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Situation socio-politique/Français enlevés au Novotel, le 4 avril, l`enquête sur le point d`aboutir
Publié le vendredi 20 mai 2011   |  Soir Info




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Ahoussou Kouadio Jeannot : « On va découvrir beaucoup de choses »

Quatre personnes dont deux Français, un Malaisien et un Béninois, au plus fort de la crise post-électorale qui avait opposé, Alassane Ouattara au président déchu Laurent Gbagbo, avaient été kidnappées par des hommes en armes et emmenées, manu militari, vers un lieu inconnu. Il s'agit, notamment de Stéphane Frantz di Rippel ( Français) directeur de l'hôtel, son compatriote Yves Lambelin (président de Sifca), spécialisée dans l'import-export du café-cacao, le Malaisien Chelliah Pandian (directeur général de Sania, filiale du groupe Sifca) et le Béninois Raoul Adeossi (assistant de M. Lambelin). Depuis cette date, aucun signe de vie n'a été donné concernant ces personnes. Mais depuis hier, une lueur d'espoir semble poindre dans les ténèbres qui recouvre ces personnes. Selon le ministre d'Etat, ministre de la justice, Ahoussou Kouadio Jeannot, l'enquête est sur le point d'aboutir. « L'enquête sur l'enlèvement le 4 avril à Abidjan de quatre étrangers, dont deux Français, avance très très bien. Nous sommes sur la bonne piste. J'ai des personnes sous la main ", présumées liées à l'enlèvement, a déclaré, à l'Afp, le ministre, qui n'a pas souhaité donner de détails, en expliquant qu'il était "tenu de protéger des témoins". "On va découvrir beaucoup de choses et cela pourrait même aider pour l'affaire (Guy-André) Kieffer", le journaliste franco-canadien disparu depuis le 16 avril 2004 à Abidjan, a-t-il ajouté. "Il y a eu trop de disparitions en Côte d'Ivoire (...). On va découvrir tout le réseau", a assuré le ministre. Abidjan était alors en proie à de violents combats entre fidèles du président sortant Laurent Gbagbo et partisans du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara quand les quatre personnes ont été enlevées par des hommes en treillis. Le ministre ivoirien de la Justice avait assuré le 30 avril à l'AFP que la piste principale dans leur enlèvement était celle de l'implication de "miliciens et d'éléments de la Garde républicaine" de l'ex-président Gbagbo. La redoutée Garde républicaine, forte de quelques 2.500 hommes, représentait un des piliers sécuritaires du régime Gbagbo. La juge d'instruction française Patricia Simon doit se rendre prochainement à Abidjan dans le cadre d'une enquête ouverte le 22 avril par le parquet de Paris pour "enlèvement, séquestration et vol", avait indiqué fin avril Me Pierre-Olivier Sur, l'avocat de la famille d'un des Français. "Tout ce que nous avons, ce sont cinq ou six témoignages de gens de l'hôtel qui racontent qu'une dizaine d'hommes en armes, en treillis un peu dépareillés, qui parlaient français et assez excités, sont arrivés et ont demandé : « Où sont les Français ?. Ils ont aussi pris la caisse", avait déclaré Me Sur. Concernant l'enquête sur l'enlèvement de Guy-André Kieffer, le juge français Patrick Ramaël, en charge du dossier en France, séjourne depuis quelques jours à Abidjan, en compagnie d'enquêteurs français. Journaliste indépendant, Guy-André Kieffer a disparu alors qu'il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao. L'enquête menée en France s'est orientée vers des proches du pouvoir de l'ancien président Gbagbo, notamment de son épouse Simone Gbagbo.

Armand B. DEPEYLA

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