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Politique

Première page : L’autre combat
Publié le lundi 16 mai 2011   |  Le Patriote




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La Côte d’Ivoire a commencé sa toilette des grands jours. Tel un précieux adjuvant, le temps lui-même, a décidé de jouer aussi sa partition, avec les pluies torrentielles qui viennent comme pour exorciser le pays de dix années de refondation et de quatre mois d’une crise postélectorale particulièrement sanglante et meurtrière. Refusant d’accepter une défaite électorale pourtant claire et certifiée par la communauté internationale, l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo et son clan, ont plongé le pays dans l’une des plus graves crises de son histoire. Les événements récents dans notre pays resteront, à jamais, l’expression angoissée d’un drame immonde et d’une perte de repères moraux et politiques. Jetant sur la Nation, les salissures d’une coterie frileuse à l’éventualité de la perte des privilèges, malhonnêtement acquis. Histoire douloureuse, proche et lointaine, à la fois. Les regards tournés vers le futur, les Ivoiriens qui savent que la réconciliation dans la justice, prônée par les nouveaux gouvernants est la seule et unique voie de sortie de crise, ont foi. En effet, les lendemains qui s’annoncent sont porteurs d’un renouveau.

Dans seulement cinq petits jours, les Ivoiriens vont affluer vers Yamoussoukro notre capitale politique, pour vivre un évènement mémorable, à graver pendant longtemps encore dans les esprits et dans la marche démocratique du pays de Félix Houphouët-Boigny. Attendue, l’investiture du nouveau Président de la République, Alassane Ouattara, élu 54, 1% des suffrages le 28 novembre dernier, approche à grands pas. Le compte à rebours a commencé. L’épilogue n’est plus loin. Le samedi prochain donc, la Côte d’Ivoire va refermer officiellement la page sombre d’un certain Laurent Gbagbo, qui a réussi le grand exploit d’installer la nation au bord du précipice après sa défaite électorale. Jamais, un régime, même pas la junte du général Guei Robert, n’avait autant désagrégé la cohésion nationale et le tissu économique de notre pays. Les Ivoiriens ont longtemps caressé, le secret espoir de changement profond, aussi bien au niveau des hommes que dans la façon de les conduire.

Dans quelques jours, leur rêve deviendra réalité. Enfin, un homme d’Etat, fortement trempé dans les valeurs de paix, de concorde, de développement, si chères au premier Président ivoirien, va monter au pinacle, pour tourner la parenthèse de sang et de morts, incarnée par un homme aux états d’âme déroutants, qui n’est jamais parvenu à contenir ses pulsions génocidaires.

Après sa prestation de serment, Alassane Ouattara sera investi sur les terres de Félix Houphouët-Boigny. La symbolique est de taille pour une symphonie bien achevée. Les petits plats ont été mis dans les grands pour que la fête qui sera auréolée de la présence de personnalités de renommée mondiale et d’un parterre de Chefs d’Etats, atteigne la promesse des fleurs, pour la nouvelle espérance ivoirienne. A l’instar de nombre de nos compatriotes, Le patriote a cru fermement et sûrement au triomphe du Président Ouattara. Jamais, au grand jamais, votre Quotidien n’a douté, un seul instant, sur l’issue de ce combat politique du Président Ouattara qu’il accompagne depuis 1991. C’est pourquoi, pendant deux décennies environ, nous nous sommes fait le porte-voix et le messager des idéaux de liberté, de démocratie, de paix et de justice sociale prônés par l’ancien Premier ministre et patron des Républicains. Comme Ouattara, qui a payé un lourd tribut à sa quête de se mettre à la disposition de ses compatriotes, manquant de se faire assassiner à plusieurs reprises, Le Patriote a résisté à toutes les bourrasques et intempéries, a survécu à toutes les tentatives de mise à mort.

Comme Ouattara, votre Quotidien a refusé de se taire, pour ne pas être comptable des contorsions qu’on a voulu faire subir à la liberté d’expression et à la démocratie. Il ne pouvait en être autrement tant le Président et l’organe de presse constituaient les deux faces d’une même main. Que serait la ligne du Patriote sans Alassane Ouattara ? Que serait le combat de Ouattara sans ce journal engagé ? Pour l’ensemble du personnel du journal qui s’est donné pour slogan « la vérité des faits, la liberté de ton », l’investiture du nouveau Président ivoirien sonne comme l’aboutissement heureux d’une lutte sacrificielle et sans merci. C’est fort de cette partition, que Le Patriote, conformément à la volonté exprimée par nos concitoyens, entend accomplir une autre dimension de la lutte. A savoir aider à la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale et promouvoir les valeurs de mérite, d’excellence et de travail qui constituent la pierre angulaire de la gouvernance Ouattara. Comme le taon, nous empêcherons les éventuels prédateurs et flibustiers aux aguets, qui voudront aller contre les aspirations nouvelles du peuple ivoirien, de réaliser leurs noirs desseins. Les Ivoiriens fondent trop d’espoirs en Ouattara, en sa capacité de les sortir rapidement du cycle lugubre de la refondation, pour voir regarder ce rêve légitime se briser par la faute des ennemis du progrès.

Leurs attentes sont d’autant grandes que la Côte d’Ivoire, qui fait du surplace depuis l’intrusion de la Refondation dans la gestion des affaires publiques, brûle d’impatience de voir le chef qu’elle s’est librement donnée, oindre des apparats de la gouvernance pour se mettre résolument au travail. Tous donc à Yamoussoukro, point de départ de la nouvelle Côte d’Ivoire. Une nation rassemblée, forte et tournée vers le développement

PAR CHARLES SANGA

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