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Motus : Egalité
Publié le vendredi 20 mai 2011   |  Le Patriote




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Deux espaces, deux situations ! Aux Etats Unis d’Amérique, pour présomption d’agression
sexuelle sur une femme de chambre, Dominique Strauss Kahn (DSK), patron et grand
argentier du Fonds Monétaire International, a été arrêté, menotté et mis en prison. Depuis
quelques jours, le monde entier est ébaubi devant les images d’un DSK aux mains de la
justice, s’interrogeant sur ce qui lui arrive. En effet, il a fallu juste un petit moment pour que
la vie du numero un du FMI bascule terriblement. De la gloire, il est tombé dans les méandres
de la décadence. Il est un truisme que dans les nations développées, il n’y a pas
d’intouchables et les citoyens sont mis au même pied d’égalité devant la justice. Tout le
contraire dans nos pays africains et singulièrement en Côte d’Ivoire où certains individus à
col pas très blanc, régulent la marche et la démarche de la Justice. Pendant ces dix années de
refondation, on a mesuré cette donne à sa juste valeur. Le tribunal chez nous a servi à
innocenter les riches de rassasiés et à condamner le gros lot des affamés. Même quand un
nanti est inquiété, il ne faut pas s’étonner de le voir libre les minutes ou heures qui suivent. Si
par extraordinaire, il est mis au trou, comme les prisonniers du café cacao, il jouit d’un statut
particulier, parce qu’il a de quoi corrompre nos gardes et juges avides d’argent. Dans ce pays
où « nous nous connaissons en détail », pour emprunter à l’imagerie populaire, les choses ont
toujours fonctionné ainsi. C’est le pauvre qui paie un lourd tribut aux frasques des
gouvernants et des fortunés. Pendant dix ans, les refondateurs ont dicté leur volonté aux
magistrats instrumentalisés et manipulés par les espèces sonnantes et trébuchantes. Il faut
impérativement que les choses changent, pour que cesse définitivement la culture de
l’impunité et du favoritisme. C’est pourquoi, en proposant, dans son programme de campagne
de donner à la Justice toute son indépendance, Alassane Ouattara, le Président de la
République, déclare la guerre à l’impunité et à la corruption. Plus qu’une nécessité, c’est une
exigence pour un Etat moderne, engagé dans le développement durable, de donner les mêmes
chances et devoirs à tous ses gouvernés. Le cas DSK est à méditer !

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