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SEM Bamba Youssoufou Joseph, Ambassadeur permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à New York : L’Etat de droit est la garantie de la fin de l’impunité
Publié le lundi 9 mai 2011   |  L'intelligent d'Abidjan


Nouvel
© Partis Politiques par DR
Nouvel Ambassadeur de la Côte d’Ivoire à l’ONU : La communauté ivoirienne de Philadelphie rencontre SEM Youssoufou Bamba
Samedi 15 janvier 2011. Philadelphie (USA). La communauté ivoirienne de la Vallée du Delaware rencontre SEM Youssoufou Bamba, le nouvel Ambassadeur de la Côte d’Ivoire à l’ONU


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En sa qualité d’Ambassadeur permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à New York, SEM Bamba Youssoufou Joseph revient sur certains faits importants. Il s’est confié à l’IA.
Les Nations Unies ont joué un rôle prépondérant dans la fin de la crise ivoirienne. Expliquez-nous dans quelles conditions la résolution 1975 qui a précipité la chute de l’ex-président, a été adoptée.
Comme vous le savez, le rôle des Nations Unies est de surveiller la paix dans le monde et de garantir la sécurité internationale. La situation en Côte d’Ivoire posait une menace sérieuse contre la paix et la sécurité internationale dans la région ouest-africaine. Et c’est à ce titre et agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations Unies, que l’Onu s’est saisie et a traité la crise ivoirienne. Cette crise a malheureusement pris des tournures dramatiques avec les nombreux massacres qui ont été perpétrés contre les populations civiles avec des armes de guerre des forces de M. Gbagbo. C’est ce qui a motivé la communauté internationale à travers le conseil de sécurité à prendre des décisions musclées pour venir en aide à ces populations. A ce niveau, j’aimerais saluer l’engagement sans ambiguïté du Secrétaire général de l’Onu, M. Ban Ki-Moon, pour son implication dans la résolution de la crise ivoirienne. Donc c’est en vertu de cette responsabilité des Nations Unies de ne pas être indifférents face aux massacres des populations que la résolution 1975 a été adoptée. Et la mise en exécution de cette résolution a entraîné la destruction des armes lourdes de M. Gbagbo. D’ailleurs tout le monde s’est rendu compte que ces armes étaient un arsenal impressionnant. N’eût été cela, aujourd’hui nous serons encore en train de compter les milliers de morts en Côte d’Ivoire.

Cette forte implication des Nations Unies et de la France pourrait-elle poser des entraves aux actions du président Ouattara? N’y a –t-il pas un risque de subordination ?
Non! Je crois qu’il faut savoir mettre les choses en perspective et surtout à leur vraie place et dans leur contexte. Non, il n’y a pas de subordination. Les décisions du Conseil de Sécurité reflètent la position de l’Assemblée Générale au sein de laquelle chaque pays membre a une voix. L’intervention des Nations Unies en Côte d’Ivoire n’est pas une première. On l’a déjà vu au Koweït, au Kosovo, en RdC, au Soudan, en Somalie…Seulement le cas de la Côte d’Ivoire a été plus visible à cause d’une très forte médiatisation… Il n’y a pas de subordination parce que c’est le peuple de Côte d’Ivoire qui a porté Alassane Ouattara à la présidence avec 54,10%. Alors ne faisons pas d’amalgame, Alassane Ouattara est un président légitime. Et c’est le rôle de la communauté internationale d’appuyer la démocratie là où elle est bafouée...

Bien sûr…Mais de là à combattre un président, entraîner sa chute et aider à en installer un autre…
Non, non, justement, c’est là qu’il faut faire attention. Les Nations Unies ont agi au Kosovo et ils ont créé même des Etats, dans l’ex-Balkan…On oublie cela souvent…Et, aujourd’hui, c’est des pays prospères qui sont mêmes membres de l’Union Européenne…C’est le rôle des Nations Unies…

Mais cela s’est fait en collaboration avec l’Otan…
Oui avec l’Otan mais sous le couvert des Nations Unies. Cet aspect aussi figure au chapitre 8 de la charte de l’ONU. C’est le chapitre des accords de coopérations régionaux et des arrangements institutionnels qui parlent de ce point. Ce chapitre permet aux Nations Unies de travailler avec l’organisation régionale et de mettre en œuvre les décisions prises au niveau du conseil de sécurité. Bien entendu, on aurait pu faire cela dans le cas de la Côte d’Ivoire où l’Onuci aurait pu être en coopération avec la Cedeao qui a une force d’intervention qui est l’Ecomog.

Cela a été envisagé à un moment …
Oui cela a été envisagé, mais ça n’a pas pu avoir lieu. La même chose se passe au niveau de la Somalie avec l’Unamit où l’Union Africaine et les Nations unies disposent d’une force de projection. Donc, ce sont des choses qui existent. Ce n’est pas la première fois. Il ne s’agit pas de déloger un président pour installer un autre. La résolution 1975 est claire. C’est la protection des populations civiles en situation de danger. Et pour cela, il fallait détruire les armes lourdes de M. Gbagbo. Je rappelle aussi que les troupes de l’Onuci ont été attaquées. Ce qui équivaut à un crime de guerre, un crime contre l’humanité. Pour leur propre protection et des populations civiles, pour garantir l’efficacité des futures opérations de maintien de la paix, la résolution 1975 a été adoptée. Donc, si en protégeant les populations civiles et qu’on doit détruire les armes lourdes, et que cela peut affaiblir le dictateur, où est le problème, où est le mal ? Au contraire, on ne s’en trouve que mieux loti. Cet engouement et cette mobilisation sans précédents de la communauté internationale en faveur de la Côte d’Ivoire est justement pour faire respecter la volonté du peuple. En outre, il s’agissait de donner un signal fort au monde et à l’ensemble du continent africain que le respect de la volonté des peuples doit prévaloir désormais pour éviter justement les soulèvements populaires. Cette année il y a environ une vingtaine d’élections en Afrique et la Côte d’Ivoire était un test. Si la communauté internationale et les Nations Unies étaient restées passives en Côte d’Ivoire (une sorte de complicité), cela aurait été très grave pour l’avenir de la démocratie. C’est pour éviter cela que la communauté internationale s’est engagée de façon résolue, déterminée et ne pouvait pas faire marche arrière. Donc, ce n’était pas une question d’imposer quelqu’un ou de subordonner un président à une organisation quelconque ou pouvoir extérieur. Il s’agissait de faire respecter et d’appuyer la volonté du peuple ivoirien qui s’est choisi un nouveau président.

Il y a aussi la polémique suscitée par l’intervention de la Force licorne qui tranche avec la position officielle de la France de ne plus intervenir dans les crises africaines…
C’est la même chose, et je ne vais pas me laisser distraire. Il ne s’agit pas de la France qui va imposer quelqu’un en Côte d’Ivoire pour un quelconque intérêt. Il s’agit d’un principe, un principe universel qui est de protéger des populations civiles qui sont en danger. La France a agi dans le cadre d’un mandat et d’un arrangement institutionnel…

Cela a quand même heurté certaines sensibilités…
Oui, mais il y a une base juridique qui lie la France aux Nations Unies, qui lie la Force Licorne à l’Onuci. La Licorne est la force de déploiement et d’intervention rapide de l’Onuci. Il y a une base légale et légitime à toutes ces actions. La France a agi dans le cadre intégral du mandat de l’Onuci.

Contrairement à leur habitude, les Français ont agi à visage découvert et sans hésitation...
Mais, puisqu’ils ont un mandat précis des Nations Unies. Il y a une base juridique à l’implication de la France qui est intégrée aux Nations Unies. Il faut voir cela comme un instrument dont les Nations Unies se sont doté et il se trouve que, c’est la Force Licorne. Il ne s’agit pas de la France en tant que tel. Bien entendu la Force Licorne a un commandement français qui se réfère à sa hiérarchie, à l’état-major français. Ce qui est tout à faire normal. Même dans l’Otan, ça se passe comme ça. Il ne faut pas oublier aussi que, c’est une opération de maintien de la paix décidée par les Nations Unies à la demande de la Côte d’Ivoire.

Quel a été personnellement le rôle que vous avez joué dans la résolution de cette crise surtout dans ces derniers moments ?
En fait, je n’ai pas eu de rôle particulier, différent de celui de tout représentant permanent de son pays auprès de l’Onu. Le président de République AlassaneOuattara m’a fait l’insigne honneur d’être son premier ambassadeur alors qu’il était encore confiné à l’hôtel du Golf. C’est avec beaucoup d’émotion, de fierté que j’ai porté cette responsabilité parce que je savais que cela était une charge très importante et historique. Et donc, j’ai mis là-dedans tout mon engagement, ma conviction et toute mon énergie pour faire ce qu’il fallait faire pour obtenir ces résultats, et presque sans moyens. Aujourd’hui, quand on mesure le chemin parcouru et on voit le résultat obtenu, c’est un sentiment de joie et de satisfaction. Il faut dire aussi que j’ai bénéficié de l’appui extraordinaire de tous mes collègues ambassadeurs ici. Non seulement au niveau du Conseil de Sécurité, mais aussi du côté de l’Assemblée Générale. Aussi le Secrétaire général M. Ban Ki-Moon m’a soutenu et a donné des instructions à tous ses collaborateurs pour faciliter ma mission. Il y a aussi le groupe africain qui m’a soutenu et surtout l’ambassadeur du Burkina Faso et l’ambassadeur du Rwanda, un ami personnel, qui m’a aussi aidé.

Bientôt on ouvrira le chapitre des procès de l’ex-président et de certains de ses collaborateurs. Il y a aussi le volet paix et réconciliation. Dans quelle perspective abordez-vous ce chapitre important du gouvernement du président Ouattara ?
C’est vrai que la crise chaude est terminée avec l’arrestation de M. Laurent Gbagbo, mais des tâches importantes et urgentes demeures et au premier rang, le rétablissement de l’ordre public et la sécurité. Des progrès importants ont été faits. L’ensemble du territoire est pacifié, Abidjan aussi. La gendarmerie et la police ont repris du service, les corridors de sécurité ont été réactivités et la population commence à sortir… Tout cela pour dire que la vie reprend son cours normal. La réconciliation nationale est aussi une priorité du gouvernement et le président de la république a commencé à préparer les esprits à cela bien avant même l’arrestation de M. Gbagbo. Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Ce qui est naturel, c’est la vie dans la paix, les palabres et les conflits sont accidentels. La vocation naturelle, c’est de vivre dans la paix. Pour vivre ensemble, nous devons nous réconcilier. A cet effet, une commission vérité réconciliation a été mise en place pour qu’on puisse tout mettre sur la table et pour que la lumière de la vérité éclaire tout ce qui s’est passé. On ne peut pas se réconcilier sans avoir dit la vérité sur toutes les atrocités, les crimes, les massacres et toutes ces haines. Qu’on dise ce qui s’est passé. Aussi, avant toute réconciliation, il faut qu’il y ait la justice. Il faut que les auteurs des crimes qui ont été perpétrés soient reconnus et qu’ils puissent se repentir. La justice doit être faite aux victimes s’ils sont vivants ou à leurs parents, pour le respect de la mémoire de ceux qui ont été tués. C’est après cela que le pardon va intervenir et la réconciliation aussi.

Les coupables et les auteurs de crimes seront-ils emprisonnés, amnistiés ?
Il faut comprendre que la réconciliation est un processus qui dure dans le temps. Ce n’est pas spontané. La réconciliation est un processus qui implique une introspection, une méditation sur ce que chacun a fait. En outre avec l’arrivée de Mgr Desmond Tutu et de M. Koffi Annan, cette commission pourra bénéficier de leurs conseils et de leurs expertises d’artisan de la paix. Bien sûr, il faut que justice se fasse pour que l’impunité soit bannie à jamais dans notre pays. La responsabilité des personnes par rapport aux actes qu’ils posent doit être assumée...

Pouvez-vous rassurer que les auteurs des crimes seront effectivement jugés et punis, qu’ils ne passeront pas par les mailles du filet de la réconciliation ?
J’insiste encore pour dire qu’il faut comprendre la réconciliation comme un processus qui prend du temps. Et ce processus est meublé de différentes étapes qui sont vérité, justice (certainement des procès), pardon (suivi peut-être d’amnistie) et puis réconciliation qui est la meilleure compréhension du vivre ensemble. Cette réconciliation doit être basée sur le respect et l’imprégnation d’une culture de l’Etat de droit. A l’issue du processus, chaque ivoirien doit comprendre que la loi est là pour tout le monde. Quand on a réfléchi et qu’on a médité, qu’on a eu cette introspection, qu’on s’est repenti et qu’on ne dise plus jamais ça encore. Il y aura certainement aussi des réformes de la loi, au niveau institutionnel pour que la responsabilité soit assumée à quel que niveau que se soit…
Et pour assurer aussi la fin de l’impunité…
Mais bien entendu, c’est ce que je suis en train d’expliquer. L’Etat de droit est la garantie de la fin de l’impunité. Quand on parle de l’Etat de droit, c’est tout une architecture, c’est tout un ensemble, c’est une conception et surtout une culture. Parce que nul n’est censé ignorer la loi, ça empêche certaines personnes de faire certaine choses. En Côte d’Ivoire, des gens ont pensé qu’ils pouvaient commettre des crimes et des atrocités et puis s’en tirer sans conséquences, sans répondre de leurs actes devant la loi. Quand des journalistes et des intellectuels se lèvent et tiennent des discours incendiaires à la RTI, c’est parce qu’ils étaient sûrs qu’il n’y aura rien. Mais aujourd’hui sur la base des exemples que leurs procès va donner, tout le monde réfléchira par deux fois avant de poser un acte désormais. Quand vous avez une position de leadership, vous avez une responsabilité, et cette responsabilité est de consolider la paix et l’harmonie dans la société où vous êtes. C’est de permettre un meilleur équilibre et l’épanouissement des membres de la société dans laquelle vous êtes et non de la détruire. C’est cela l’objectif que nous recherchons. Réconciliation d’accord, mais vérité, justice et repenti d’abord, pour éviter qu’on n’ait plus à vivre ce qui s’est passé dans notre pays. On brûle vif les gens, vous êtes heureux, on montre cela à la télévision vous êtes heureux. Quand vous donnez des machettes aux jeunes, quand vous donnez des Kalachnikovs aux étudiants, qu’est ce que vous voulez qu’ils en fassent ? Ils ne peuvent que tuer. Vous instrumentalisez des innocents pour aller tuer d’autres innocents. En fait, c’est doublement criminel. C’est pourquoi, il ne faut plus faire ces choses là. Il faut qu’il y ait le vivre-ensemble pour construire ensemble, nous tous, Rhdp, Lmp, ivoiriens, non ivoiriens, tout le monde, pour construire une Côte d’Ivoire fraternelle, tolérante, hospitalière, conviviale où il fait bon vivre.

L’état de belligérance est terminé, quand est-il de l’état d’exception ? La pacification est toujours en cours. Certaines personnes parlent même de privation de liberté individuelle et de chasse aux sorcières. Quels commentaires cela vous inspire ?
Je renvoie ces personnes à quatre mois en arrière. Ces personnes qui disent cela aujourd’hui, ce sont elles qui ont banni et supprimé les libertés en Côte d’Ivoire. Qui ont tué des gens sur de simples soupçons, parce qu’ils ne sont pas de leur camp ou bord politique. Vraiment, il ne faut pas qu’on ouvre ce débat. Il faut qu’on respecte la mémoire des gens et qu’on n’insulte pas l’intelligence des gens. Il n’y a même pas plus de quatre mois, ces personnes pourchassaient des gens pour des délits de patronyme et de faciès. Alors, il ne faut pas qu’on vienne nous dire qu’il y a privation de liberté. Ce n’est pas acceptable venant d’eux. Il y a une priorité qui est le retour à l’ordre public et la sécurité. Mais vous voulez qu’on fasse quoi ? Dès qu’on permet à ces messieurs de parler, ils font croire à ses jeunes instrumentalisés, ses miliciens, que c’est encore possible que leur champion revienne. Qu’ils peuvent renverser la situation. C’est criminel ça! Voilà des gens qui n’ont pas encore compris qu’il faut qu’ils acceptent la situation, qu’ils acceptent qu’ils ont perdu, qu’ils étaient dans l’erreur. Je récuse ce qu’ils sont en train de dire, ce n’est pas exact et il n’y a pas d’état d’exception en Côte d’Ivoire. Il y a plutôt un retour à la normalité, à l’ordre public et à la sécurité. C’est transparent, tout le monde le voit. Dès que la sécurité sera rétablie, tous les militaires retourneront dans les casernes et à leur vocation, celle de défendre les frontières. L’ordre public et la sécurité seront assurés par la police et la gendarmerie.

A la faveur de la sécurisation et la pacification en cours, le Sergent-chef Ibrahim Coulibaly a trouvé la mort. Beaucoup de personnes ressentent cela comme une mort de trop…
Je n’ai pas été témoin du théâtre des opérations donc je n’ai pas de commentaire à faire. Ce que je savais, un appel avait été lancé pour que les combattants illégaux possédant des armes les déposent. Je pense que force doit rester à la loi, force doit rester à l’autorité publique. Autrement, ce sera l’anarchie et cela n’est pas bon pour la stabilité.

Parlez nous de votre condition de travail, cinq mois après votre prise de fonction.
Ici, aussi tout rentre dans l’ordre à la satisfaction générale. Tout se passe bien. J’ai pu rencontrer récemment le ministre des Finances, lors de son séjour à Washington DC. Des instructions ont été données au DG du Trésor pour que les moyens soient mis à la disposition de la mission. Nous allons pouvoir payer toutes nos dettes, fonctionner normalement et réaliser les objectifs de la mission.

Les Ivoiriens résidant à New York souhaiteraient pouvoir faire leurs documents administratifs, tels que les passeports et visas entre autres sur place. Que pouvez-vous dire pour les rassurer ?
Dans l’état des lieux que nous avons fait ici, nous avons proposé une restructuration. A mon arrivée, j’ai trouvé des locaux surdimensionnés, un personnel pléthorique. J’ai commandé un audit, les conclusions sont disponibles. Je vais transmettre cela à la hiérarchie avec des propositions concrètes. En conclusion, il faudrait qu’il ait une structure de promotion. Il y a beaucoup d’enjeux et d’opportunités qu’offre la ville de New York. Je pense qu’on doit pouvoir ouvrir un bureau économique et en même temps aussi un consulat pour favoriser le tourisme. Ce sont des propositions que je vais faire à ma hiérarchie et c’est à elle de donner le dernier mot.

A quel niveau se trouve le dossier du patrimoine vendu par l’ex-ambassadeur ?
J’ai aussi fait un rapport à ma hiérarchie concernant ce dossier. C’est à elle d’apprécier. J’ai suggéré que le building qui a été vendu soit racheté par l’Etat de Côte d’Ivoire. C’était un bâtiment historique, presque tous les ambassadeurs de Côte d’Ivoire sont passés par là. Ce bâtiment, on ne pouvait pas le vendre comme ça. Donc, nous avons suggéré de le racheter. Je pense que, en tant que ambassadeur, mon rôle est d’accroître le patrimoine de l’Etat et non de l’appauvrir.

Les Ivoiriens de New York espèrent la mise en place d’une structure associative regroupant tous les ressortissant ivoiriens résidant à New York comme cela existe à Washington. Que pouvez-vous faire dans ce sens ?
Tout ce qui pourra contribuer à rassembler les Ivoiriens et à nous réconcilier est le bienvenu. J’appuie sans réserve une telle initiative. Mais ce sont des choses qui doivent être faites avec l’accord de l’ambassadeur à Washington, car c’est lui qui est l’ambassadeur de Côte d’Ivoire aux États-Unis. La communauté ivoirienne ici relève de sa compétence première. Moi, je viendrai en appui. Je pense que l’ambassadeur à Washington doit prendre ce dossier en main et qu’il ait une idée claire là-dessus, moi je viendrai en appui pour pouvoir réaliser cet objectif qui est très noble.

Votre mot de fin…
Je souhaite que la paix revienne rapidement en Côte d’Ivoire et que cette paix soit consolidée. Bien entendu, en tant qu’ambassadeur auprès de Nations Unies, je vais développer mes relations avec le département de maintien de la paix afin que la mission de maintien de la paix qui va être transformée en mission de consolidation de la paix, en Peace building puisse être mise en place rapidement pour que les Nations Unies apportent toutes leurs expertises pour la reconstruction en Côte d’Ivoire et la mobilisation des ressources pour les grand chantiers qui nous attendent
Entretien réalisé à New York par Amao Norène

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