Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS



Comment

Dernières dépêches



International

Commentaire / Affaire DSK
Publié le mardi 17 mai 2011   |  L'intelligent d'Abidjan




Vos outils
height=28

PARTAGEZ


Videos
Carton rouge à la police et à la justice américaine
On sent une volonté des juges américains de nuire à un homme pour se venger de la victoire d’Obama et défendre le retour à une Amérique conservatrice et radicale.

Il ne s’agit pas de jouer les avocats du diable. Il ne s’agit pas de plaider pour l’impunité ou pour qu’un traitement spécial soit réservé à DSK. Mais qu’on nous dise : si un simple employé de l’hôtel avait été l’objet de la même plainte de cette employée afro-américaine, les médias en auraient-ils parlé de la même manière? Non ! C’est parce que DSK est un homme de grande notoriété que l’affaire a pris de l’ampleur. Pourquoi alors la qualité et la renommée de ce haut cadre, d’un haut fonctionnaire international, deviendraient-elles subitement un tort et surtout une raison de s’acharner sur lui et de pratiquer une application presque bête et inhumaine de la loi? Avait-on besoin de le menotter ? Quel message voulait-on faire passer en le traitant ainsi ? Certes la loi c’est la loi, mais tout le monde voit bien que les menottes sont portées, pour éviter la fuite d’un prévenu, ou pour empêcher des menaces contre la police. Faut-il se taire devant cette situation, pour alors donner raison à ceux qui ont peur de la démocratie et de ses excès qu’on voit là en Amérique de l’Ouest? Le respect du droit à la vie, le refus de l’exposition d’un citoyen doivent-ils céder la place à une transparence absolue dans la relation avec les faits? Si concernant Ben Laden, le système démocratique américain n’a pas osé tout dire et tout montrer, pourquoi le même système démocratique et judiciaire peut-il se permettre de traiter DSK comme un vulgaire voyou ? L’Amérique a eu peur d’exposer les images de Ben Laden, parce que c’est un terroriste et elle a eu peur des représailles des extrémistes. Le tort de DSK est-il d’être ressortissant d’un Etat démocratique, dont les citoyens n’oseront pas tenter de poser des bombes sur le territoire américain? L’Amérique mérite un carton rouge, et elle est en train de devenir antipathique pour bon nombre de populations dans le monde. Pourquoi traite-t-on DSK comme on ne traiterait même pas un vulgaire terroriste ou un criminel de haut vol ? Nous avons une idée plus haute, et plus honorable de l’Amérique. La justice américaine est allée trop fort ; elle a eu la main trop lourde. Curieusement, ce type d’actes et d’agissements met en danger et à mal la démocratie. Ce que le système démocratique et la justice américaine sont en train de faire alors même que ce grand pays n’est pas dans une forme d’aversion morale grave, constitue des sources de préoccupation et d’inquiétude pour l’avenir des libertés publiques et de la démocratie. Le respect de l’égalité des citoyens et la protection des minorités et de la femme, ne peuvent nullement justifier cette exposition publique, cette tentative d’humiliation, cette volonté de réduire à sa plus simple expression DSK. Comme si cette Amérique néo et ultra conservatrice, comme si cette Amérique puritaine, à 1 an de la présidentielle, voulait mettre la morale et les mœurs au cœur du débat, pour se venger de la victoire de Barack Obama. Ceux qui voient un piège de Sarkozy, des Russes ou d’Obama pour briser l’ascension de DSK, doivent plutôt se raviser, et se demander si le Directeur Général du FMI n’est pas un otage, un instrument de politique intérieure américaine. Si c’est un complot, c’est bel et bien celui des forces rétrogrades de l’Amérique, qui veulent régler des comptes au FMI, à l’ONU, à la France, à Obama, c’est-à-dire, à tous ceux qui viennent d’ailleurs pour saper les valeurs morales de l’Amérique. Cette Amérique puritaine, qui tente d’humilier DSK risque de décevoir, quand son jeu sera découvert bientôt. La carrière de Dominique Strauss-Kahn sera sans doute brisée, mais la machine répressive américaine ne saura longtemps étouffer la vérité sur les intentions réelles et secrètes de ceux qui tirent les ficelles de ce qui se passe. Pour masquer les bévues et la précipitation de la police, pour protéger des carrières personnelles et individuelles, on n’a pas besoin de brûler ainsi et de sacrifier DSK.
Par Charles Kouassi

LIENS PROMOTIONNELS