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Politique Publié le mercredi 13 avril 2011 | Le Temps

Pour piller les richesses de la Côte d’Ivoire ,Nicolas Sarkozy fait arrêter Laurent Gbagbo

Ça y est ! La force française Licorne, comme en pleine colonisation, a pilonné aux missiles la résidence du Président élu et investi de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo et l’a arrêté avant de le remettre aux hommes d’Alassane Dramane Ouattara. C’est la liesse totale dans le camp de celui-ci. Gbagbo, la prise du siècle, est conduit à l’Hôtel du Golf. Ses images dans ce lieu, sont montrées, triomphalement, sur la télévision d’Alassane, TCI. Le Président français, Nicolas Sarkozy, a donc atteint son objectif. Le scenario est pittoresque. Y a-t-il un minimum d’humanité dans cet homme dirigeant la France, pays des droits de l’Homme ? Depuis deux semaines, sa force Licorne, en rescousse aux rebelles essoufflés de son ami Ouattara, ont pilonné aux missiles, la résidence de Laurent Gbagbo, pendant que ce dernier s’y trouvait avec plusieurs de ses partisans. Qu’il y ait des morts, dont Gbagbo même, n’est pas un souci. Afin de justifier cet assaut et en finir avec Gbagbo dont les forces loyales regagnaient du terrain à Abidjan, la France a simulé une attaque de l’Hôtel du Golf, Qg d’Alassane, sous protection onusienne. De la même façon, l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, a fabriqué une autre attaque contre sa résidence, attaque qu’il attribue aux hommes de Gbagbo. Depuis l’après midi du dimanche 10 jusqu’en fin de matinée de lundi 11 avril 2011, les hélicoptères de la Licorne et de l’ONUCI ont lâché ces bombes sur la résidence du chef de l’Etat, au point de la détruire partiellement. Mais persuadée que le monde entier la regarde, même impuissant, la France veut le prendre pour idiot. Alors, elle fait croire que ce sont les hommes d’Alassane qui sont entrés dans la résidence de Gbagbo et l’ont arrêté. Parce que la France ne veut pas avoir à répondre. Elle ne veut pas se salir les mains. C’est pourquoi elle s’abrite derrière la résolution onusienne sur la destruction des armes lourdes qu’utiliserait Gbagbo contre les populations civiles. Une résolution qu’elle-même a rédigée, soutenue au Conseil de sécurité et s’est finalement invitée à appliquer en faisant entrer en scène la Licorne pour arrêter Gbagbo et installer Ouattara. Et chaque fois, ses autorités, ses médias, comme pour toujours couvrir leur pays, ressentent le besoin de répéter que la France n’agit en Côte d’Ivoire, que sous le mandat de l’ONU. La Licorne bombarde à Abidjan, à l’arme lourde, tue des milliers de civils, sous prétexte de protéger des civils contre des armes lourdes de Laurent Gbagbo. La France a également lourdement armé les rebelles de Ouattara qui, depuis la prise de Duékoué le 29 mars 2011, déciment des populations présumée proche de Gbagbo. D’un côté donc, on donne des armes lourdes à un homme dont les rebelles ont montré l’inhumanité de leur vision en tuant depuis 2002 jusqu’à ce jour, et de l’autre, on empêche un autre homme, en charge de l’Etat, d’avoir le minimum d’armes pour assurer la sécurité des populations. Voilà l’image qu’offre la France d’elle. Sarkozy, tout comme Alassane Ouattara, est aujourd’hui responsable du génocide du peuple Wê. C’est lui qui, pour des intérêts égoïstes, dans un acharnement inhumain, a armé des sanguinaires, qui n’ont eu pour profession que pour tuer. Sarkozy a fait arrêter Laurent Gbagbo. Qu’il ne se cache pas derrière l’ONU, encore moins, derrière les rebelles de Ouattara qui avaient bien montré leur incapacité à prendre sa résidence. Surtout que Sarkozy s’apprête à assumer les conséquences de son acte inédit dans l’histoire des conflits postélectoraux.



Jean Marc Devan
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