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Politique

Editorial / Le grand danger qui guette le pouvoir Ouattara
Publié le lundi 16 mai 2011   |  Le Nouveau Réveil




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M. Alassane Ouattara a été élu démocratiquement, le 28 novembre 2010, par le peuple de Côte d'Ivoire, et reconnu par la communauté internationale, à travers la certification de M. Young Jin Choï, représentant spécial du Secrétaire général de l'Organisation des nations-unies (Onu). Mais La majorité présidentielle (Lmp), une hydre hybride aux desseins noirs va s'opposer à cette élection. Il s'en suivra une crise post-électorale qui a engendré des morts par l'ancien régime. Il a fallu la coalition des Forces républicaines, des Forces impartiales, des Forces de la Licorne pour venir à bout d'un régime sanguinaire qui a mis 1.000 milliards dans l'achat des armes pour tuer plus de 3.000 Ivoiriens de portés disparus, des milliers de refugiés au Libéria, au Ghana, au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso, et usurper le pouvoir perdu dans les urnes. L'ex-président capturé le lundi 11 avril 2011, M. Alassane Ouattara va enfin exercer la plénitude de ses prérogatives avec sa prestation de serment, le vendredi 6 mai 2011 au Palais présidentiel en présence du corps diplomatique et de toutes les couches socio professionnelles. Le président du Conseil constitutionnel, M. Paul Yao-N'dré, revenant sur ce qu'il avait dit le 2 décembre 2010, a reconnu la victoire de M. Alassane Ouattara. Le samedi 21 mai 2011, le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire sera investi à Yamoussoukro. Mais déjà, au plan externe, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, a effectué une première visite officielle au pays de la Teranga de jeudi à vendredi derniers pour remercier Me Abdoulaye Wade, le président sénégalais. Il se rend ce jour au Burkina Faso, chez Blaise Compaoré, le Facilitateur de l'accord politique de Ouagadougou qui aura permis la tenue des élections démocratiques, transparentes et ouvertes à tous en Côte d'Ivoire, sous la supervision des Nations-Unies. Au plan interne, le président Ouattara a pris des mesures courageuses d'apaisement et de justice.

Il a procédé à des nominations, et petit-à-petit, la vie se normalise. Les travailleurs reprennent le travail, les écoles fonctionnent, les banques ont repris leurs activités, les marchés sont ravitaillés en vivres, les ex-Fds, ayant refoulé leur peur, rejoignent de plus en plus leurs bases. Les éléments incontrôlés des Frci sont en train d'être canalisés par le programme de leur réinsertion. Le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, se met confortablement aux commandes du bateau ivoire. Les Ivoiriens sont en droit de pousser un ouf de soulagement, et même de crier victoire, au nom de la démocratie. Mais, il y a une inquiétude qui constitue un grand danger pour le régime Ouattara, si on n'y prend garde. A Dakar, en visite officielle au Sénégal, le président de la République de Côte d'Ivoire a annoncé : " Bientôt, la Côte d'Ivoire aura une nouvelle Constitution ". Fonctionnerons-nous sous le régime présidentiel ou sous le nouveau régime parlementaire ? Dans tous les cas, avant cette nouvelle Constitution, il faut un parlement qui fonctionne, qui joue son rôle de contrôle du pouvoir exécutif, vote les lois, et permette au président de la République de travailler. Or, en ce moment, notre Assemblée nationale ne fonctionne pas comme il se doit. Pis, il est aux mains du Front populaire ivoirien. En effet, la loi fondamentale de la Côte d'Ivoire dit en son article 40 : " En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l'intérim du Président de la République est assuré par le Président de l'Assemblée nationale, pour une période de quarante- cinq jours à quatre-vingt-dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l'élection du nouveau Président de la République… ". Qui aujourd'hui est le président de l'Assemblée nationale ? C'est bien M. Mamadou Koulibaly, vice-président du Fpi. C'est dire que, et nous touchons du bois mille fois, s'il arrivait un "coup dur" au pays, le pouvoir reviendrait, de facto et selon notre Constitution, au Fpi qui, à loisir, recomposerait le paysage ivoirien pendant des années sans élection.

En évoquant soit des problèmes de sécurité, soit des problèmes financiers et matériels. Dès lors, il urge de mettre en place un nouveau parlement. Après l'investiture le 21 mai, et la formation du nouveau gouvernement le jeudi 25 mai 2011 probablement, la tâche urgente, dans les 6 mois à venir, délai à respecter impérativement pour le bien de la République, sera la convocation du collège électoral pour l'élection des nouveaux députés. En tout cas, il faut absolument un nouveau parlement pour voter les lois aux fins de crédibiliser le pouvoir en place. Le grand danger, à notre sens, qui guette le pouvoir Ouattara, c'est ce parlement ivoirien dont le président n'hésiterait pas un seul instant à revendiquer la présidence de la République, au nom du Front populaire ivoirien, "au cas où…"Chat échaudé…
Par Denis Kah Zion

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