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Abidjan: plusieurs milliers de partisans de Gbagbo pour entrer dans l`armée
Publié le lundi 21 mars 2011   |  AFP


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© Reuters


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ABIDJAN - Des milliers de jeunes partisans du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo cherchaient lundi à s`enrôler dans l`armée alors que la Côte d`Ivoire, prise dans une meurtrière spirale de violences post-électorales, semble toujours au bord de la guerre civile.
Dans le même temps, la mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci), forte de
10.000 hommes, était sous pression de la France et d`Alassane Ouattara,
président reconnu par la communauté internationale après le scrutin du 28
novembre, pour mieux protéger les civils.
Plusieurs milliers de jeunes attendaient devant l`état-major lundi matin, a
constaté l`AFP. "Je veux une kalach(nikov) pour défendre mon pays", a déclaré
à l`AFP Cyprien, mécanicien de Yopougon, un quartier de l`ouest d`Abidjan
considéré comme un fief de M. Gbagbo.
"J`ai répondu à l`appel du +général+ Blé Goudé, je suis prêt à mourir pour
mon pays et chasser ces rebelles", a renchéri Théodore, cordonnier.
Charles Blé Goudé, le chef des "jeunes patriotes", fervents partisans de M.
Gbagbo, avait appelé les jeunes "prêts à mourir pour leur patrie" à
"s`enrôler", au moment où le régime est défié à Abidjan par des insurgés
pro-Ouattara.
Lors d`une cérémonie devant les locaux de l`état-major, le général Philippe
Mangou, chef des Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à M. Gbagbo,
qui était accompagné de M. Blé Goudé, s`est adressé aux volontaires.
"Donnez vos coordonnées" dans un des dix points d`enregistrement et
"repartez tranquillement, on vous convoquera le moment opportun", a-t-il dit,
semblant donc indiquer que les volontaires ne seraient pas immédiatement
intégrés dans les forces armées.
"Je salue votre engagement et votre détermination à défendre la
souveraineté de la Côte d`Ivoire. Est-ce que je peux compter sur vous pour la
défense de la souveraineté de la Côte d`Ivoire?", a-t-il lancé à la foule.
"Oui, on veut des kalach", ont répondu les jeunes.
De nombreux observateurs, craignant d`éventuels dérapages, s`interrogent
sur la formation et l`armement qui seront fournis à ces nouvelles recrues, peu
habituées à la discipline militaire.
Pour Anne Ouloto, porte-parole de M. Ouattara, "armer des jeunes est
suicidaire, c`est conduire les jeunes à l`abattoir" et cela constitue "un
signe que Laurent Gbagbo est aux abois".
Les craintes sont d`autant plus vives que les violences se multiplient.
Entre 25 et 30 civils ont été tués jeudi, selon l`ONU, lors du pilonnage
par les "forces armées du camp" Gbagbo du quartier d`Abobo (nord d`Abidjan),
bastion des insurgés. Le gouvernement Gbagbo a dénoncé "un complot".
La communauté internationale a condamné ce massacre, l`ONU évoquant un
possible "crime contre l`humanité". La crise post-électorale a déjà fait près
de 440 morts, selon l`ONU.
L`Onuci a notamment pour mandat la protection des civils. Mais elle fait
face à la vive hostilité du camp Gbagbo, qui demande son départ.
Régulièrement, la radio-télévision d`Etat RTI compte l`Onuci parmi les
"ennemis de la Côte d`Ivoire", détaillant les nationalités des pays africains
voisins qui la composent.
Mais l`ONU est également sous pression de la France, ex-puissance coloniale
mise en cause par le régime Gbagbo, et du camp Ouattara.
Paris a estimé que l`Onuci "devrait jouer son rôle sans doute plus
efficacement" car "elle a un mandat qui lui permet d`utiliser la force si des
confrontations ou des violences s`exercent".
La porte-parole de M. Ouattara a renchéri: "l`ONU doit passer à l`action"
pour "protéger les civils" et donner au président reconnu par la communauté
internationale "les moyens de gouverner".

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