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Le ministre Albert Mabri Toikeusse, ministre du Plan et du développement : “Voici ceux qui vont gérer les 45 milliards”
Publié le mercredi 30 mars 2011   |  Le Nouveau Réveil


Situation
© Partis Politiques par Aristide
Situation socio-politique: la Conférence des présidents du Rhdp élargie aux Forces nouvelles et à l’Upci s`est réunie
Mardi 29 mars 2011. Abidjan, Hôtel du Golf. Les présidents Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Mabri Toikeusse, Anaky Kobenan et Gnamien Konan, et le ministre Mamadou Koné, Secrétaire général pare intérim des Forces nouvelles, échangent sur la situation socio-politique


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De retour d`Abuja au Nigéria ou il a représenté le président Alassane Ouattara au 39ème sommet de la Cedeao, rencontré à Bouaké, le ministre du plan et du développement, le ministre Albert Mabri Toikeusse a fait le point du sommet et aussi et surtout un tour d`horizon de l`actualité sur la crise post-électorale en Côte d`Ivoire.

M. le Ministre, vous venez d`Addis-Abeba où vous faisiez partie de la délégation qui a représenté le président ivoirien lors du 30ème sommet des chefs d`Etat et de gouvernement de la Cedeao qui s`est déroulé les 23 et 24 mars dernier. Que peut-on retenir de cette rencontre ?
On peut retenir que la Cedeao, au regard de la situation qui prévaut, a donc pris ses responsabilités en demandant que le président Alassane Ouattara soit installé le plus rapidement possible. Et sur cette base là, elle a sollicité, la caution des Nations Unies du Conseil de sécurité qui a reçu un projet de résolution depuis vendredi dernier. Et je pense qu`aujourd`hui ce projet va être examiné au niveau du Conseil de sécurité pour autoriser l`utilisation de toutes les voies permettant au président Ouattara de rentrer dans ses prérogatives légitimes.

Même la force légitime ?
Ah oui, y compris la force légitime. Il n`a pas été dit ici dans la résolution mais je voudrais dire que lorsque sur la base des tueries avec des armes lourdes, quand on demande l`interdiction et l`utilisation des armes lourdes contre les populations à Abidjan, c`est comme quand si vous prenez le cas de la Lybie. La zone d`interdiction de vols, on ne l`introduit pas sans utiliser la force. Vous avez vu comment les forces alliées ont agi la-bas. Il s`agissait de détruire l`arsenal de guerre de Kadhafi. Evidemment, Gbagbo n`a pas d`arsenal de guerre mais il a quand même quelques chars qui tuent des populations en particulier à Abobo. Qui balancent des bombes au hasard, c`est cela qu`il faut arrêter. Pour cela, la force légitime s`impose. Maintenant celui qui se croyait fort semble négocier. Je voudrais dire que plutôt que négocier, il doit déclarer sa défaite et se retirer. Si cela arrive, peut être que ça ne poussera pas la Cedeao à aller jusqu`à détruire du matériel qui appartient quand même à la Cote d`Ivoire. Vous savez quand même que les commandos invisibles détruisent les chars. On en souffre parce que c`est les biens de la Côte d`Ivoire que Gbagbo perd et fait détruire. Mais le plus important, c`est de sortir de cette crise et sortir paisiblement serait la meilleure option. Mais quelle chance Gbagbo laisse et à nous mêmes et à la communauté internationale pour que nous n`arrivions pas à la force.

Depuis le vendredi, l`Union Africaine a nommé un haut représentant pour gérer la crise ivoirienne, en la personne de José Brito, le ministre des Affaires étrangères et qui a été récusé par le président de la république, Alassane Ouattara. Quel est votre commentaire ?
Je pense que le président à tout à fait raison. Je pense que l`Union Africaine s`est discréditée sur le dossier ivoirien. Beaucoup de chefs d`Etat de l`Union africaine ont des efforts, des irréductibles comme Zuma, comme Mugabé étaient au Conseil de paix et de sécurité. Et, c`est à l`unanimité que les décisions d`Addis-Abeba avaient été prises. Des délais que nous avons d`ailleurs trouvés longs parce que dans l`intervention du président Ouattara, il leur a demandé d`agir de sorte qu`en trois (3) jours, il soit mis fin au calvaire des Ivoiriens. Un délai de deux semaines a été accordé et puis tranquillement les gens ont attendu que les deux semaines s`écoulent sans même lever le petit doigt. Alors qu`il s`agissait, immédiatement après Addis-Abeba, d`envoyer une personnalité qui viendrait notifier à Gbagbo, les décisions et lui dire de les mettre en œuvre. Et, nous avons attendu et deux semaines, rien ne s`est passé. La Cedeao s`est réunie en sommet et a décidé d`avancer. Et, c`est en ce moment-là que l`Union Africaine réagit sans même s`excuser ou expliquer pourquoi, il n`y a pas eu cette désignation avant le terme des deux semaines, pour nous mettre un ancien ministre des Affaires étrangères dont nous connaissons bien le profil qui ni politiquement, ni techniquement n`a les moyens de gérer le dossier ivoirien. Et, je crois que c`est une erreur. L`Union Africaine, après tant d`efforts de la communauté internationale et après les hésitations que nous avons enregistrées, ne peut pas se permettre de prendre une telle décision aujourd`hui. Donc, le président a eu tout à fait raison de le récuser. Et, je voudrais même dire que ce n`est plus à l`ordre du jour. Les deux semaines sont écoulées, pour nous, l`Union Africaine n`a pas été capable de mettre à exécution sa décision. Elle doit en prendre acte comme nous autres. Et puis, elle doit appuyer la Cedeao à aller vers les nations Unies pour d`autres options plus pertinentes et plus efficaces, notamment pour permettre à l`Onuci de protéger les populations ivoiriennes, détruire les armes de guerre que Gbagbo utilise contre populations et évidemment installer, le président Alassane Ouattara au Palais.

M. le Ministre, quelles sont les raisons profondes de la récusation de José Brito ?
Mais les raisons profondes, je l`ai dit, si j`étais le président Ouattara, j`aurais même dit que l`Union Africaine, le délai est passé. Je ne sais plus, ça ne rentre pas dans le cadre réglementaire, ni légal par rapport à la décision. Deuxièmement, vous ne pouvez pas gérer un dossier aussi sensible et aussi important qui a vu l`implication de plusieurs chefs d`Etat et d`anciens chefs d`Etat, et puis vous allez envoyer un ancien ministre des Affaires étrangères. Certes d`un pays dont on connait également le profil pour pouvoir gérer ce dossier-là. Celui qui a été désigné n`est pas capable de gérer ce dossier. Evidemment, nous connaissons ses accointances avec Gbagbo mais au-delà même de ses accointances, il ne peut pas gérer ce dossier. A moins que l`option ici prise par l`Union Africaine et par Jean Ping que j`indexe particulièrement soit encore de gagner du temps. Et de donner du temps à son ami Gbagbo pour tuer d`autres Ivoiriens. Et je crois que sur cette base-là, il y avait donc des raisons de récuser cet ex ministre des Affaires étrangères de Cap Vert. Et d`avancer sur la base des options qui sont prises par la Cedeao et d`ailleurs le sommet de la Cedeao a enregistré la participation d`une délégation de l`Union Africaine.

La Côte d`Ivoire était à ce 39ème sommet de la Cedeao en tant qu`observateur au même titre que la Guinée et le Niger. Les deux derniers pays ont vu leurs sanctions levées. Qu`en est-il pour la Côte d`Ivoire ?
La Côte d`Ivoire n`est plus suspendue. Nous participons désormais à toutes les réunions. Si vous lisez la résolution sur la Côte d`Ivoire, cela mentionne que désormais que nous participerons à toutes les réunions et des prises de décisions de la Cedeao. Nous avons participé au huis clos là-bas. Donc, la Côte d`Ivoire a retrouvé sa place parce qu`il s`agissait d`empêcher Gbagbo de prendre part aux réunions de la Cedeao. Maintenant que, toute la communauté internationale y compris la Cedeao reconnait le président Ouattara comme le président élu de la Côte d`Ivoire, il n`y a pas de raison que d`ailleurs sur cette base, on ne demandé pas à chacun de ses Etats de reconnaitre les ambassadeurs nommés par le président de la république. Donc, les sanctions vis-à vis de la Côte d`Ivoire ont été levées.

Depuis quelques jours, les populations d`Abidjan fuient les exactions et tueries des mercenaires à la solde du président sortant pour venir se refugier à l`intérieur du pays. M. le ministre, quelles sont les dispositions que le gouvernement a prises pour encadrer les déplacés internes ?
Oui, le gouvernement a pris des décisions. Il a même envoyé le ministre Allah Kouadio Rémi pour faire une tournée, faire des rencontres avec les préfets, les guides religieux, les chefs traditionnels et les chefs des services. Et, les besoins ont été exprimés. Il a été demandé aux préfets d`organiser autour d`eux, une cellule de gestion de la question des déplacés internes. Et, je pense que les préfets sont en train de s`organiser dans ce sens-là. Nous sommes à Bouaké et vous savez qu`ici même, le préfet a convoqué une réunion et avant cela, l`église catholique, avec Mgr Ahouana qui est le président de Caritas Côte d`Ivoire avait pris le devant des choses. Et également beaucoup d`organisations viennent nous aider. Ce qu`ils attendaient, c`est que le gouvernement organise l`aide qui arrive. Vous aurez la visite aujourd`hui à Bouaké de PAM, la fédération de la Croix rouge et bien d`autres organisations qui s`impliquent. L`Unicef est sur le terrain. Donc, nous avons fait au plan organisationnel, tout ce qu`il faut. Le président de la république lui-même avait fait quelques gestes déjà directement et personnellement au niveau de chacune des régions qui sont concernés par l`accueil des déplacés. Et, je pense qu`il y a des moyens aujourd`hui qui sont disponibles pour mieux organiser l`accueil. Et, c`est ce qui se passe en ce moment en particulier à Bouaké. La prise en charge y compris scolaire des enfants qui arrivent, donc des questions d`hébergement, de restauration, de santé, d`eau sont en train d`être prises en compte. Donc, le gouvernement est très sensible à cette question. Parce que quand des humains vivent, ce qu`on connait à Abidjan qui se déplacent et qui ne peuvent pas être dans des situations acceptables dans les lieux d`accueil, c`est terrible au plan psychologique. Donc, on attache du prix aux efforts qui sont en train d`être fait sur le terrain. Et, je pense que ça ira de mieux en mieux.

M. Le ministre, les populations de Bouaké sont désespérés avec les coupures régulières de l`électricité conduisant à l`interruption de la fourniture de l`eau potable. Pourquoi l`ONUCI ne protége-t-elle pas le centre de dispatching de l`électricité ?
Il ne s`agit pas de Bouaké uniquement, mais de toute la zone CNO (Centre Nord Ouest), y compris le Moyen Cavally. C`est donc toute cette vaste région qui est concernée. Cela montre un peu la laideur du pouvoir Gbagbo, son mode de fonctionnement. Comme ce qui se passe à Abobo, ce sont des sanctions qu`il prend contre tous ceux qui soutiennent le président Ouattara, tous ceux qui ont voté pour le président Ouattara. Interrompre la fourniture de l`électricité et de l`eau a des conséquences incalculables en terme de confort de vie, de santé publique, de sécurité. Nous sommes à la deuxième interruption, après celles d`il y a quelques années qui ont duré des mois. Je voudrais dire que cela n`est pas compréhensif et acceptable de la part de quelqu`un qui a géré l`Etat de Côte d`Ivoire, qui se disait être le président de tous. Cela n`est pas acceptable, mais Gbagbo nous a fait voir pire que ça. Nous ne pouvons pas, sauf engager la guerre, contrôler tout de suite toutes les sources d`approvisionnement. Il s`agit de Kossou, de Taabo, de Buyo…avoir accès à ces endroits, c`est engager la guerre, or jusque-là ce qui s`est passé, c`est que les Forces républicaines occupaient des positions, il y a eu des provocations dans la zone Ouest, d`où la riposte. Nous continuerons à agir pour que le changement se passe pacifiquement, si Gbagbo nous en donne la chance. Ceci dit, nous déplorons les attitudes de l`ONUCI. Evidemment, elles évoquent des raisons qui, des fois, ne sont pas suffisantes pour nous. C`est pour cela qu`à la réunion de la CEDEAO il a été demandé qu`on lui donne et l`autorisation et les moyens de mieux protéger les populations. Et mieux protéger celles-ci, c`est éviter qu`on tire sur elles, c`est éviter qu`on puisse les priver d`eau et d`électricité, simplement parce que quelqu`un a décidé de les sanctionner. Nous espérons que d`ici deux ou trois jours, l`ONUCI sera capable de protéger les sources d`approvisionnement en électricité et en eau. Aussi de les protéger des agressions répétées des forces loyales à Laurent Gbagbo.

Revenant sur le sommet de CEDEAO, les chefs d`Etat se disant fortement préoccupés par les cycles de violences et de détériorations rapide de la situation sécuritaire et humanitaire en Côte d`Ivoire, qui constituent une menace majeure à la paix et à la sécurité régionale, ont adopté des mesures urgentes visant à assurer la protection des vies humaines et le transfert immédiat du pouvoir du président sortant Laurent Gbagbo au président élu Alassane Ouattara et pacifier l`environnement sécuritaire. Croyez-vous en la mise en application effective de cette résolution ?
Souvenez vous simplement qu`il y a quelque temps, la CEDEAO avait pris la décision d`utiliser la force légitime pour faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir. Certains Etats africains les en avaient dissuadé en disant qu`il faut donner une chance à la paix. Avec le temps nous nous sommes rendus compte que toutes les négociations n`ont pas donné les résultats auxquels nous devons nous attendre. C`est donc cette analyse qui a conduit la CEDEAO à revenir sur les décisions du mois de décembre, notamment mettre tout en œuvre pour faire partir Gbagbo du pouvoir et installer le président Ouattara, y compris au moyen de la force légitime , c`est donc le sens de la résolution. Ceci dit, il y a d`autres éléments qui sont entrés en ligne de compte, c`est aujourd`hui la répression sur les populations et les menaces sur des communautés à Abidjan et ailleurs. C`est pour cela qu`il y a des niveaux dans la résolution qui a été prise. Le premier niveau concerne la sécurisation de la population y compris la neutralisation des armes de guerre utilisées contre les populations. Il y a un deuxième niveau qui concerne les moyens de protection générale avec le renforcement de l`ONUCI et le troisième niveau, c`est le départ de Laurent Gbagbo et l`installation du président Ouattara. Cette résolution a été prise par la CEDEAO et sur cette base, la CEDEAO a envoyé un projet de résolution aux Nations unies via le Nigeria qui a eu le soutien de la France. Le projet a été reçu le Vendredi dernier et va être examiné entre aujourd`hui (hier lundi 28 mars) et demain. D`ici demain (aujourd`hui 29 mars) et d`ici le mercredi, nous saurons si les Nations Unies ont accepté la résolution dans sa forme et son fond ou si elles l`ont acceptés dans la forme modifiée ou rejetée. Nous avons espoir, au vu des menaces sur les droits de l`homme et les tueries des femmes, des jeunes…, nous avons espoir que la résolution passera surtout dans l`objectif de protéger les populations civiles.

M. Le ministre, le président Alassane Ouattara vient de décaisser 45 milliards pour toute la Côte d`Ivoire dans le cadre de la relance du développement. Vous, en tant que ministre du Plan, comment se fera la gestion par région ?
Le président avait un programme qui ensuite a été intégré dans un programme global RHDP du gouvernement commun. Le président a fait une tournée de campagne, des doléances ont été présentées, il a fait des promesses. Il y a aussi des urgences dans les différentes régions. Quand on parle aujourd`hui de réouverture de l`école en zone CNO, alors que certaines classes n`ont plus de toit ou n`ont plus de tables bancs ou de tableaux ou n`ont pas d`électricité, lorsque nous savons que de nombreuses pompes villageoises n`ont pas été entretenues durant des années dans nombre de villages en Côte d`Ivoire. Dans les régions lorsqu`il n`y a plus de médicaments des les hopitaux, lorsque les transfos d`électricité ne fonctionnent plus, la moitié de la cité est dans le noir… on ne peut pas attendre la normalisation totale pour pouvoir agir. Vu ces urgences, concernant la salubrité, l`eau potable… le président a décidé de mettre en œuvre un programme d`urgence, qui comporte cinq secteurs : l`eau, l`électricité, la salubrité, la santé et l`éducation. Et aussi, à un degré moindre, le cadre de travail des administrateurs que sont les préfets et sous préfets. Ce programme concerne tout le pays et doit être exécuté dans une période de six mois au maximum. L`enveloppe a été repartie en fonction des besoins exprimés. 45 milliards ne représentent rien par rapport aux besoins. Le président faisait remarquer, le mois passé, que après trois mois, c`est 600 milliards d`investissements qui sont perdus, mais qu`il va essayer de rattraper. Les 45 milliards, c`est pour les urgences. La sélection a été faite sur la base de quelques rapports de préfets, des informations venant des élus et de certains cadres. C`est une première tranche. D`ici la normalisation, il va avoir une deuxième tranche de ce programme qui pourra être conduit jusqu`à la fin de l`année et le budget normal sera mis en place pour s`attaquer aux questions de fond. Le président souhaite que nous ne soyons pas dans les procédures classiques d`appels d`offres avec le ministère des Finances…etc. En terme de planification, ce que nous pouvons dire, c`est que tout cela rentre dans le cadre d`une stratégie de lutte contre la pauvreté. Il faut agir vite. Il y aura une procédure simplifiée au niveau des préfets avec l`implication des élus.

Quelle est la situation à l`Ouest, Monsieur. Le ministre ?
A l`Ouest, les combats continuent. Nous apprenons ce matin qu`il y a des affrontements à Duékué et à Guiglo. Ce que nous souhaitons, c`est que les Forces Républicaines, lorsqu`elles sont dans une ville, sécurisent toutes les populations, mettent fin aux exactions. Vous savez, quand les Libériens viennent, ils n`ont pas de parents, ils n`ont pas d`amis, ils n`ont personne ici. Ils sont payés pour tuer. Et comme on sait que Gbagbo ne les paye plus, ils se font payer sur le terrain. Quelquefois, c`est au prix de la vie de nos parents, c`est ce que nous déplorons… je souhaite donc que la sécurité pour tous soit garantie au niveau du Moyen Cavally pour que la reprise soit facilitée. Il faut donner la chance aux gens d`espérer en des lendemains meilleurs.

Un mot à l`endroit de tous les Ivoiriens ?
Je sais que les Ivoiriens sont désespérés, ils ont été patients, ça a été très long. Le 29 novembre, personne n`imaginait que nous arriverons à fin mars, dans cette situation. Mais, je pense que tous ont fini par comprendre qui est Laurent Gbagbo, quels sont ses objectifs. Ce n`est pas un homme d`Etat ! C`est quelqu`un qui est venu pour détruire la Côte d`Ivoire. Il l`a fait suffisamment, il a l`intention de continuer, mais Dieu fera en sorte qu`il n`aille pas plus loin qu`il l`a fait. C`est dans la cohésion, dans la solidarité que nous allons venir à bout de ce régime sanguinaire, qui doit être une parenthèse que nous devons fermer assez rapidement. J`ai espoir que c`est dans quelques jours que nous allons fermer cette parenthèse, pour que le pays reprenne son chemin dans la fraternité réelle, dans la solidarité. Je voudrais demander aux Ivoiriens de s`associer à cette prière.
Interview réalisé par Delmas Abib


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