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Politique

La Côte d’Ivoire au bord de la guerre civile
Publié le dimanche 27 mars 2011   |  JDD


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© Getty Images (Photo d`archive)
A l`appel de Charles Blé Goudé, chef des "patriotes" pro-Gbagbo, ces partisans, essentiellement des jeunes, avaient convergé dès la mi-journée vers la place de la République, dans le quartier du Plateau


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Des tirs à l'arme lourde ont retenti vendredi à Abidjan, au moment où la France demandait aux Nations unies d'interdire ce type d'armement dans la plus grande ville de Côte d'Ivoire. Alors que Laurent Gbagbo ne semble toujours pas disposé à quitter le pouvoir, Alain Toussaint, un de ses conseillers, affirme que la France déclare la guerre à la Côte d'Ivoire en cherchant à durcir les sanctions contre son camp.

Vendredi, dans le nord d'Abidjan, des tirs à l'arme lourde ont été entendus pendant plusieurs heures près d'un camp de l'armée fidèle à Gbagbo, dans le quartier d'Anyama. "Nos positions ont été attaquées à l'arme lourde par les rebelles. Nous avons pu les repousser et ils se sont réfugiés dans les villages environnants", a déclaré une source à l'état-major des Forces de défense et de sécurité (FDS, fidèles à M. Gbagbo). Anyama jouxte le quartier d'Abobo, bastion des insurgés favorables au président ivoirien reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara. Depuis mi-février, les FDS affrontent les insurgés pro-Ouattara à Abobo et dans d'autres quartiers d'Abidjan où ils ont réussi à s'infiltrer.

Ces attaques surviennent alors que la France a annoncé avoir déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU en vue de faire cesser ces tirs. "C'est un scandale qu'on tire à l'arme lourde à Abidjan", a déclaré le président français Nicolas Sarkozy à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. "Il faut au minimum déclarer que la ville soit interdite aux armes lourdes", a-t-il ajouté.

Des mercenaires venus du Libéria sèment la terreur
Le projet de résolution, déposé également par le Nigeria, demande explicitement le départ de Laurent Gbagbo. S'il était voté, ce serait la première fois que le Conseil de sécurité demande formellement le départ du président sortant. Les Quinze se sont jusqu'à présent bornés à reconnaître indirectement Alassane Ouattara.

Par ailleurs, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé que des mercenaires venus du Libéria voisin semaient la terreur dans l'ouest du pays. A Abidjan, le porte-parole du HCR, Jacques Franquin, a ainsi révélé que des Libériens, recrutés par le camp de Laurent Gbagbo, étaient intervenus dans l'ouest du pays où ils "pillent, violent et tuent". "Nous sommes très inquiets, les populations sont paniquées", a-t-il ajouté, chiffrant à "quelque centaines" ces mercenaires dans la région de Guiglo, devenue "une zone de non-droit":

"Il y a une insécurité grandissante à Abidjan, en Côte d'Ivoire et nous assistons à une augmentation brutale des déplacements", a expliqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming. "Selon nos estimations, il pourrait y avoir jusqu'à un million de personnes rien qu'à Abidjan qui ont été déplacées", a-t-elle ajouté. Alors que la crise ivoirienne, née de la présidentielle de novembre 2010, ne cesse de se détériorer après avoir déjà fait plus de 460 morts selon l'ONU. L'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Gérard Araud, a estimé devant la presse qu'Abidjan était "au bord d'une guerre civile" et que "Gbagbo doit partir".

"C’est une déclaration de guerre à la Côte d’Ivoire"
Des milliers de partisans du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo sont attendus samedi près du palais présidentiel à Abidjan. Dans la clameur de la sono, plusieurs centaines de jeunes commençaient en fin de matinée à rejoindre la place de la République, dans le quartier du Plateau, cœur du pouvoir, bouclé par de nombreux barrages de "jeunes patriotes" pro-Gbagbo. Le rassemblement, censé démarrer dans l'après-midi et s'achever dimanche matin, sera à la fois un "soulèvement populaire", un "camping" et une célébration pour "glorifier Dieu", selon son organisateur, le chef des "patriotes" Charles Blé Goudé.
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