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Politique

Côte d`Ivoire : "deux poids deux mesures" dans la mobilisation internationale (avocats de Ouattara)
Publié le lundi 28 mars 2011   |  AFP


Justice
© AFP par Martin Bureau (Photo d`archive)
5 octobre 2009. Paris (France)


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PARIS - Les avocats d`Alassane Ouattara, reconnu président de la Côte d`Ivoire par la communauté internationale, ont déploré lundi qu`il y ait "deux poids deux mesures dans la mobilisation
internationale", souhaitant en Côte d`Ivoire "l`usage de la force légitime" comme en Libye.
"J`ai l`impression que la Côte d`Ivoire devient le drame oublié ou occulté.
On a lancé une opération en Libye craignant que Kadhafi (...) assassine des
gens à Benghazi, alors que (le président sortant de la Côte d`Ivoire) Laurent
Gbagbo a déjà commencé à assassiner des gens et continue", a déclaré Me
Jean-Paul Benoit lors d`une conférence de presse, estimant qu`il y avait "deux
poids, deux mesures dans la mobilisation internationale".
"La Côte d`Ivoire mérite un intérêt public international" et les
populations du pays "une sollicitude au moins égale à celle dont bénéficie le
malheureux peuple libyen", a ajouté Me Jean-Pierre Mignard.
Les deux avocats de "la République de Côte d`Ivoire" demandent à la
communauté internationale "l`usage de la force légitime", comme "on l`a fait
en Libye".
"Actuellement, la force c`est Gbagbo qui l`emploie, il faut l`arrêter. Il
n`a pas une armée puissante face à L`Onu. C`est une affaire qui peut prendre
24 heures", estime Me Benoit, tout en soulignant qu`une telle intervention
devait se faire "dans le cadre du droit" et avec "un consensus international".
Les deux avocats ont adressé le 9 mars un "mémorandum" à la Cour pénale
internationale (CPI), accusant Laurent Gbagbo et ses services de sécurité de
"crimes contre l`humanité".
Ils souhaiteraient que le procureur de la CPI "se saisisse de lui-même",
sans attendre que la Côte d`Ivoire le fasse, a expliqué Me Mignard.
Le pays, qui a signé le statut de Rome (qui a créé la CPI), n`a pas encore
ratifié le texte, car "le parlement n`est pas en mesure" de le faire
actuellement, a-t-il ajouté.
Selon lui, "la CPI a largement de quoi se déclarer compétente". "Le
procureur peut se saisir. Tout retard pris a des conséquences. Nous sommes
dans une situation de non assistance à peuple en péril", a insisté le
conseiller.

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