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Port Autonome d’Abidjan: Gossio Marcel avait un salaire de 29 millions
Publié le samedi 30 avril 2011   |  Le Patriote


Marcel
© Reuters
Marcel Gossio, DG du Port d`Abidjan


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Incroyable mais vrai ! Marcel Gossio, l’ancien directeur général du Port autonome d’Abidjan, ponte du régime Gbagbo, touchait un salaire mirobolant de 29 millions de Francs Cfa. La fin de la crise postélectorale commence à livrer les secrets de la grande prédation que le régime de Gbagbo Seplou a fait subir à l’économie ivoirienne. Le bulletin mensuel de paie de cet homme fort de la refondation est assez édifiant. Gossio a un salaire de base de 5.770.226 F, une prime d’ancienneté de 346.214 F, une indemnité de domesticité de 275.000 F, une prime de fonction de 300.000 F, une prime de rendement de plus de 22 millions de F CFA et une indemnité de logement 350.000 F. Avec des gains de plus de 29 millions par mois, Marcel Gossio se retrouve, après les taxes diverses, avec un salaire mensuel de 20. 815 371 F, tirés des caisses du contribuable. Comparaison pour comparaison, avec ce pactole, Gossio était plus payé que le Président de la République, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement. Selon nos sources au Port Autonome d’Abidjan, ce salaire datait de l’année 2006. Passée cette période, les émoluments de Gossio ont considérablement évolué, dans la mesure où les recettes portuaires servaient quasiment à nourrir la refondation, à payer des armes et à entretenir les mercenaires et miliciens. Fonctionnant comme une vache à lait, le PAA avait pour fonction principale de grossir les nombreux comptes bancaires des leaders du FPI, notamment l’ancien couple présidentiel. L’avènement de Laurent Gbagbo en octobre 2000 a sonné comme la fin de la vie d’errance de cet ancien résident du Plateau Dokui. Les habitants de ce quartier se souviennent encore des déboires de Gossio qui mangeait continuellement la vache enragée. Plusieurs anecdotes circulent sur son compte. La première, c’est que, faute d’argent, l’homme se nourrissait à crédit et buvait des bières de la même façon. Par ailleurs, du côté du sous quartier «Azur», toujours au Dokui, Gossio Marcel prenait ses repas, tous les midis chez l’un de ses amis d’enfance. Arrivé un jour chez son camarade, il trouve le fils de ce dernier au salon et demande à voir son père. Les enfants étant ce qu’ils sont, le môme est allé trouver son père dans la chambre, en lançant à la cantonade «papa, le tonton qui mange ici tous les midis est là». Enfin, et cela était également su de tout le monde, Gossio éprouvait toutes les peines du monde pour s’acquitter du loyer de sa maison. De guerre lasse, le propriétaire a mis un huissier à ses trousses pour engager une procédure d’expulsion. En fin stratège, Gossio a rusé avec ce dernier de la manière la plus spectaculaire. Pour éviter l’huissier, l’ancien patron du Port quittait son domicile à 5h du matin pour n’y revenir qu’après minuit. Sans nul doute, son passage d’abord au CROU à l’université de Cocody, ensuite au Port Autonome d’Abidjan, l’a transformé subitement. Il avait désormais à son actif plusieurs résidences cossues et une trentaine de véhicules de grande frappe. On raconte que pour se rendre au bureau, il faisait poster ses chauffeurs devant ses véhicules, faisait mine d’avoir l’embarras du choix et se décidait finalement à monter dans une voiture pour aller au travail. Les temps avaient vraiment changé ! Ainsi donc, avec cette révélation sur les 29 millions de salaire mensuel de Marcel Gossio, l’opinion a une idée de l’ampleur du désastre économique et de la prédation qui ont constitué le point d’ancrage du régime Gbagbo. Le cas Gossio est assurément la face visible de l’iceberg de la curée organisée par Gbagbo et les siens contre l’économie nationale. Au cours de cette décennie, on a vu dans quel état ceux qui vautraient et se prévalaient d’être des « poches de moralité », ont mis notre beau pays. Il faut espérer qu’avec la gouvernance Alassane Ouattara, ce type de situation n’ait pas droit de cité et que la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption soient des réalités.

Bakary Nimaga


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