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Processus de légalisation du pouvoir d’ADO
Publié le vendredi 20 mai 2011   |  le mandat




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Le couronnement

- Les grandes étapes du parcours d’un combattant

Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara sera bel et bien investi demain, à Yamoussoukro, dans son
fauteuil de Président de la République de Côte d’Ivoire. Cette cérémonie d’investiture sera le
couronnement d’un processus de légalisation du pouvoir, entamé par Alassane Ouattara, depuis
l’élection présidentielle du 28 novembre où il été le grand vainqueur jusqu’à son investiture.

«Alassane 0uattara passera sur mon corps pour prendre le pouvoir ». Ces propos de l’ancien chef de
l’Etat, Laurent Gbagbo n’ont été qu’une illusion. Gbagbo vit, alors qu’Alassane Ouattara sera investi
demain comme Président de la République de Côte d’Ivoire. Le processus de légalisation de son
pouvoir va connaitre son apothéose. En présence de 21 chefs de l’Etats, 66 délégations étrangères et
plus de 10.000 invités, la grand-messe s’annonce inédite, depuis la grande salle de la Fondation Félix
Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Cette cérémonie d’investiture montrera au monde entier que
tous les Ivoiriens sont unis autour du Président qu’ils ont librement choisi. C’est le couronnement
d’un parcours à la fois douloureux et passionnant. Car depuis les élections du 28 novembre 2010,
jusqu’à l’investiture de demain, en passant par la certification et la prestation de serment, Alassane
Ouattara a bien voulu respecter la constitution de son pays, mais il faut le dire, la tâche ne lui a été
facile. Son rival, Laurent Gbagbo a voulu tout faire pour lui arracher son pouvoir. En dépit de cela,
le « Brave Tchê », c'est-à-dire, l’homme fort en langue malinké qui sort la tête haute de la crise post-
électorale sera dans ses tenues de Président de la République. C’est une fin victorieuse du parcours
d’un combattant qui laisse derrière lui, un passé mitigé. C'est-à-dire un passé chargé de difficultés
mais surtout de succès. Pour légitimer son pouvoir, ADO a tenu à respecter la Constitution d’où sa
participation à l’élection présidentielle qui a vue la certification par l’ONU et qui sera couronnée de
la prestation de serment et de l’investiture demain.

L’élection et la certification de l’ONU

Alors que la Commission Electorale Indépendante (CEI), a proclamé les résultats des élections du
28 novembre, donnant Alassane Ouattara vainqueur à avec 54,1% des suffrages exprimés, Paul
Yao N’Dré, Président du Conseil constitutionnel soutient le contraire et proclame son ami, Laurent
Gbagbo vainqueur avec 51,45% des suffrages du scrutin. Le Conseil constitutionnel a donc invalidé
les résultats de la CEI, pourtant certifiés par l’ONU, la plus haute institution mondiale regroupant
192 pays. Et donc la victoire d’Alassane avait été reconnue par l’ensemble de la communauté
internationale, les Etats-Unis, la France, ancienne puissance coloniale et l’Union Africaine. En
conséquence, la Côte d’Ivoire s’est retrouvée avec deux présidents. Une situation inédite dans
le monde. Ainsi Laurent Gbagbo et ses partisans confisquent le pouvoir d’ADO, le président
légitimement reconnu qui est contraint à rester à l’Hôtel du Golf, suite à l’érection d’un blocus
des forces pro-Gbagbo. L’armée fidèle au dictateur avait alors lancé une campagne d’intimidation

ouvrant le feu à l’arme lourde dans les quartiers densément peuplés, reconnus comme les fiefs
d’Alassane Ouattara. Les incessants appels de la communauté internationale à l’endroit de Laurent
Gbagbo de quitter le pouvoir ne l’a guère ébranlé. Gbagbo confisque le pouvoir durant plus de 4
mois, jusqu’à ce qu’il soit arrêté le 11 avril dernier, par les FRCI et mis en résidence surveillée. Le
Président Alassane Ouattara et ses proches ont souffert terriblement de cette situation. Ils ont tous
été victimes des propos injurieux et toutes sortes d’humiliations sur la chaîne de la RTI devenue LMP-
TV.

La prestation de serment

La plus haute Cour de Côte d’Ivoire, le Conseil constitutionnel a revu sa position, le jeudi 05
mai 2011, après l’arrestation de l’ex Chef de l’Etat, mettant ainsi un terme à 4 mois de blocage
politique et de violences. Paul Yao N’Dré, Président du Conseil constitutionnel, a déclaré que la
cour proclamait Alassane Ouattara vainqueur de l’élection du 28 novembre 2010 et donc il devenait
Président de la République de Côte d’Ivoire, avant de l’inviter à prêter serment dans un bref délai.
La Côte d’Ivoire venait de sortir de l’ornière dans laquelle, les refondateurs l’ont plongée. Le 07
mai 2011, Alassane Ouattara prête serment à la présidence de la république, devant le conseil
constitutionnel et devant les présidents d’institutions et de nombreux invités. « Si je trahis mon
serment, que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur de la loi », a prononcé
le nouveau Président ivoirien. Le Président de la République Alassane Ouattara venait de franchir
les étapes que la constitution ivoirienne prévoie pour diriger en tant que chef de la Magistrature
suprême. C’est pourquoi, tous ceux qui estiment qu’il n’a pas accéder au pouvoir de façon
constitutionnelle devront revoir leur copie. La cérémonie d’investiture est la confirmation de toutes
ces étapes. Elle permet donc au Président Alassane Ouattara de retrouver ses pleins pouvoirs en vue
de bâtir une Côte d’Ivoire unie et prospère.

ADAYE KOUAKOU

(adaykou@yahoo.fr)

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