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Politique

Investiture du Président de la République Yamoussoukro : les joyaux architecturaux se meurent
Publié le mardi 17 mai 2011   |  Le Patriote




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Nul ne peut résister à l’usure du temps certes. Mais il est parfois important d’en réduire les conséquences. Le président Félix Houphouët-Boigny avait décidé de faire de Yamoussoukro une capitale moderne à la hauteur des ambitions de la Côte d’Ivoire. C’est la raison pour laquelle il a doté sa ville natale de toutes les commodités et de joyaux architecturaux. Mais aujourd’hui, le constat est lamentable. Les beaux bâtiments qui faisaient la fierté de la Côte d’Ivoire sont en ruine. La Fondation Félix Houphouët-Boigny, l’ancien INSET, l’ENSTP, la Préfecture, l’hôtel de ville, l’ENSA, le lycée scientifique pour ne citer que ces bâtiments n’ont plus la mine reluisante qu’ils arboraient du temps du fondateur de la Côte d’Ivoire. Si le sage de Yamoussoukro avait la possibilité de voir l’œuvre gigantesque qu’il a entamée, il se retournerait certainement dans sa tombe. La Fondation Félix Houphouët-Boigny qui surplombe la ville en même temps que la Baselique Notre Dame de la Paix n’a plus son éclat d’antan. Le marbre blanc avec lequel les bâtiments ont été recouverts, a perdu de sa couleur lumineuse. Par endroit, le marbre a noirci. Couvert de la moisissure et d’une couche noirâtre de poussière. Des deux ascenseurs, l’un fonctionne normalement. Le système d’aération a pris un coup de vieux et a du mal à assurer l’alimentation de tout le bâtiment. Même si à l’occasion de la cérémonie d’investiture, d’efforts ont été entrepris pour remédier à certaines pannes, il faut reconnaître que beaucoup reste encore à faire pour donner à la Fondation son lustre d’antan. A la préfecture, c’est le même constat. L’imposant bâtiment manque visiblement d’entretien. A en juger les couches de poussière et les toiles d’araignée qui hantent les murs et les recoins du hall d’entrée et quelques bureaux. Les bureaux et les meubles ont sérieusement besoin d’être changés. Car le mobilier, à vrai dire, est dépassé d’âge. Les immeubles qui affichent le spectacle le plus affligeant sont les grandes écoles qui constituent aujourd’hui l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny. Cet ensemble d’écoles qui ont formé de grands cadres pour la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique est en train de tomber en ruine. A l’ex-INSET, de nombreuses salles de classe sont réhabilitées. L’usine qui sert à la formation des futurs ingénieurs ne sert plus presque à rien à cause du manque de matériel. Les machines de l’atelier sont vétustes et la plupart des pièces ont été emportées par des visiteurs indésirables. Une situation qui rend difficile la tenue des travaux pratiques. La piscine n’existe que de nom. A la place de l’eau du bassin s’est installée une mare saumâtre dans laquelle pullulent crapauds et grenouilles. Dans les chambres à coucher des étudiants, le petit confort qui faisait des envieux, a foutu le camp. Plus de placards. Parfois de lit. La situation dans les écoles comme l’ENSTP et l’ENSA n’est pas différente de celle de l’ex-INSET. Le constat qui se dégage dans l’ensemble est que les gros investissements consentis par le premier président de la Côte d’Ivoire ont du mal à être entretenus. Et si l’on n’y prend garde, les centaines de milliards qui ont été engloutis par l’Etat de Côte d’Ivoire pour faire de Yamoussoukro une capitale digne de ce nom risquent d’être de l’argent jeté par la fenêtre. Il est encore temps de sauver ce qu’il y a à préserver avec un peu de volonté politique. Heureusement que le président de la République a promis de venir s’installer dans la capitale politique après son investiture. C’est la seule lueur d’espoir pour la cité de paix et pour ses habitants.
Jean-Claude Coulibaly

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