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Politique

Kouassi Adjoumani répond à Yao-N’Dré : “Tout le monde n’est pas coupable”
Publié le lundi 9 mai 2011   |  Nord-Sud




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Interviewé, samedi sur Radio Côte d’Ivoire, le député Kouassi Adjoumani a invité le président du Conseil constitutionnel à reconnaître sa responsabilité dans la crise post-électorale. Et, non à vouloir la partager avec les autres.

Le député Kobena Kouassi Adjoumani se veut catégorique : dans la crise post-électorale, les responsabilités sont claires et il n’y a pas de flou à ce sujet. « Non, tout le monde n’est pas coupable. Tout comme tout le monde n’est pas président du Conseil constitutionnel », a-t-il tenu à rectifier lors d’une interview, samedi, sur Radio Côte d’Ivoire (Rci). « La cause de nos malheurs est, avant tout, M. Gbagbo qui a choisi un ami et un militant pour diriger la noble institution qu’est le Conseil constitutionnel. En nommant son ami Paul Yao-N’Dré, il attendait de lui, sans doute, quelques résultats, pour services rendus. Quant à Yao N’Dré lui-même, il n’a jamais cherché à se situer au-dessus de la mêlée », a argumenté le député de Tanda. Pour lui, Yao-N’Dré aurait dû se comporter en grand homme en ayant un devoir d’ingratitude envers celui qui l’a nommé : « comme le président Robert Badinter, ami de François Mitterrand, qui, une fois nommé président du Conseil constitutionnel français, a remercié son bienfaiteur, en lui disant ceci : « Merci, Monsieur le président de m’honorer en me nommant à la tête du Conseil Constitutionnel. Toutefois, sachez qu’à partir d’aujourd’hui, je me vois obligé d’être ingrat envers vous ». « Quand Yao-N’Dré dit : « Satan nous a tous possédés », ce que moi je crois, c’est que le « nous » qu’il emploie ici, renvoie à lui-même et aux autres membres du Conseil constitutionnel. Ce sont eux qui ont refusé de dire le droit en proclamant Gbagbo vainqueur », a poursuivi l’invité de Rci. Qui a ajouté : « le mot « Satan », quant à lui, renvoie à celui qui les a possédés et qui n’est autre que Laurent Gbagbo. Cela me conforte dans la déclaration que j’avais faite en son temps, en disant que Dieu s’est révélé en Jésus Christ et en Mahomet, selon qu’on est chrétien ou musulman et que Satan s’est révélé en Gbagbo. D’aucuns, peut-être, avaient trouvé mes propos durs, mais Dieu merci, Yao-N’dré vient de me donner raison en comparant Gbagbo à Satan qui les a non seulement possédés, mais envoûtés ». Kouassi Adjoumani s’est dit heureux mais triste après la prestation de serment d’Alassane Ouattara. Parce que l’entêtement du clan Gbagbo a coûté la vie à plusieurs personnes. Il a rendu hommage à la mémoire de ces « martyrs ». Le parlementaire a regretté que Yao-N’Dré n’ait pas demandé pardon au peuple pour son erreur. « Quand on voit les refondateurs agir, on a l’impression qu’ils n’ont pas conscience de l’ampleur des dégâts et du drame qu’ils ont causés. Malgré les rappels à l’ordre que nous leur faisons, ils n’éprouvent aucun sentiment de regret face à leurs victimes. On a aussi l’impression que le mot pardon n’existe pas dans leur langage », s’est-il indigné.

Bamba K. Inza

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