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Tentative avortée de dialogue - Zuma demande à Gbagbo de partir
Publié le mardi 22 mars 2011   |  Nord-Sud


Arrivée
© Reuters
Le Président Jacob Zuma de l`Afrique du Sud et le President Laurent Gbagbo


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L’un des derniers soutiens à la tentative de hold-up de Laurent Gbagbo vient de jeter l’éponge. Le président sud-africain a enfin demandé à son poulain de céder le fauteuil au président élu.
L’espoir a été de courte durée. Mais, il a existé au cours de la semaine du 14 au 20 mars. Si Laurent Gbagbo avait tenu, encore une fois parole, les Ivoiriens seraient en train de goûter à cette denrée rare qu’est devenue la paix.
L’initiative est venue du président sud-africain. Jacob Zuma a appelé l’ex-chef de l’Etat en début de semaine pour lui demander de se retirer. Pour Zuma, Gbagbo devait enfin reconnaître toutes les décisions qui consacrent la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Il lui a donc suggéré de commencer à démonter lui-même, et de manière organisée, son système. Et, le chef de l’Etat sud-africain, l’un des seuls soutiens de Gbagbo avec son homologue angolais, d’insister sur la nécessité pour son poulain de prendre langue avec le président du Burkina Faso. Car, c’est ce dernier qui peut l’aider à obtenir les garanties nécessaires à son retrait. Gbagbo donne son accord pour que Zuma démarche avec Compaoré. Le facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien se montre ouvert à la proposition qui peut permettre de sortir pacifiquement de la crise. Il en informe le président Alassane Ouattara et son Premier ministre Guillaume Soro. Au nom de la paix, il est disposé à parler à l’ex-chef de l’Etat ivoirien.
Pour joindre l’acte à la parole, le président du Faso téléphone le mercredi 16 mars à celui qui est allé solliciter sa facilitation en 2006. Laurent Gbagbo réitère la promesse donnée à Jacob Zuma de se retirer au profit de Ouattara. Il souhaite négocier les conditions de son départ.
Mais, Compaoré est méfiant. Il n’a pas oublié les nombreuses volte-face de Gbagbo. Pas besoin d’attendre longtemps pour jauger la bonne foi de ce dernier qui a annoncé un discours pour jeudi. Cette sortie devait être l’occasion d’envoyer des messages clairs sur l’initiative en cours. Toute la journée de jeudi, toutes les oreilles sont tendues du côté du palais d’Abidjan. Point de discours. Ni le lendemain aussi. Sans raison officielle.
Il est vrai que l’appel du président sud-africain est tombé à un moment critique pour l’ex-chef de l’Etat. L’armée a perdu son unité d’action. Ses miliciens et autres mercenaires n’arrivent pas à contenir l’avancée du commando mystérieux d’Abobo qui multiplie les actions un peu partout dans la capitale économique. L’Ouest est passé aux mains des Forces républicaines fidèles à Ouattara. C’est donc en toute logique que Gbagbo prête une oreille attentive aux propos de Zuma dont le soutien lui avait été précieux à l’Union africaine. D’ailleurs, selon des sources fiables, Pretoria a même ouvert un compte au profit du pouvoir illégitime, pour ses opérations financières avec l’extérieur. Cela, en remplacement du compte d’opération bloqué à la Bceao.
Mais, l’ex-chef de l’Etat changera de position à la dernière minute. Car, les trois généraux qui le soutiennent, envers et contre tous, l’ont rassuré quant à leur capacité à reprendre le contrôle d’Abidjan dans les prochains jours.
Séduit par cette promesse de ses hommes en arme, Gbagbo n’accorde plus d’intérêt à l’issue pacifique pour laquelle il avait donné son accord. Pour gagner du temps, il demande à son clan de préparer une stratégie de négociation qui le garde comme président de la République. Alors que la dernière décision de l’UA demande l’installation de Ouattara et l’ouverture des négociations.
Mais, du côté de la présidence du Faso, l’on sait déjà que la messe est dite pour l’initiative Zuma. Même si, officiellement, rien n’a été décidé. Gbagbo a lui retrouvé son terrain de jeu favori : gagner du temps dans des discussions auxquelles il ne croit pas.
Pendant ce temps, le clan du mauvais perdant continue à tenter d’allumer la flamme de la guerre civile. Après l’échec des tentatives sur la mèche religieuse, avec notamment les assassinats d’imams, il passe désormais à la distribution en masse d’armes de guerre aux civils. Au nez et à la barbe de l’Onu qui viendra, sans doute, tenir un décompte macabre des victimes.
Kesy B. Jacob


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