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Politique Publié le lundi 21 mars 2011 | AFP

Côte d`Ivoire: les pro-Ouattara avancent à l`ouest, le camp Gbagbo recrute

© AFP Par DR
Encasernement des combattants des Forces nouvelles : le commandant Chérif Ousmane prend la tête du 4ème Groupement d’Instruction
Mercredi 25 août 2010. Bouaké, 3è bataillon. Cérémonie de remise du Drapeau ivoirien au commandant Chérif Ousmane, en présence du préfet Konin Aka, du général de brigade Soumaïla Bakayoko, chef d`état-major des FAFN, et des autorités militaires et politiques de la ville
ABIDJAN - Les forces soutenant Alassane Ouattara, président ivoirien reconnu par la communauté internationale, ont pris lundi la ville de Bloléquin dans l`Ouest, alors qu`à Abidjan des milliers de jeunes partisans du chef d`Etat sortant Laurent Gbagbo voulaient entrer dans l`armée.
Frontalier du Liberia, l`Ouest ivoirien est l`un des théâtres des combats
depuis février entre les deux camps, avec Abidjan où la flambée des violences
nées de la crise post-électorale fait craindre une guerre civile. Près de 440
personnes ont été tuées depuis fin 2010, selon l`ONU.
Après avoir pris dans l`Ouest quatre villes au camp Gbagbo en un mois,
l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) alliée à Alassane Ouattara, qui tient

la moitié nord du pays depuis son putsch raté de 2002, a conquis Bloléquin.

"Les rebelles sont entrés à 04H00 (locales et GMT) à Bloléquin après
d`intenses combats", a indiqué par téléphone à l`AFP un milicien combattant
avec les soldats des Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à Laurent
Gbagbo.
"Nous avons été attaqués à Doké (localité à une dizaine de km à l`ouest)
avant-hier (samedi), nous les avons repoussés jusqu`à Bloléquin et
actuellement nous avons pris Bloléquin et sommes en train de faire le
ratissage", a dit le porte-parole militaire des FN, Seydou Ouattara.
Avec la prise de Bloléquin, les forces pro-Ouattara sont désormais à
environ 80 km de la ville de Duékoué, important carrefour menant à l`est vers
la capitale politique Yamoussoukro, et au sud vers le port de San Pedro, plus
grand port d`exportation de cacao au monde.

Conséquence des tensions dans la zone, plus de 90.000 Ivoiriens se sont

réfugiés au Liberia depuis le début de la crise en Côte d`Ivoire, dont plus de
la moitié depuis fin février.

Lundi, les services d`immigration libériens ont avoué être désemparés face

à cet afflux de réfugiés.
A Abidjan, plusieurs milliers de jeunes partisans de Laurent Gbagbo ont
afflué lundi vers l`état-major pour s`enrôler dans l`armée, au moment où le
régime est défié par des insurgés pro-Ouattara dans la capitale économique

même.
"J`ai répondu à l`appel du +général+ Blé Goudé, je suis prêt à mourir pour

mon pays et chasser ces rebelles", a dit Théodore, cordonnier.

Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes patriotes", les plus fervents partisans
de M. Gbagbo, avait appelé samedi les jeunes "prêts à mourir pour leur patrie"
à "s`enrôler".

Lors d`une cérémonie aux airs de meeting sur un immense terrain dans

l`enceinte du camp de l`état-major, le général Philippe Mangou, patron des
FDS, qui était accompagné de Charles Blé Goudé, s`est adressé à la foule des
volontaires.
"Donnez vos coordonnées" dans un des dix points d`enregistrement et
"repartez tranquillement, on vous convoquera le moment opportun", a-t-il dit,
semblant indiquer que les volontaires ne seraient pas immédiatement intégrés
dans les forces armées.
De nombreux observateurs, craignant d`éventuels dérapages, s`interrogent
sur la formation et l`armement qui seront fournis à ces recrues, peu habituées
à la discipline militaire.
Les craintes sont d`autant plus vives que les violences se multiplient.
Entre 25 et 30 civils ont été tués jeudi, selon l`ONU, lors du pilonnage
par les "forces armées du camp" Gbagbo du quartier d`Abobo (nord d`Abidjan),
bastion des insurgés. Le gouvernement Gbagbo a dénoncé un "complot".

Le Conseil de sécurité de l`ONU a exprimé "son indignation" après la tuerie

de jeudi à Abobo. "De tels crimes ne resteront pas impunis et les auteurs
seront tenus responsables", a-t-il ajouté.

Mais le gouvernement Ouattara a exigé bien davantage des Nations unies,
dont la mission Onuci compte quelque 10.000 hommes dans le pays: il a réclamé
un "recours immédiat à la force légitime" pour "protéger les populations
civiles".

Par Evelyne AKA
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