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Côte d`Ivoire: l`usage de la force doit être "international" (Cédéao)
Publié le jeudi 24 mars 2011   |  AFP


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© Autre presse par DR


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ABUJA,Une intervention armée en Côte d`Ivoire doit
être une "entreprise internationale", a estimé jeudi un haut responsable de la
Cédéao tandis que les chefs d`Etat ouest-africains, réunis en sommet à Abuja,
planchaient sur la crise post-électorale dans ce pays.
"La Cédéao (Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest) ne fait
pas usage de la force, l`usage de la force doit être une entreprise
internationale", a déclaré à quelques journalistes James Victor Gbeho,
président de la commission de la Cédéao, lors d`une pause.
En décembre, la Cédéao a menacé d`employer la force pour chasser du pouvoir
le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo si celui-ci s`obstinait à refuser
de céder la place à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle
de novembre 2010 par la quasi-totalité de la communauté internationale.
M. Gbagbo occupe toujours la présidence et les violences post-électorales
ont fait 462 morts depuis fin 2010 selon un nouveau bilan de l`Onu jeudi.
"Nous renouvelons l`appel à l`usage de la force légitime (...) mais cela va
être transmis à l`ONU qui décidera de permettre ou non cela", a expliqué M.
Gbeho.
La décision des dirigeants de la Cédéao en décembre "à savoir l`usage de la
force en dernier recours, est toujours valide et ils s`y tiennent", a-t-il
assuré.
Les chefs d`Etat et de gouvernement réunis à Abuja doivent publier jeudi
une déclaration sur la Côte d`Ivoire à l`issue de ce sommet ordinaire
semestriel qui s`est ouvert mercredi dans un grand hôtel.
"Les dirigeants ont réfléchi très sérieusement à ce qui se passe" dans ce
pays. "Ils demandent à l`ONU et à l`ensemble de la communauté internationale
de mettre fin aussi vite que possible" à cette crise, a poursuivi M Gbeho.
Le président nigérian Goodluck Jonathan avait annoncé mercredi que la
Cédéao étudiait la possibilité de demander à l`ONU d`aller plus loin dans sa
réponse aux troubles en Côte d`Ivoire, où l`on craint une guerre civile.
La Cédéao a par ailleurs indiqué dans un communiqué jeudi que M. Gbeho
avait adressé un courrier à Laurent Gbagbo pour condamner la "rhétorique
incendiaire" de son camp qui vise des citoyens ouest-africains et "incite ses
partisans à prendre les armes contre des citoyens d`autres pays de la Cédéao".
Il accuse également "des Etats de fournir des mercenaires à des opposants dans
la crise ivoirienne".
Mercredi, le président de la Commission de l`UA, Jean Ping, a jugé "très
préoccupants" les développements des dernières semaines, dans un message lu en
son nom au sommet. Il a ajouté que l`UA était sur le point de nommer "un
représentant de haut niveau" pour la Côte d`Ivoire.
Des témoins ont fait état mercredi de la fuite vers l`est de milliers de
personnes, pour échapper à des combats opposant les forces loyales à M. Gbagbo
à des troupes pro-Ouattara, dans l`ouest du pays.
Les présidents Boni Yayi (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Ellen
Johnson Sirleaf (Libéria), Amadou Toumani Touré (Mali), Abdoulaye Wade
(Sénégal), Ernest Koroma (Sierra Léone) et Faure Gnassingbé (Togo) notamment
étaient présents mercredi à Abuja.
Le sommet devra aussi choisir le successeur de M. Jonathan à la présidence
tournante de la Cédéao et revoir la suspension de la Guinée et du Niger, deux
pays exclus après des coups d`Etat militaires qui ont récemment tenu des
élections permettant un transfert du pouvoir aux civils.

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