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Préparatifs de la cérémonie d’investiture - Quand le comité local fuit la presse
Publié le jeudi 19 mai 2011   |  Le Patriote




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Difficile d’avoir des informations de première main sur les préparatifs de la cérémonie qui aura lieu le samedi prochain. Depuis le samedi dernier où que nous sommes arrivés dans la capitale, nous n’avons pu rencontrer une personnalité du comité local d’organisation pour avoir le point des préparatifs. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Comme si l’on voulait cacher quelque chose, nos différentes tentatives ont buté sur les refus plus ou moins polis des différentes autorités avec lesquelles nous avions tenté d’échanger. Si l’on ne nous ramène pas un quelqu’un d’autre, c’est carrément au mépris auquel nous avons eu droit. Si le préfet, avec beaucoup de tact et de politesse, nous a fait savoir qu’il n’est pas la personne la mieux placée pour nous parler des préparatifs, ce ne fut pas le cas pour le gouverneur qui nous a pratiquement rabroués au téléphone. « Je ne ferai aucune déclaration à la presse. Et puis pourquoi c’est à 21 heures que vous m’appelez ? Est-ce que vous pouvez appeler le ministre à cette heure ? Je suis quand même le gouverneur du district de Yamoussoukro. Respectez l’intimité et la vie privée des gens, monsieur », nous a lancé sur un ton méprisant le nouveau gouverneur de la capitale politique qui pourtant a reconnu qu’il était à cette heure en réunion. Malgré nos excuses et nos explications, il n’a pas voulu entendre raison et nous a pratiquement rabroués au téléphone. Quant au maire de la ville, une visite chez lui nous a permis de vite comprendre que nous n’étions pas les bienvenus. Il est vrai qu’il a prétexté qu’il devrait se rendre à l’aéroport pour accueillir des visiteurs pour ne pas nous recevoir. Mais nous avons vite compris que parler à la presse des préparatifs de la cérémonie d’investiture était le cadet de ses soucis. A la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix où s’est rendue notre équipe de reportage à l’arrivée du ministre Marcel Amon Tanoh, le président national du comité d’organisation de la cérémonie, nous avons été vidé de la salle, comme on voulait cacher quelque chose. Alors ce n’était qu’une visite d’inspection du premier responsable du comité d’organisation. Et pourtant, sur le terrain, certaines choses que nous avons constatées demandent des éclaircissements. Si dans l’ensemble les travaux ont commencé, il faut dire que, dans leur exécution, il y a beaucoup à dire. Le désherbage autour de la Fondation Félix Houphouët-Boigny, en est l’exemple palpable. Pour un travail aussi délicat, la tâche qui est pourtant immense se fait à la machette. Là où des machines ou des tondeuses feraient mieux l’affaire. Si bien qu’à 72 heures de la cérémonie, les alentours du lieu qui va abriter une cérémonie aussi prestigieuse qu’est celle de l’investiture du président de la République, présentent un visage inquiétant. Au niveau de la réfection des routes, si un effort a certes été consenti, il faut reconnaître que le travail ressemble plus à du bricolage qu’à celui exécuté par une équipe de professionnels. Quant à la salubrité, n’en parlons pas ! Si rien n’est fait dans ces derniers jours, les visiteurs constateront d’eux-mêmes que Yamoussoukro « la lumineuse » est loin d’être la perle des lacs. Est-ce la raison pour laquelle le comité local éviter la presse ? Nous espérons le contraire et nous ne demandons qu’à avoir les bonnes informations pour rassurer les Ivoiriens sur l’avancement des préparatifs de la cérémonie d’investiture tant attendue. Il y va aussi de l’intérêt du comité local.

Jean-Claude Coulibaly

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