Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS



Comment

Dernières dépêches



Politique

Libye: le Nigeria critique le manque d`intérêt pour la Côte d`Ivoire
Publié le mardi 22 mars 2011   |  AFP


Le
© Reuters


Vos outils

IMPRIMER
height=28

PARTAGEZ
Le Nigeria, qui mène campagne pour le départ du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, a critiqué lundi soir les "contradictions" de la communauté internationale qui concentre son attention sur la Libye au détriment de la Côte d`Ivoire en quasi guerre civile.
Le ministre des Affaires étrangères nigérian Odein Ajumogobia a ainsi
accusé les grandes nations de rester passives alors que des centaines de
personnes sont assassinées en Côte d`Ivoire depuis les élections contestées du
28 novembre dans ce pays.
"Les contradictions entre principes et les intérêts nationaux semblent être
à la base des lois internationales et de la politique", a-t-il dit dans un
discours.
On voit ainsi, d`après le ministre, "la communauté internationale imposer
une zone d`exclusion aérienne au dessus de la Libye pour protéger les civils
innocents de massacres, mais simplement assister au massacre de sept femmes
innocentes (NDLR tuées par balles lors d`une manifestation pro-Ouattara le 3
mars dans le quartier d`Abobo à Abidjan) et de centaines d`autres hommes,
femmes et enfants".
"Nous ne pouvons ignorer ces contradictions", a répété le chef de la
diplomatie nigériane lors de l`inauguration d`un nouveau bâtiment de son
ministère.
Près de 440 personnes ont été tuées en Côte d`Ivoire depuis fin 2010, selon
l`ONU.
Entre 25 et 30 civils ont notamment trouvé la mort jeudi dernier, selon
l`ONU, lors du pilonnage par les "forces armées du camp" Gbagbo du quartier
d`Abobo (nord d`Abidjan), bastion des insurgés. Le gouvernement Gbagbo a
dénoncé un "complot".
Le Conseil de sécurité de l`ONU a exprimé "son indignation" après la tuerie
de jeudi à Abobo, en affirmant que "de tels crimes ne resteront pas impunis et
les auteurs seront tenus responsables".
M. Ajumogobia avait demandé en février aux Nations unies de donner leur
aval à un usage de la force pour obliger Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir,
en ajoutant qu`un blocus total des forces loyalistes était une possibilité si
les efforts diplomatiques échouaient.
Les commentaires du ministre nigérian surviennent juste avant une rencontre
de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest) à
Abuja, la capitale fédérale nigériane, mercredi et jeudi, au cours de laquelle
la crise en Côte d`Ivoire sera au centre des discussions.
Le gouvernement Ouattara a lui aussi exigé des Nations unies, dont la
mission Onuci compte quelque 10.000 hommes dans le pays, un "recours immédiat
à la force légitime" pour "protéger les populations civiles".

LIENS PROMOTIONNELS