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Laurent Gbagbo "en bonne santé et bien traité" (USA)
Publié le jeudi 19 mai 2011   |  AFP


Annan,
© Getty Images
Annan, Tutu et Robinson rendent visite à Gbagbo à Korhogo
Les membres du groupe dit des Elders (Anciens) Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson, sont arrivés lundi matin à Korhogo, dans le nord de la Côte d`Ivoire, pour rencontrer le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, placé en résidence surveillée


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WASHINGTON, 19 mai 2011 (AFP) - L`ex-président ivoirien Laurent Gbagbo arrêté le 11 avril dernier par les forces d`Alassane Ouattara est "en bonne santé et bien traité", a indiqué jeudi au Sénat William Fitzgerald, un responsable du département d`Etat américain. "Il est en bonne santé et bien traité", a dit M. Fitzgerald jeudi lors d`une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat américain.

La commission sénatoriale se penchait jeudi sur l`avenir de la Côte d`Ivoire, la "réconciliation" et les nécessaires poursuites judiciaires envers les responsables de violations des droits de l`homme commises récemment en Côte d`Ivoire.

L`affirmation sur le traitement de M. Gbagbo a été démentie très rapidement par le sénateur républicain James Inhofe, un proche de Laurent Gbagbo. "Ce n`est pas vrai", a-t-il dit avant de montrer des photos du couple Gbagbo après leur arrestation. "Regardez cette photo, il a été frappé sur le côté du visage", a-t-il dit en montrant une photo de Laurent Gbagbo. Montrant ensuite une photo de Mme Gbagbo entourée de soldats du président Outtara la tenant comme un trophée, il a lancé: "faites preuve d`imagination, vous savez ce qui s`est passé".

De son côté, M. Fitzgerald a estimé que le président déchu devait répondre d`éventuelles accusations devant la justice. Mais il a précisé que le camp Ouattara devrait aussi faire preuve de "transparence".

M. Fitzgerald a assuré que les Etats-Unis veilleraient à ce que les violations des droits de l`homme soient punies des deux côtés. "Le président Ouattara a promis de façon répétée de coopérer avec la
commission d`enquête (des Nations unies), que ses forces ou bien les troupes de l`ancien président Gbagbo ou les miliciens aient été impliqués. Nous allons faire en sorte qu`il tienne cette promesse et nous assurer qu`il n`y aura pas d`impunité", a affirmé M. Fitzgerald.

"Nous restons déterminés à travailler avec le président Ouattara et les Ivoiriens pour aider à faire en sorte que la Côte d`Ivoire redevienne le pilier de stabilité et de prospérité économique qu`il a été", a également assuré le responsable américain.

En outre, M. Fitzgerald a également déploré l`insécurité qui continuait de sévir en Côte d`Ivoire malgré la fin des hostilités après l`arrestation de Laurent Gbagbo en avril. "La réconciliation politique est absolument essentielle", a-t-il dit ajoutant que les auteurs de violation des droits de l`homme doivent être traduits en justice.

Au cours de l`audition M. Fitzgerald a affirmé que des mercenaires libériens fidèles à M. Gbagbo ont tué 170 personnes la semaine dernière en Côte d`Ivoire avant de fuir vers le Liberia. Cette déclaration a provoqué une rumeur de protestation dans la salle, où de nombreux Ivoiriens étaient
présents.

Selon un porte-parole du gouvernement à Abidjan, quelque 220 civils ont été tués dans le sud-ouest de la Côte d`Ivoire par des miliciens et des mercenaires libériens, chassés début mai d`Abidjan par les forces du président Alassane Ouattara.
emp/gde

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