l`Afrique de l`Ouest est menacée par la crise politique qui persiste en Côte d`Ivoire. L`impact économique de la contestation des résultats des élections de l`an dernier sur l`Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et sur l`ensemble de la région va s`aggravant », s`inquiète le Fmi. Une situation qui fragilise quelque peu les actions de la Cedeao en Côte d`Ivoire.

Hamadou ZIAO


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